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Metz : 11 millions d’euros pour TCRM-Blida

Déjà évoqué à l’occasion d’une visite du site à la mi-mars, l’avenir des bâtiments de TCRM-Blida, anciens entrepôts de bus reconvertis en espace de travail partagé, était à l’ordre du jour du conseil municipal du jeudi 31 mars.

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« TCRM-Blida est un lieu de rencontre entre arts, médias et numérique, qui peut tout à fait entrer dans le système messin. »

affirme le maire de Metz Dominique Gros.

Ouvert depuis maintenant plus de deux ans, le site, d’une superficie de 6 000 m2, accueille chaque jour pas moins d’une centaine de personnes, spécialisées dans des domaines aussi divers que variés : jeux vidéo, numérique, création artistique, etc…

« Il existe une dizaine de cellules pour les start-ups. Nous en avons besoin de plus. »

explique alors l’élu, venu présenter le plan de développement et de financement du lieu, emblématique dans le cadre du dossier LORnTECH.

8 500 m2 en 2017, 13 000 en 2018

Deux phases de travaux sont ainsi prévues, pour une livraison prévue en 2018 :

  • Une première comportant la création d’un pôle médias, d’une halle réservée aux start-ups et d’une école numérique destinée aux décrocheurs : 2 500 m2 supplémentaires pour un coût estimé à 4 millions d’euros.
  • Une seconde comportant la création de locaux dédiés au e-commerce (lieux de stockage et bureaux), une halle dédiée aux ateliers et un data-center : 4 500 m2 supplémentaires pour un coût estimé à 4 millions d’euros.

11 millions d’euros investis…

Soit 8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 3 autres millions pour l’acquisition du site détenu par Metz Métropole, par une société nouvellement créée. Cette dernière, une SAS (Société par actions simplifiée), sera détenue majoritairement par la SAEML (Société anonyme d’économie mixte locale) Metz Technopôle.

« Ce type de société permet de ne pas plafonner l’apport de capitaux privés. Plusieurs acteurs veulent d’ailleurs investir dans le projet. »

ajoute Dominique Gros.

Parmi ces acteurs, figurent 3 banques : la Caisse des dépôts et consignations, la Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardennes et la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne. Ces trois banques devraient participer à l’augmentation de capital de la nouvelle SAS à hauteur d’1 million d’euros, complétés par les 1,5 millions versés par Metz Technopôle.

Le reste du montant, soit 8,5 millions d’euros, sera financé par un emprunt.

… remboursés en partie par les loyers

Un investissement coûteux, justifié entre autres par « la création d’emplois » et l’offre d’ « un espace mutualisé à haute valeur culturelle ».

« On aurait très bien pu tout détruire mais ce bâtiment peut très bien être utilisé. On est en train de faire quelque chose de très intéressant avec ce bâtiment, qui n’est pas du tout valorisé à sa juste valeur. »

explique-t-il, précisant toutefois que les loyers versés par les différents acteurs résidents, et notamment les médias (dont le loyer devrait être situé entre 90 et 125 euros / m2 et /an) couvriraient les sommes engagées.

A termes, 200 personnes devraient pouvoir séjourner et travailler dans les locaux.

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Montage acrobatique et flou artistique :

Si le projet de développement de TCRM-Blida ne fait pas totalement l’unanimité (5 conseillers se sont abstenus), c’est notamment pour des raisons financières. Morceaux choisis :

  • « Le montage financier est acrobatique, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est un vrai flou artistique, une nuit blanche sans fin. » affirme Françoise Grolet (FN).
  • Un avis partagé par Marie-Jo Zimmermann (LR), « plus rassurée » mais toujours sur ses gardes : « Il faudra surveiller ce qui sera apporté par la Ville, la Région et l’Etat. »
  • Nathalie Colin-Oesterlé (UDI) pointe elle un autre sujet, celui des loyers : « TCRM Blida va verser des loyers à Metz Technopôle. Il semblerait que Metz apporte une garantie au paiement de ces loyers. »

Face à ces inquiétudes, Thierry Jean, adjoint au maire chargé entre autres des entreprises, se veut rassurant : « Le montage est tout à fait classique et pas acrobatique. Nous maîtrisons totalement le système. Après, évidemment, il faut qu’il y ait des ressources. Par ailleurs, la Ville n’est pas garante des loyers car la loi ne le permet pas. »[/note]

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