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Metz : les premiers bus à hydrogène entrent en service

L’Euro-Métropole de Metz a convié la presse au voyage inaugural de l’un des nouveaux modèles de bus à hydrogène ce lundi 31 août 2026. Les premiers véhicules circulent dès aujourd’hui, avant un déploiement progressif de la technologie sur une partie du réseau Le Met’.

Il n’y aura pas de bus hydrogène de 24 mètres, mais trois modèles avec des bus de 12 mètres, des bus de 18 mètres, et des bus à haut niveau de service également de 18 mètres, plus confortables.

Trois premiers bus à hydrogène circulent déjà sur les lignes L3 et L5 du réseau et 2 autres véhicules les rejoindront dès demain. Ces premières mises en service préfigure un déploiement plus vaste avec 14 bus articulés de 18 mètres et 6 bus à hydrogène de 14 mètres qui fonctionneront tous d’ici à la Toussaint. S’ajouteront à cela 14 bus hydrogène de 18 mètres type « BHNS », avec plus de confort, qui circuleront sur la future ligne Mettis C dès sa mise en service en septembre 2027.

Pour le président de l’Euro-Métropole, François GROSDIDIER, ce lancement signe « le début d’une révolution des transports en commun propres » sur le territoire. « Nous visons à l’horizon 2035, 50 à 60 % de véhicules totalement propres », précise-t-il. Après la faillite du constructeur Van Hool qui a retardé le projet, c’est vers le constructeur polonais Solaris, leader sur le marché européen, que les nouveaux véhicules ont été acquis.

Découvrez ici un nouveau bus à hydrogène en photos (cliquez sur les images pour les agrandir) :

Si les bus à l’hydrogène sont plus chers à l’achat que les bus électriques, avec un coût de 800 000 euros pour un 14 mètres et environ un million d’euros pour un 18 mètres, ils bénéficient d’une autonomie plus importante. « Un bus articulé hydrogène peut faire entre 400 et 500 kilomètres, alors qu’un véhicule sur batterie électrique peut faire 250 à maximum 300 kilomètres », détaille Augustin de HILLERIN, directeur général des Transports de l’Euro-Métropole de Metz (TEM).

Pour assurer le cadencement, il est donc nécessaire d’avoir, à taille égale, environ 20 % de véhicules en moins dans la flotte car ils restent plus longtemps dans le circuit sans avoir à se ravitailler. Le calcul économique a été jugé intéressant pour la ligne Mettis C, mais l’électrique reste plus avantageux pour les lignes Mettis A et B. L’hydrogène ne représentera qu’une part du mix énergétique avec l’acquisition prévue de 99 bus électriques qui remplaceront progressivement les véhicules vieillissants, notamment sur les lignes Mettis A et B.

Une filière d’hydrogène locale

Si l’hydrogène est pour l’instant acheté, le modèle reposera à terme sur la création d’un site de production à Frescaty par la H2 Metz, une société créée conjointement par l’Eurométropole de Metz, l’UEM et John Cockerill. « Nous avons imaginé un écosystème complet, de la production à la consommation », souligne le président de la métropole.

L’hydrogène vert y sera produit directement par électrolyse à partir d’énergies renouvelables. L’électrolyseur présent sur site devrait entrer en fonction à l’automne. À terme, la station permettra de produire entre 800 et 900 kg d’hydrogène par jour, une quantité dimensionnée pour couvrir l’ensemble des besoins de la flotte, qui comprendra également des bennes à ordures fonctionnant à l’hydrogène.

Premier voyage, pari de l’hydrogène, production locale : François GROSDIDIER prend la parole sur l’arrivée de l’hydrogène :

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Les TEM se sont eux aussi préparés à l’arrivée de l’hydrogène avec la création de postes spécialisés dans le rechargement des bus hydrogènes. Une mission plus technique qu’il n’y paraît. « On a créé un métier qu’on appelle des jokers. Ce sont des salariés de l’entreprise chargés de manœuvrer les véhicules du dépôt jusqu’à la station, d’approvisionner les véhicules en hydrogène et de les ramener. On aura trois jokers qui travailleront uniquement la nuit pour faire les pleins des véhicules pour qu’ils soient pleins le matin et prêts pour le service », explique Augustin de HILLERIN.

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