Politique & social

Municipales 2026 à Metz : François Grosdidier joue toujours la montre

À deux mois des élections municipales 2026, le maire de Metz François GROSDIDIER garde le silence sur sa candidature. À l’occasion de la cérémonie des vœux de la ville et de la métropole de Metz ce jeudi 8 janvier 2026, il s’est même permis une pointe d’humour sur la situation.

François GROSDIDIER à l’Arsenal Jean-Marie Rausch le jeudi 8 janvier 2026.

C’est dans un contexte électoral des plus sensibles que le maire de Metz François GROSDIDIER arrive sur le podium de l’Arsenal. Quelque peu diminué physiquement à la suite d’un « vol plané arrière » sur le bitume d’une station-service à son retour de vacances, l’élu ne perd pas de temps pour faire comprendre que ses vœux-ci ne ressembleraient pas aux précédents.

« La loi m’interdit de parler du bilan de nos collectivités comme des projets », rappelle-t-il avant d’annoncer solennellement : « Je ne suis pas candidat et je ne serai pas candidat ». Silence dans la salle avant que le maire ne reprenne pour ajouter « enfin, pas candidat aux législatives, ni aux élections présidentielles ». Ses soutiens applaudissent. Nul doute que ses adversaires grincent des dents.

En campagne, vous avez dit ?

Évitant d’évoquer la situation locale, François GROSDIDER se lance sur la situation géopolitique d’un monde « où la barbarie est de retour ». Il se présente ensuite comme un « ancien parlementaire repenti » dénonçant un système centralisateur « à bout de souffle ». Sur l’environnement, il fustige une écologie « confisquée par l’idéologie » qu’il faut selon lui concilier avec les besoins des territoires, comme la construction de logements. Difficile de ne pas voir ici une référence au PLUi de la métropole annulé par la justice.

Le maire continue par une réflexion plus philosophique sur la nature humaine et les dangers des vents mauvais qui pointent à l’horizon. « Nous affrontons la puissance de l’alliance paradoxale de la technologie avec toutes les régressions : l’obscurantisme, le fanatisme politique ou religieux, le nationalisme ou le communautarisme étriqué, et l’individualisme forcené », énumère-t-il.

L’intervention d’une quinzaine de minutes se termine par un hommage aux maires « disponibles comme personne, tous les jours, à toute heure » malgré une tâche de plus en plus difficile et des réactions parfois violentes d’administrés. « Jamais autant de maires, dans la métropole, en Moselle et en France, n’auront renoncé à se présenter cette année. Heureusement, une majorité se présente quand même et il ne manque pas de candidats qui aspirent à cette fonction », déclare François GROSDIDIER. Faut-il y voir un sous-entendu sur sa situation personnelle ?

Le fils de sidérurgiste au « moral d’acier pour 2026 » n’a donc rien officialisé, mais le suspense est relatif. En mai dernier, François GROSDIDIER évoquait même un hypothétique troisième mandat. Sa stratégie est d‘occuper le plus longtemps possible son costume de maire sans entrer dans la mêlée, alors même que son opposition de gauche est pour l’instant divisée en trois listes.

La date limite du dépôt des listes pour les prochaines municipales est le lundi 26 février 2026. Il devra d’ici là clarifier sa position pour une campagne qui s’apparentera pour lui plus à un sprint qu’à un marathon. Un pari payant ? L’avenir le dira.

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