Metz révolution et premier empire (1785-1815)

L’époque moderne a vu Metz se rattacher à la France et devenir une ville importante pour le royaume. Et quand la révolution française de 1789 arrive et annonce l’époque contemporaine, cette nouvelle liberté est bien accueillie dans une Metz plutôt tolérante et qui garde le souvenir de la république passée.
Après la terreur, elle admirera Napoléon, et lui sera fidèle. Jusqu’au bout. Jusqu’en 1815.

Quand la révolution arrive, la ville de Metz est donc ouverte aux idées nouvelles. Elle reste relativement tolérante, et le Parlement de la ville sort d’un conflit avec le roi.

Un exemple, les idées de liberté circuleront à Metz, et entraineront le marquis de Lafayette aux Amériques… Par ailleurs, c’est l’époque d’une grande pénurie de blé et de pain à Metz, qui génèrent des troubles.

Lorsque les Français doivent écrire leur doléances pour le roi, ils veulent surtout l’égalité entre tous devant l’impôt et une assemblée de représentants de la région permanente, les états provinciaux.

Et en plus de de ces demandes communes à tous les Français, Metz veut aussi moins de douanes, des logements pour les officiers, ou encore la suppression des vieilles abbayes qui entourent la ville.

L’assemblée Constituante qui est crée à Paris supprime les provinces, et les remplace par les départements pour nous donner la Moselle d’aujourd’hui.

Pour les diriger, les conseils de département sont crées. Et la garde nationale, la nouvelle milice, recrute à Metz deux compagnies de 5 600 hommes.

En 1791, Louis XVI tente de quitter la France en cachette, en voulant surement se réfugier à Metz, grande garnison à ses ordres.

Mais il est arrêté à Varennes, il perd toute crédibilité, et la ville de Metz perd toute confiance à Paris.

Avec le durcissement de la révolution, les autres états monarchiques européens comme l’Autriche et la Prusse attaquent la France.

Metz est sur leur chemin. Sierck et Longwy se rendent tout de suite, mais les étrangers n’osent pas approcher la ville.

Kellerman, marié à une Messine, prend la tête de l’armée de la Moselle et aide à arrêter les monarchistes à Valmy, c’est la première grande victoire révolutionnaire : 24 000 citoyens français et volontaires seulement écrasent contre 100 000 autrichiens et prussiens entrainés.

Ce sera ensuite Custine, un autre Messin, qui repousse les étrangers jusqu’à Francfort. Avec ces victoires, la République est proclamée en 1792, et le roi guillotiné l’année suivante.

Metz est enthousiaste. Les étrangers reviennent envahir la France on les repousse à nouveau. Mais le régime de la Terreur de Robespierre va être instauré. Une dictature qui doit donner sécurité à tous et vie à la révolution.

On espionne, on dénonce. Le comité de surveillance de la ville condamne.

La guillotine est installé sur la place de l’égalité, actuelle place de la comédie devant le théâtre.

Ceux qui passent devant « la Louise » comme on la surnomme, sans sourire, sont déclarés suspects.

150 messins et mosellans au total ont été exécutés à Metz et ailleurs.

A côté de cette méfiance, on affiche un clair anti-catholicisme : on saisit et vend le mobilier et patrimoine religieux. Pour oublier la monarchie du passé, on renomme les rues et places. La fin de la Terreur provoquera un soulagement pour tous.

Metz va aussi traverser une petite crise économique, et verra du coup le coup d’état de Bonaparte comme une belle solution.

C’est l’heure du premier empire en 1804. Les institutions et la présence du pouvoir se renforce avec les préfets. Une importante école d’artillerie et du génie, orgueil de Metz jusqu’en 1870 (LINK) s’installe, l’enseignement primaire est organisé.

Une grande Ecole Centrale arrive dans chaque département, les lycées sont inventés, et celui de Metz s’installe dans l’abbaye Saint Vincent, actuel lycée Fabert pour 410 élèves.

Au niveau des universités, la faculté de sciences se développe à Metz.

Si la révolution a détruit nombre de vestiges historique, comme le sarcophage de Louis le Pieux, et surtout la citadelle, elle commencera à aménager la magnifique esplanade que nous avons encore aujourd’hui.

Une partie des familles émigrées à la révolution reviennent, la population de Metz finit par atteindre 41 000 habitants.

La ville donnera naissance à des grands hommes qui serviront l’empereur tant aimé, de Kellerman à Lasalle.

Après les défaites de Russie de 1812, les blessés et malades se réfugient à Metz. La ville est extrêmement surpeuplée, chaque maison accueille de 10 à 30 blessés. La mortalité est phénoménale.

En 1814, les armées ennemies de l’Empire envahissent le pays.
Metz résiste à son blocus, mais l’empereur abdique.

La restauration de la monarchie après Napoléon est mal acceptée, le roi ne rencontre que résignation et indifférence à Metz.

Le bref épisode des Cents-jours en 1815 rend espoir aux Messins, Napoléon revient, on se prépare à une nouvelle lutte.

Nouvelle invasion, nouveau blocus. Metz résiste, et contre-attaque.

C’est l’exploit où les soldats de Metz dispersent les Bavarois qui bloquaient Longwy en une nuit, et ramènent 1200 prisonnier.

Mais Napoléon échoue à Waterloo. C’en est fini de l’empire.

La seconde restauration est proclamée. Les frontières se rapprochent de plus en plus de Metz à cause de pertes de territoires. La ville devient le dernier obstacle entre la France et les étrangers.

C’est la prochaine étape de notre dossier sur l’histoire de Metz.

Navigation rapide dans le dossier « Histoire de Metz » :

 

Sommaire principal
Frise chronologique
Préhistoire
Époque Celte
Époque gallo-romaine
Haut Moyen âge
Moyen âge central
Bas Moyen âge
Début de l’époque moderne
Fin de l’époque moderne
Début du XIXème siècle
XIXème siècle
Début du XXème siècle
XXème siècle
Vers le XXIème siècle

 


Crédits des illsutrations : www.diagnopsy.com ; Jean-Baptiste Mauzaisse ; www.e-news.name ; Edouard Detaille ; Graoully

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