Art Gothique religieux à Metz

L’art roman ayant dominé le monde médiéval du Xème au XIIème siècle par sa massivité et sa pureté, on va vouloir aller vers autre chose.

Contexte historique

Déjà parce que la manière de penser, de croire, des gens, a changé.

Dieu était cet être suprême, tellement lointain et fort, mais bon. Mais son image a changé au fil des siècles, maintenant il est devenu le Dieu dont la puissance éblouit, étourdit, le maître de toute vie.

Et sa puissance est devenue à tel point ultime, sa présence si proche des hommes, de leur quotidien, qu’il faut lui élever les plus beaux bâtiments que l’homme puisse faire.

C’est maintenant des églises, des cathédrales gothiques, qu’on va élever du XIIème au XVième siècle.

Architecture

Alors on construit, d’abord avec une volonté d’aller toujours plus vers le haut et qui va caractériser tout le gothique : Dieu descend vers nous dans sa puissance, élevons nous vers lui ! Tout est élan vers le haut. On veut les églises toujours plus grandes, toujours plus hautes.

Parallèlement à cette verticalité, on veut célébrer la gloire du Tout-Puissant : tout l’art gothique s’articule vers une augmentation et amélioration des décors, des sculptures aux vitraux.

Enfin, après la taille et la hauteur, après le décor, c’est la lumière qu’on veut. Ainsi, Dieu devient Lumière selon les théories, la lumière symbolise Dieu, la lumière est Dieu puisque source de toute beauté et de toute vie !

Alors que l’art roman tombait dans la pénombre et le mystère, par sa massivité, le gothique cherche la lumière la plus forte possible.

Mais tout n’est pas si facile ! Pour agrandir les bâtiments et aller vers le haut, on affaiblit les murs. Pour avoir plus de lumière, il faut de plus grandes fenêtres, et donc affaiblir le mur… Comment y remédier ?

L’art gothique est tout d’abord un temps d’innovations, notamment au niveau des voutes : la voutes d’arètes, puis la voute d’ogive.

Les arcs aussi : l’arc en demi-cercle parfait roman devient l’arc brisé, en pointe, qui supporte mieux les poids et qui donne un meilleur élan vers le haut.

On trouve aussi de nouveaux moyens pour remplacer les contreforts : les arcs-boutants. Au lieu de poser leur poids contre la paroi, ils opposent une force mécanique opposés. Et ça marche !

Ainsi, les églises deviennent plus hautes, plus grandes, avec de très grands vitraux, s’entourent d’une forêt d’arcs-boutants et assimilés, de décors et de statues. Et on en arrive aux merveilleuses cathédrales gothiques.

Impression d’ensemble

On parle alors d’elles comme des « forêts de pierre » pour tous les détails et l’élan vers le haut. Des « squelettes de pierre« , puisque on a plus qu’une ‘carcasse’ de colonnes et d’arcs qui encadrent les vitraux. Un exemple est alors inévitable pour Metz : la cathédrale Saint-Etienne.

Exemple

Cathédrale Saint-Etienne de Metz

La Cathédrale Saint-Etienne de Metz est ainsi : une taille et une hauteur majestueuses, une surface de vitraux impressionnante (la plus importante de France), un élan vers le haut indéniable, un décor omni-présent.

Que dire de plus ? Les impressions voulues sont parfaitement là : une construction toute à la gloire de Dieu, et que dire de la lumière dans la cathédrale que l’on surnomme « la Lanterne de Dieu« .

Un autre exemple nous permettra de mieux visualiser ces éléments : regardez les similitudes entre Saint-Etienne de Metz et Saint-Etienne de Bourges : taille, vitraux, élan vertical, décor…


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