Paul Verlaine

VerlaineIl y a quelques temps sonnait l’heure de la rentrée des étudiants de l’université Paul Verlaine de Metz !

Approfondissant leurs savoirs sous la regard du Prince des Poètes, ils passent aussi pour beaucoup devant sa maison natale pour arriver à l’île du Saulcy, et oublient de lever les yeux…

Né à Metz le 30 mars 1844, Paul Verlaine partira à 6 ans et demi d’une ville qu’il oubliera pendant la majorité de sa vie, avant de ressentir la nostalgie de la vieillesse.

maison natale de VerlaineIssu d’une famille de la petite bourgeoisie, avec un père capitaine à Metz, Paul Verlaine est né et a grandi dans une maison qu’on peut encore aujourd’hui admirer près du palais de justice.

Avec l’âge, il en viendra à faire ses études à Paris où il fréquentera cafés et salons littéraires. Avec l’influence de Baudelaire, il devient vite un grand poète des « clairs-obscurs », et inventera la notion des « poètes maudits »
Après avoir quitté sa femme pour suivre Rimbaud en Belgique, en Angleterre, après avoir connu la prison et la maladie, il gagnera en célébrité.

La fin de sa vie oscillera entre cafés et hôpitaux, mais la reconnaissance de son talent s’accompagnera d’une misère de plus en plus noire.

Il reçoit enfin une pension avec le titre de « prince des poètes », et mourra prématurément, usé, à l’âge de 52 ans… C’est seulement à la fin de sa vie qu’il commencera vraiment à revenir vers sa ville , pour qui il écrira « Ode à Metz » et « souvenirs d’un Messin ».

Et alors il se rappellera de vieux souvenirs, qui se reflètent dans ses oeuvres et dans sa correspondance… Souvenirs d’amourettes d’enfants avec « Mathilde » sur l’esplanade, souvenirs de la cathédrale « si bizarre, un peu folle, avec son unique tour centrale ».
graoullyAvec ses fenêtres donnant sur l‘école d’Application de l’Artillerie et du Génie (actuel cercle des officiers) il pouvait voir tous les matins « sortir en cortège équestre les futurs officiers d’armes spéciales ».

Ou c’est encore les « cavalcades du Graoully, monstre en carton qui […] lui faisait peur », un char de carnaval de 6m50 de haut, avec tête à bascule !

buste de Verlaine

Un buste de Paul Verlaine surveille l’université du Saulcy, depuis le boulevard Poincaré sous l’Esplanade. Elle y a été placée en 1924.

Pour Paul Verlaine, la poésie doit être « un chant discret et doux, traduisant des impressions indécises ».

Pour beaucoup, c’est quelques mots qui peuvent représenter l’atmosphère messine


Sources : – informations : « Dédicaces à Paul Verlaine » Bibliothèque de la ville de Metz en collab. avec la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris & le Musée-bibliothèque Arthur Rimbaud, Charlevilles-Mézières, édition Serpenoise, 1996 ; « Oeuvres complètes de Paul Verlaine », 5ème édition, 1910 ; université Paul Verlaine de Metz ; comité officiel sur Paul Verlaine.
– illustrations : portrait de Paul Verlaine par Eugène Carrière, 1824 ; photo de la maison natale de Paul Verlaine par Manu; gravure de la cavalcade du Graoully domaine libre ; photo du buste de Paul Verlaine par Manu.

A lire dans la même rubrique :

Laisser un commentaire