Politique & social

Municipales 2026 à Metz : il n’y aura pas d’accord entre J. ROQUES et B. MERTZ avant le 1er tour

Une rencontre avait encore eu lieu ce dimanche 18 janvier 2026 entre les équipes de Jérémy ROQUES et de Bertrand MERTZ, tous deux candidats pour les municipales 2026 à Metz, au lendemain de l’annonce par Xavier BOUVET du ralliement de Place publique à la liste menée par l’ancien maire de Thionville. Mais cet ultime échange n’a pas permis de s’entendre autour d’une stratégie commune : les deux listes ne feront pas la course ensemble, tout du moins pour le 1er tour en mars prochain.

La rupture semblait consommée depuis de nombreux mois, mais certains avaient fait des efforts pour tenter de faire constituer une liste commune rassemblant le plus largement possible à gauche pour les élections municipales 2026. En ligne de mire, la combinaison MERTZ (Un souffle nouveau pour Metz) – ROQUES (Maintenant pour Metz) – LEDUC (Metz en commun), chacun étant soutenu par différents partis et mouvements.

Ces efforts n’auront servi à rien, et la gauche partira donc en ordre dispersé, puisqu’en plus de ces trois protagonistes, on compte actuellement 3 autres listes potentielles positionnées à l’extrême gauche (Lutte Ouvrière, le Parti des Travailleurs et a priori une liste NPA-Révolutionnaire portée par des étudiants).

Divergences sur les alliances possibles

Si globalement les listes des MM. ROQUES et MERTZ avaient de bonnes raisons de partir ensemble à la conquête de la mairie de Metz dont une certaine convergence programmatique, les divergences se sont cristallisées autour des alliances potentielles qui, à elles seules, auront suffi à empêcher ce rassemblement souhaité par les bases.

Bertrand MERTZ avait tracé une ligne rouge devant la liste LFI de Charlotte LEDUC, en raison de l’incarnation par Jean-Luc MÉLENCHON d’une « ligne anti-européenne et de sa stratégie anti-démocratique ». De son côté, Jérémy ROQUES avait signalé que les accords au centre « avec la macronie » constituaient un élément repoussoir pour son propre camp. Aucune avancée n’ayant été enregistrée sur ces positions d’origine au cours des 9 derniers mois, la division est donc désormais actée.

6 listes sur le spectre de la gauche affronteront celle de François GROSDIDIER, maire sortant qui joue la montre, celle d’Étienne ANSTETT à l’extrême droite, mais aussi potentiellement celle d’un énigmatique « Groupe Fabert » très probablement lié à Ludovic MENDES (la révélation aura lieu ce vendredi 23 janvier). D’autres velléités ont été recensées, mais elles n’ont pour le moment pas de consistance suffisante pour être signalées.

Déjà le scénario d’un calcul pour une fusion au second tour

Il appartiendra au « meilleur » candidat de gauche, selon la configuration des résultats et les décisions des protagonistes, de former une liste d’union pour le second tour… Voici donc désormais ce qui semble être la stratégie commune de la gauche.

La campagne commence à peine que, déjà, la gauche doit sortir sa calculette. La loi encadre strictement ces fusions :

Seules peuvent se présenter au second tour les listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10 % du total des suffrages exprimés. Ces listes peuvent être modifiées dans leur composition pour comprendre des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes sous réserve que celles-ci ne se présentent pas au second tour et qu’elles aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés. En cas de modification de la composition d’une liste, l’ordre de présentation des candidats peut également être modifié.

Les candidats ayant figuré sur une même liste au premier tour ne peuvent figurer au second tour que sur une liste. Le choix de la liste sur laquelle ils sont candidats au second tour est notifié à la préfecture ou à la sous-préfecture par la personne ayant eu la qualité de responsable de la liste constituée par ces candidats au premier tour.

Article L264

Pour en savoir plus sur les propositions et positions des candidats, cliquez ici et consulter notre rubrique dédiée aux élections municipales 2026 à Metz.

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