Metz de 1945 à 2008

Avec le retour à la France définitif après la seconde guerre mondiale, les maires de la ville qui se succèdent permettent à Metz de regagner une place nationale. Au coeur de l’Europe, c’est un grand et nouveau dynamisme qui s’implante, et Metz gagne son visage d’aujourd’hui, par de très importants travaux.

Des destructions et reconstruction à la transformation du paysage urbain, Metz gagne son surnom de ville-jardin et sa réputation de ville conviviale.

Et malgré son opposition grandissante avec Nancy, et la grande crise sidérurgique qui sévit, Metz s’adapte, et s’oriente vers la modernité, vers demain.

Après guerre : au coeur de l’Europe

Avec la guerre et les exils, les Messins ont été à la rencontre du reste de la France, et sont revenus avec amitiés, mariages, échanges. Et Metz abandonne peu à peu son statut local spécial.

Les maires sont élus à droite jusqu’à Jean-Marie Rausch (Maire de Metz de 1971 à 2008), et occupent des positions assez importantes dans la politique nationale et ministérielle.

En 2008, la ville s’oriente à gauche avec l’arrivée à la Mairie de Dominique Gros.

Au coeur de l’Europe, on soutient une politique fraternelle qui veut guérir plus d’un siècle de guerres et de tensions entre Metz et ses voisins allemands… L’un des symboles de l’amitié sera la canalisation de la Moselle continuée de Thionville à Coblence pour relier Metz à l’Allemagne, acceptée dès 1956.

Par ailleurs, la ville connait un vrai dynamisme démographique grâce à la production générale qui augmente et le travail qui attire. On lance alors une grande politique de constructions dans le contexte national de l’économie florissante des Trente Glorieuses après la guerre.

Reconstructions et nouvelle image de la ville

La ville y gagne un nouveau visage ! Surtout que, bien qu’elle sort relativement épargnée par les bombes de la 2nde guerre mondiale, les destructions et reconstructions sont très nombreuses.

Mais si c’est une source de progrès, on perd aussi beaucoup de sites historiques. Le grand journal « Le Monde » parlera de la ville comme « Metz, ville d’art sinistrée » en  1970.

On gagne aussi des terrains sur le domaine militaire : des casernes, l’île entière du Saulcy, Bellecroix…

En englobant également la périphérie autour de la ville, on en arrive à doubler le domaine de la ville ! On construit des tours et des barres d’habitations, on rénove le centre ville, on transforme le Pontiffroy après 1971…

C’est l’heure de la réalisation du centre Saint-Jacques (1974), et des exodes vers les quartiers périphériques, de Devant-Les-Ponts à Borny.

Le centre-ville devient piéton et on revoit la place de la gare entre 1986 et 1995, on commence les projets du quartier de l’Amphithéâtre et de la revalorisation des casernes à partir de 2008.

La ville perd son visage de ville militaire, de garnison, pour prendre celui de Metz, ville-jardin !

Avec 1/10 de sa surface consacré aux espaces verts, pour un total de 8 000 arbres, avec le thème de l’eau vivante entre les fontaines et le plan d’eau du Saulcy, Metz recevra le grand prix européen de fleurissement en 1994, puis national en 1999.

Opposition avec Nancy et place internationale

Mais si l’opposition avec Nancy est encore forte, Metz gagne des pouvoirs administratifs ces dernières décennies, et sa métropole, allant des environs de Nancy à Thionville, est puissante.

Et entre crises et malaises, on cherche une solution : on tente de les associer, les lignes de trains métrolor sont mises en place sur une ligne Thionville-Metz-Nancy dans les années 1970.

Plus récemment, la gare du TGV Est a été placé au milieu des deux villes, et l’union des deux universités est en cours.

Parailleurs, pour se renforcer au niveau internationnal, elle a développé longtemps de nouveaux équipements : autoroute, canalisation de la Moselle, aéroport de Metz-Frescaty, TGV, infrastructures de communication modernes.

Mais elle n’oublie également pas la culture, par le soin donné à l’université, les écoles d’arts, le conservatoire de musique, l’opéra-théâtre…

Crise et mutation

On citera enfin la dernière grande crise qui a déstabilisé Metz, comme toute la Lorraine : avec le déclin fort de la sidérurgie et le chômage entre 1960 et 1984.

Et quand les entreprises fermaient et licenciaient, Metz ne se laissait pas faire ! On est même arrivé à compter une manifestation de plus de 60 000 Messins à Paris, en 1977, marchant jusqu’à la Tour Eiffel faite en acier lorrain.

On tente de lancer une industrie automobile, mais qui n’a réussi que peu à soutenir l’économie, c’est la crise.

A la même période, le FC Metz vaincra les Monégasques alors symbole d’un monde bourgeois, pour devenir champions de France de football en 1984 ! Les Messins seront fiers de leur identité, et la remettront à nouveau en valeur.

Mais cette crise ne devrait-elle pas plutôt être considérée comme une mutation ?

La ville a parié sur cette idée, et a mis en place le quartier Technopôle 2000, centre de recherche dans les communications. Elle s’adapte.

Elle a été la 1ère ville a recevoir la télévision par câble, et s’est intégré dans la diffusion du haut débit pour internet.

Le temps de l’avenir

Depuis ces dernières années, dans la continuité d’une mutation générale de Metz et son économie, on se tourne vers demain : on lance le grand projet du quartier de l’amphithéâtre et du centre Pompidou.

Ainsi, sur plus de 50 hectares de terrains on va créer un nouvel urbanisme tout en modernité axé autour des commerces, des bureaux, et des logements. Un symbole de ce quartier : le centre Pompidou de Metz, grand musée d’art contemporain, annexe du très connu musée parisien.

Les objectifs peuvent se résumer à une volonté artistique internationale, avec plus de 300 000 visiteurs espérés pour 2010. La ville de Metz, tout en respectant et admirant son passé, pense donc à demain, à l’avenir, et intègre la modernité.

Mais si elle vise vers demain,c’est une histoire qui s’écrit maintenant au présent, qui s’écrit aujourd’hui.

Navigation rapide dans le dossier « Histoire de Metz » :

Sommaire principal Frise chronologique
Préhistoire Époque Celte
Époque gallo-romaine Haut Moyen âge
Moyen âge central Bas Moyen âge
Début de l’époque moderne Fin de l’époque moderne
Début du XIXème siècle XIXème siècle
Début du XXème siècle XXème siècle
Vers le XXIème siècle


Crédit des illustrations : AFP/Jean-Christophe Verhaege ; ville de Metz ; www.logisdefrance54.fr ; www.industrie.lu ; Holiday Inn ; CA2M / Shigeru Ban Architects Europe & Jean de Gastines / Artefactory CPM forum

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