Politique & social

L’UFAL attaque le financement de la venue du pape, le maire de Metz François Grosdidier répond

L’Union des Familles Laïques (UFAL) de Metz conteste la prise en charge financière par la municipalité de certains équipements prévus pour la visite du pape Léon XIV le 28 septembre prochain alors que la ville a débloqué une enveloppe de 500 000 euros pour l’occasion. Le maire François GROSDIDIER défend quant à lui un investissement plus que rentable au regard des retombées pour la ville.

Photo de la cathédrale de Saint-Étienne de Metz.

« Notre démarche ne vise pas à empêcher la venue du pape à Metz ni à contester la liberté de culte », indique d’emblée l’UFAL de Metz dans un communiqué. Néanmoins, l’ Union des familles laïques réclame une « totale transparence » sur les devis, marchés et conventions liés à la visite du pape, notamment celles portant sur l’installation des écrans géants destinés à transmettre la messe. L’association a adressé un recours gracieux à la ville de Metz ainsi qu’une saisine à la préfecture pour examiner la légalité de la délibération budgétaire adoptée le 10 juillet dernier par le conseil municipal.

Plus largement, l’association remet en question le principe même de cette dépense publique au nom de la neutralité républicaine. Elle s’interroge notamment sur la légitimité pour une collectivité de financer la retransmission d’un événement religieux dans des « fanzone », alors que la diffusion audiovisuelle est déjà assurée par ailleurs. Elle demande donc à la mairie de renoncer au financement de ces dispositifs.

« L’argent public appartient à tous les contribuables. Il doit être utilisé dans le respect du droit, de la transparence et du principe de neutralité des pouvoirs publics », indique l’UFAL 57 dans son communiqué. Pour rappel, 500 000 euros sont inscrits au budget, divisés à parts égales entre fonctionnement et investissement. Si les 250 000 euros de fonctionnement seront effectivement dépensés, les 250 000 euros d’investissement ne devraient pas l’être en totalité par la collectivité.

La réponse de François Grosdidier

Interrogé lors de sa conférence de presse sur les critiques, le maire de Metz, François GROSDIDIER n’a pas caché son agacement face aux critiques :

« Je regrette qu’on ne passe pas à côté de ces polémiques parce qu’elles sont dérisoires. D’abord, elles ne représentent personne : ce sont des individus isolés. Il suffit de quelques personnes qui se comptent sur les doigts d’une main pour créer une association, mais ça ne représente pas une majorité. Il n’y a pas un Messin que j’ai croisé depuis des mois qui me reproche de mettre les moyens pour accueillir le pape. Ils sont tous très contents, qu’ils soient croyants ou non. »

affirme le maire

Pour lui, les sommes engagées sont parfaitement justifiées. « Je mettrais 30 millions de dépenses de communication que je n’aurais pas le dixième de l’impact mondial de cette opération. Il faut être aveuglé par son idéologie pour ne pas s’en apercevoir », explique-t-il.

Pour le maire, la présence du Souverain Pontife offrira une visibilité mondiale inégalée pour la capitale mosellane, alors que Les Terres de Jim apporteront déjà un premier coup de projecteur au territoire. « Il choisit Metz comme exemple de la réconciliation entre la France et l’Allemagne pour donner cet exemple au monde, pour appeler à la concorde et à la paix », souligne François GROSDIDIER.

Ville(s) / territoire(s) :
Personnalité(s) :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page