Ce jeudi 29 janvier 2026, le conseil municipal s’est prononcé en faveur de la signature de la charte ETICA de l’ONG Welfarm. En ratifiant ce document, la ville de Metz promet d’œuvrer pour le bien-être des animaux d’élevage sous différentes formes.

Contrairement à d’autres associations qui s’opposent totalement à l’élevage, l’association Welfarm privilégie quant à elle une approche consistant à se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des animaux. Portée par l’ONG, la charte ETICA a vocation à faire entrer les acteurs de la restauration collective dans la démarche.
En tant que signataire, la municipalité devra s’assurer d’être en adéquation avec les valeurs de la charte dans ses achats, en y intégrant des critères relatifs au bien-être des animaux d’élevage. Cela comprend le fait de privilégier des éleveurs garantissant l’accès au plein air ou encore l’absence de mutilations. L’objectif est ainsi de proposer des menus éthique dans les cantines, qu’elles soient scolaires ou destinées aux agents de la collectivité.
Metz se fait également l’ambassadrice de la démarche ETICA auprès de sa population, s’engageant à sensibiliser les usagers de ses services à la question du bien-être animal. La collectivité bénéficie en contrepartie d’un accompagnement des experts de Welfarm pour perfectionner ses politiques.
En 2024, ETICA avait déjà été adoptée par la restauration de l’Assemblée nationale avant que la mairie de Paris elle même ne la ratifie en septembre dernier. En Lorraine, la ville de Nancy a elle aussi signée la charte il y a quelques jours, le 21 janvier 2026. Une signature physique sera prochainement organisée à Metz.
Une unanimité du conseil municipal
Rachel BURGY, adjointe chargée de la transition écologique et au bien-être animal a rappelé que si les lois Climat et Résilience et EGalim sont importantes, elles ne se concentrent pas sur les « conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux d’élevage », d’où l’intérêt pour Metz de signer cette nouvelle charte. Les « collectivités ont un rôle décisif à jouer », a-t-elle ajouté, précisant que si ETICA ne « comprend pas d’obligation de résultat », c’est que son impact dépendra avant tout de la « volonté politique » de la municipalité.
Du côté de l’opposition, la conseillère Marie-Claude VOINÇON (RN) a salué « le caractère pragmatique de cette charte » et a affirmé que « cette démarche va dans le sens des attentes de nos citoyens ».
Le groupe Unis a également approuvé la signature. « Nous ne pouvons que nous féliciter de la présence, sur notre territoire, du siège de l’association Welfarm », a expliqué Jérémy ROQUES, son président. Il s’est néanmoins interrogé sur le timing de l’annonce, survenant à quelques semaines seulement des municipales. Une critique ayant suscité une levée de bouclier de la majorité.