À l’occasion du festival BellissiMetz, la place d’Armes s’est habillée à l’honneur de la « Dolce Vita » jusqu’à ce dimanche 18 mai 2026. Si de nombreux visiteurs viennent profiter de la gastronomie et de l’artisanat italien, la désormais traditionnelle exposition de Fiat 500 ne manque pas de capter l’attention de certains curieux. Derrière ces véhicules emblématiques se cachent des mosellans passionnés. Ils témoignent pour Tout-Metz.

Tout a commencé lors de la 1ère édition de BellissiMetz en 2022 : « J’avais un ami qui travaillait au consulat d’Italie. Il m’a contacté, on a fait venir les copains, et depuis, chaque année, l’organisateur nous rappelle », explique Antoine DELFINO, mécanicien spécialisé dans la réparation des Fiat 500.
Pour l’homme d’origine italienne, cette voiture est une véritable madeleine de Proust. « C’est la première voiture que j’ai conduite à 12 ou 13 ans en Italie. Aujourd’hui, dès que je monte dedans, je retrouve les mêmes odeurs qu’il y a 60 ans. Je remonte le temps », témoigne-t-il. « Les gens se remémorent quand ils partaient à 5 ou 6 dans la voiture avec le parasol sur le toit pour aller à la plage », ajoute son ami Sylvain.
Comme en atteste l’intérêt des passants pour les quelques voitures exposées, la Fiat 500 déchaîne toujours les passions. Ces petits véhicules volent même souvent la vedette à des mécaniques bien plus onéreuses. « Elles sont plus regardées que des Ferrari. Quand les gens voient une Fiat 500, ils n’hésitent pas à venir discuter. C’est l’occasion de faire de belles rencontres », continue Sylvain.
Voitures italiennes, réparations made in Moselle
Si ces voitures traversent les frontières et les décennies, c’est avant tout grâce à des passionnés. Antoine DELFINO s’est spécialisé depuis 8 ans dans la restauration de ces modèles au sein de L’Atelier de Papi. « Je ne fais que ça toute la journée. Je reconnais la voiture avant même de reconnaître le client. C’est un peu comme mes enfants », s’amuse-t-il.

Selon Antoine DELFINO, restaurer une Fiat 500 demande de de l’expertise, de la patience et de l’amour, car la mécanique peut être capricieuse :
« La philosophie de la Fiat 500, c’est : tu sais quand tu pars, tu ne sais pas quand tu arrives, et si tu arrives, tu ne sais pas si tu reviens. »
plaisante-t-il
Le mécanicien peut reconstruire n’importe quel modèle selon les rêves des passionnés, du choix de la couleur à celui de l’intérieur. Il explique qu’il ne compte pas ses heures pour retaper des véhicules que certains jugeraient « totalement pourris » au premier abord et à qui il est fier de redonner une seconde vie.
Reste que ces voitures demandent de l’entretien et obligent parfois les propriétaires à avoir « la main dans le cambouis » pour vérifier un réglage ou un niveau d’huile. Pourtant, il l’assure, cela ne suffit pas à freiner les amateurs tant il y a d’amoureux du modèle.
Une communauté de passionnés
Les passionnés de Fiat 500 font d’ailleurs partie d’une véritable communauté appelée « Les Fiatous ». Ce cercle compte plus d’une quarantaine de membres en Moselle. « On n’est pas un club officiel, mais on est plus un groupe de copains », précise Sylvain.
Ensemble, ils organisent régulièrement des sorties sur les routes mosellanes avec plusieurs véhicules. Ils sillonnent le territoire avant de profiter d’un beau restaurant le midi. Plusieurs d’entre eux se préparent déjà pour le grand rassemblement mondial de Garlenda, en Italie, où près de 1 000 Fiat 500 sont attendues les 3, 4 et 5 juillet 2026.