Christine HERZOG, sénatrice de la Moselle, s’est vu infliger une rare sanction disciplinaire. Reconnue coupable de manquements, dont des actes de harcèlement et de possibles détournements de fonds, l’élue est visée par une exclusion temporaire du Sénat et des sanctions financières.

Saisi après un avis du comité de déontologie du Sénat, le Bureau du Sénat a opté pour la plus lourde sanction comprise par son règlement à l’encontre de Christine HERZOG (Union Centriste). La sénatrice mosellane est ainsi interdite d’accès au Palais du Luxembourg pendant une durée de 15 jours de séance publique. Elle se voit également privée de l’essentiel de ses indemnités parlementaires sur une période de 6 mois, ce qui représente une perte estimée à environ 32 000 euros.
Ces mesures se justifient par plusieurs comportements de l’élue. L’enquête disciplinaire interne a notamment conclu qu’elle s’est livrée à des actes de harcèlement moral à l’encontre de collaborateurs parlementaires. Plus précisément, le rapport indique que « les critères du harcèlement moral au sens de l’article L. 1152-1 du code du travail sont réunis et que ces faits constituent donc un manquement d’une particulière gravité au principe déontologique de dignité ».
L’institution soupçonne l’élue d’un possible détournement de ressources parlementaires au profit de son compagnon, qui aurait exercé une autorité indue sur les collaborateurs de la sénatrice :
La mobilisation des collaborateurs sur leur temps de travail pour effectuer des tâches dépourvues de tout lien avec le mandat parlementaire au profit du compagnon de la sénatrice constitue un manquement d’une particulière gravité au principe de probité et à l’obligation de faire prévaloir l’intérêt général sur tout intérêt privé.
Bureau du Sénat du jeudi 16 juillet 2026
L’élue est invitée à suivre un « accompagnement individualisé et régulier par un professionnel » d’une durée minimale de 24 heures afin de « mieux exercer ses fonctions d’employeur ».
Christine HERZOG s’exprime
Dans une publication en date du dimanche 26 juillet 2026, Christine HERZOG conteste les faits qui lui sont reprochés et s’explique sur son silence. « J’ai fait le choix de respecter le temps de la défense. Avec mes avocats et mes enquêteurs, nous avons étudié le dossier, analysé les faits et préparé les recours », indique-t-elle.
Je conteste catégoriquement les accusations portées contre moi. Je n’ai pas détourné un centime d’argent public. Je n’ai jamais utilisé mon mandat pour m’enrichir personnellement.
Je conteste également les accusations de harcèlement moral portées contre moi. Elles trouvent leur origine dans un différend salarial avec une collaboratrice, dont la version des faits est très différente de la mienne
extrait de la publication Facebook de Christine HERZOG
« Dans les prochains mois et les prochaines années, je continuerai à être présente, à défendre notre territoire et à exercer mon mandat avec une énergie décuplée » ajoute la sénatrice.
Mise à jour du 27/07/2026