Politique & social

Municipales 2026 à Metz : le NPA-Révolutionnaires veut « réveiller la conscience des travailleurs »

Si la division de la gauche fait couler beaucoup d’encre à Metz, il n’existe en réalité pas que trois camps (LEDUC, ROQUES, MERTZ), mais d’autres s’engagent aussi dans la campagne. C’est le cas du NPA-Révolutionnaires avec Gaël DIAFERIA et Célia LÉJAL qui co-conduisent la liste « Metz ouvrière et révolutionnaire ». Retour sur leurs ambitions.

Gaël DIAFERIA et Célia LÉJAL sont venus ce mardi 3 février 2026 au club de la presse de Metz-Lorraine pour présenter leur programme.

La politique, mais autrement. C’est la promesse de Gaël DIAFERIA, agent territorial, et Célia LÉJAL, étudiante-salariée, qui portent les revendications du NPA-Révolutionnaires, parti fondé en 2022 à la suite de la scission du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Les deux têtes de liste ne se font pas d’illusions sur leur capacité à remporter la mairie. Pourquoi alors se présenter aux élections municipales ? L’objectif est avant tout de « réveiller la conscience des travailleurs » et de promouvoir les idées révolutionnaires au plus grand nombre :

« En mettant ce bulletin de vote là dans l’urne, on va se compter. On va compter celles et ceux qui pensent que les travailleurs doivent s’affirmer politiquement. Qu’ils doivent proposer des perspectives et qu’ils ont la force et le pouvoir de changer à la fois pour la ville et pour changer le monde. »

témoigne Gaël DIAFERIA

Leur programme comprend la réquisition des logements vides, le blocage des loyers, la gratuité des transports et des hausses de salaires pour les agents municipaux. Le point au micro :

SoundCloud de TOUT-METZ.com

Célia LÉJAL insiste sur le fait que l’argent existe pour financer les mesures de leur programme : « Il n’est juste pas entre les mains des travailleurs, il est entre les mains des bourgeois, des grands capitalistes », affirme-t-elle. 

Un refus des alliances ?

Pour eux, travailler avec la « gauche institutionnelle » serait contreproductif. « Les travailleurs, les travailleuses, les classes populaires ne peuvent faire confiance qu’à elles-mêmes dans leurs luttes », tranche Célia LÉJAL.

« On ne fait pas une grande différence entre l’ère Dominique Gros et l’ère François Grosdidier », ajoute Gaël DIAFERIA. Il rappelle que si François GROSDIDIER a porté le nombre de caméras à près de 1 000, c’est Dominique GROS qui a « installé les premières caméras » et « lancé la surenchère sécuritaire ».

Une tentative d’alliance a néanmoins été entamée avec Lutte Ouvrière à qui ils avaient proposé une liste commune, mais cela est resté sans suite. Ainsi, LO présentera aussi sa propre liste aux municipales.

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