Politique & social

Orientations budgétaires 2018 à Metz : 600 à 800.000€ à trouver

Les orientations budgétaires 2018 de la ville de Metz ont été débattues ce 30 novembre 2017 lors de l’avant-dernier conseil municipal de l’année.

25 points à l’ordre du jour du conseil municipal de ce 30 novembre 2017, dont un gros morceau : le débat d’orientation budgétaire (DOB) 2018

Ce débat (DOB) s’est appuyé sur les priorités fixées par la majorité (PS). Des priorités initiales de politiques publiques réaffirmées sur l’éducation, la culture et la petite enfance.

A ces priorités s’ajoutent la nécessité du renforcement de la sécurité (dont les budgets ont fortement augmenté) et celui de l’amélioration de l’attractivité de la ville.

Contexte

Le gouvernement a récemment annoncé qu’un certain nombre de collectivités locales seraient concerné par le plan d’économie national de 13 milliards d’euros sur la durée du quinquennat. La ville de Metz entre dans les critères et devra participer à l’effort national.

Si les dotations aux collectivités ne baisseront pas en 2018, l’Etat propose un contrat visant à limiter les dépenses de fonctionnement à 1,2% (inflation comprise).

Or Jean-Michel Toulouze, l’adjoint aux finances de la ville, affirme que l’augmentation des dépenses de fonctionnement augmente mécaniquement de 2,2% par an, sans même y toucher.

Ce pourcentage représente 1,6 millions d’euros d’augmentation par an. Cela laisse donc, au doigt mouillé à ce stade, entre 600 et 800.000 euros d’écart à combler.

Alors que la municipalité a bien été obligée de réduire son train de vie depuis plusieurs années, les marges de manoeuvre sont présentées par le maire Dominique Gros comme réduites.

Choix et scénarios

Pour construire son budget 2018 en tenant compte de ces éléments, l’équipe municipale n’a donc que peu de choix.

Baisser les coûts

La première possibilité est de poursuivre la réduction des dépenses.

Bien que listant bien peu de nouvelles mesures possibles (le poste de 162 agents a par exemple été supprimé au cours des dernières années), la municipalité indique qu’elle poursuit la recherche d’économies et d’optimisation des moyens en place.

Sur ce point, les dépenses qui seront évitées ne représenteraient cependant qu’une faible partie de la somme à trouver.

Augmenter les recettes

La seconde possibilité à la disposition de la ville est donc de trouver de nouvelles recettes. C’est sur ce scénario que la municipalité misera le plus pour boucler son budget. Trois grands axes se dessinent dans cette perspective.

Premier axe sur la hausse de la de la taxe foncière. La hausse de la fiscalité directe n’étant pas au programme du mandat, ce scénario a été écarté d’office.

Second axe, retenu celui-ci, le maintien de la recherche de ressources auprès de l’Europe et du Conseil Régional. Cette politique sera en réalité maintenue et développée. Elle aura notamment permis cet été, de mettre en place Constellations 2017 dans la dimension qu’on lui a connu.

Enfin, la majorité municipale a évoqué la hausse de certains tarifs municipaux, qui devrait constituer l’axe principal pour boucler le budget 2018.

Il existe plus d’une centaine de tarifs municipaux, tous plus divers les uns que les autres. Le maire a ainsi annoncé que les choix seraient faits en fonction des priorités du mandat.

Parmi ceux que la municipalité regarde de près pour le réévaluer, celui par exemple du prix payé pour l’exploitation des terrasses de cafés et restaurants. Parmi ceux qui seront écartés d’office, celui du tarif facturé pour les cantines scolaires.

L’ensemble sera détaillé au moment de la présentation du budget, lors du dernier conseil municipal de l’année en décembre.

Observations et désaccords de l’opposition

Derrière le « D » de « DOB », il y a le mot « débat ». L’opposition avait donc inscrit un certain nombre de prises de parole pour faire connaître son avis. On notera que l’avis de Nathalie Colin-Oesterlé n’aura pas été entendu dans son entièreté, puisque dépassant potentiellement de 3 minutes le temps accordé, il fut coupé net. Dommage, pour une fois que le DOB semblait ne pas vouloir durer 4 heures…

La dette, pilier permanent du désaccord entre majorité et opposition, a une nouvelle fois été désignée comme trop importante, dangereuse, et mal gérée, et ce autant par Emmanuel Lebeau que par Françoise Grolet, chef de file de l’extrême droite locale.

L’attractivité pour les nouveaux habitants a quant à elle été montrée du doigt par Jérémy Aldrin, chaque perte d’habitant entraînant des pertes de ressources. Parmi les axes de progrès pour éviter d’être rébarbatif (ne pas repousser les nouveaux potentiels, et conserver les actuels), l’élu d’opposition a notamment souhaité qu’un effort conséquent soit réalisé sur le coût du stationnement.

Emmanuel Lebeau a proposé de son côté de voter contre le projet de futur bâtiment de Metz Métropole au prochain conseil communautaire, pour construire à la place un parking multi-niveaux en lieu et place.

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