Comment Metz devient française

Après un accord avec des princes protestants Allemands, les troupes françaises entreront à Metz en 1552 avec Henri II.

Au départ protection de la ville simplement, la souveraineté Française ne sera vraiment instituée et reconnue officiellement que en 1648.

Entre temps, les institutions françaises auront remplacées celles de la république médiévale, pour donner au final à Metz le même statut que toutes les autres villes de France.

Tout commence vraiment avec le siège de Metz par Charles Quint, événement auquel nous avons déjà consacré un important article.

En effet, à peine Metz occupée par la France, l’empereur germanique Charles Quint veut récupérer sa ville.

Considérée comme essentielle pour les deux rois, le roi de France Henri II envoie son ami et conseiller François de Lorraine, duc de guise pour la défendre.

Arrivé à Metz, il se dépêche. Il faut faire évoluer les défenses médiévales !

Il détruit tous les abords de la ville comme le Sablon ou l’abbaye Saint-Arnoul (la famille de Charlemagne qui y était enterré est transportée à l’actuel cercle des officiers).

Par ailleurs, il renforce les portes et les murailles, fait creuser un grand fossé au abords de la Seille.

Ce noble si important aidera de ses mains aux travaux. Quand l’armée impériale de Charles Quint arrive, la ville de Metz est prête, avec munitions et vivres, et civils évacués.

Le siège commence, et malgré la supériorité écrasante de Charles Quint et son artillerie puissante, malgré un siège très dur en plein hiver, c’est une victoire écrasante pour les Messins.

On dira que « c’eut le plus beau siège qui fût jamais ».

Après cela, les Messins deviennent de véritable grands patriotes, des plus fidèles à la France.

« Le Lorrain se donne difficilement, mais quand il se donne, il s’abandonne et sa fidélité est éternellle. » G. de Matons.

Par exemple, cette époque des guerres de religions voit des tentatives de complot des huguenots protestants, puis des ligueurs catholiques, contre la France, mais que les Messins fidèles au roi, font échouer.

Par ailleurs, c’est un roi qui s’impose petit à petit à Metz, qui fait par exemple revenir l’évêque.

Le Maître-Échevin, les Treize ou le grand conseil restent, mais ils sont alors nommés par le représentant du roi, le gouverneur.

En théorie seulement protecteur de la ville, le roi de France n’a pas encore pas officiellement le pouvoir de légiférer, de justice, militaire, pour les impôts, mais cela lui revient au fur et à mesure du temps, sans heurts, par le biais de son gouverneur.

Un Président royal sera également installé, pour aider le gouverneur en renforçant le pouvoir royal.

Au début du XVIIème siècle, la citadelle est construite, à la place de notre actuel arsenal et de l’esplanade. Ce lieu était jusque la l’un des quartiers les plus riches, il disparut avec cette édification.

Henri IV, puis Louis XIII viendront en visite à Metz. Et point final de la souveraineté royale, un parlement est installé, avec intendant et bailliage (justice).

C’est ainsi les institutions du roi, communes à toute la France, qui viennent totalement remplacer les derniers pouvoirs de la république.

Les échevins, le conseil, les Treize, sont définitivement supprimés. Quelques résistances passagères sont là, mais pas de problèmes profonds. La souveraineté Française finit par être acceptée par tous.

Metz est devenue ainsi une véritable ville du royaume.

On observe encore des menaces par l’empire voulant récupérer la ville, mais après la guerre de Trente Ans qui a ravagé la Lorraine, le traité de Wesphalie en 1648 reconnaît les trois évêchés comme appartenant à la France.

Et Metz, ville française maintenant, va pouvoir diriger tout l’est du pays pour le Roi Louis XIV, prochaine étape de l’histoire de Metz.

Navigation rapide dans le dossier « Histoire de Metz » :

 

Sommaire principal
Frise chronologique
Préhistoire
Époque Celte
Époque gallo-romaine
Haut Moyen âge
Moyen âge central
Bas Moyen âge
Début de l’époque moderne
Fin de l’époque moderne
Début du XIXème siècle
XIXème siècle
Début du XXème siècle
XXème siècle
Vers le XXIème siècle

 


Crédits illustrations : Manu ; Chris ; Eugène Viollet-le-Duc ; Alexius Manfelt

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