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Le boulanger Harelle de Metz

Metz est une ville d’histoires, une ville qui s’est construite sur des petits et des grands évènements. Et on a toujours voulu se remémorer ces histoires

Certains l’auront peut-être remarqués, la Porte Serpenoise de Metz célèbre par 4 reliefs sculptés, 4 évènements importants pour Metz, qui y eurent lieu.

La défense de la porte et de la brèche qui y a été fait lors du siège de 1552, où le duc de Guise défendit la ville face à l’armée impériale de Charles Quint, jusqu’à une brillante victoire.

L’occupation de la ville par les troupes Allemandes. Le 31 octobre 1870, ils entrèrent par la porte Serpenoise, montrant par là leur victoire, leur force, leur présence.

Puis en contre-coup, la libération de Metz : le 19 novembre 1918, les troupes Françaises prirent le même chemin que celui qu’avaient pris les troupes allemandes. En passant sous la porte Serpenoise, ils effaçaient 48 années d’occupation.

Enfin, avant tout cela, un autre évènement qui eut pour scène la porte Serpenoise, et qui se passa avant tout ceux-là : l’histoire du boulanger Harelle.

Ainsi, en 1473, la ville de Metz et une cité libre, indépendante, c’est la république de Metz. Mais sa richesse la rend fragile, car elle entraine la convoitise de ses puissants voisins.

Ainsi, elle devra se défendre, Metz aura ses sodlats, sa milice, et ce pour se protéger. Pour protéger ses habitants, ses richesses, son territoire.

Et pour l’occasion, c’est le grand duc de Lorraine qui veut prendre la ville ! Il engage un troupe de mercenaires allemands, et eux-mêmes se déguisent en marchands.

Pendant la nuit, ces mercenaires-marchands viennent, accompagnés de chariots, et approchent de la ville.

Ils y entreront par la porte Serpenoise, on leur donne les consignes : une fois à l’intérieur, “tués tout, femmes et anffans ! N’espairgniés rien !”.

Mais tous ne dorment pas la nuit… Et nous avons un bon boulanger Messin qui est là, bien réveillé devant ses fourneaux proches de la porte Serpenoise.

Il fait son pain, ses brioches, mais du bruit l’attire. Qu’est-ce que ce vacarme à la porte de la ville en pleine nuit ?

Et notre boulanger sort de chez lui, et voit des marchands essayant de bloquer la herse avec leurs chariots !

Il y reconnait des soldats étrangers, appelle aux armes, fais sonner la cloche d’alarme, et se précipite pour défendre la porte.

Une fois l’alarme donnée grâce à lui, c’est tous les habitants de Metz qui se réveillent, et qui viennent défendre la ville.

Ensemble, ils parviendront à repousser l’attaque du duc de Lorraine.

Ainsi, cette petite histoire n’est pas seulement un exemple des attaques que subit la ville, mais le symbole du patriotisme municipal des Messins.

Le boulanger Harrelle représente parfaitement l’attachement des habitants de Metz à leur ville, et à leur indépendance.


Sources : – informations : Revue Historique 2001, n° 617 ; ville de Metz
– illustrations : Focalize ;
middle ages calendar : baker baking bread (domaine libre) ; Héraldiques Européenne.

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