L’assemblée départementale de la Moselle se réunit actuellement pour examiner et adopter son budget primitif 2026. À l’occasion de son discours d’ouverture, le président du département, Patrick WEITEN, a martelé que « la vérité budgétaire n’est pas un choix », promettant un budget « contraint mais ambitieux ».

Le budget primitif 2026 s’établit à 1,057 milliard d’euros, soit une baisse de 0,53 % par rapport au BP 2025. Cela s’explique notamment par la diminution des investissements de l’ordre de 20 millions d’euros. Une somme que Patrick WEITEN aurait préféré maintenir à niveau constant, mais il assure néanmoins que les deniers publics seront dépensés de manière « ciblée, utile et structurante ».
Le budget de fonctionnement est lui en hausse. Les dépenses consacrées à l’action sociale et la santé, deux socles de l’action départementale, progressent de 2,65 % pour atteindre les 641,6 millions d’euros en 2026. « Le département reste le rempart social, la dernière ligne de cohésion pour celles et ceux que la vie fragilise », rappelle-t-il. Les budgets de la culture, de la vie sociale, du sport et de la jeunesse restent stables à presque 30 millions d’euros.
Selon le président, l’essentiel est de continuer à œuvrer pour l’attractivité du département, mais aussi de lutter contre l’érosion démographique avec une vision à long terme. « Un territoire qui cesse d’investir hypothèque son avenir », explique-t-il.
Retrouvez ici son intervention au micro :
Côté recettes, le département préfère faire preuve de prudence. Les résultats des DMTO, les “frais de notaire”, sont estimés à 122,6 millions contre 135 millions d’euros en 2025. La collectivité, ne pouvant plus lever l’impôt, reste tributaire de dotations et recettes hors de son contrôle. Un système qui ne convient plus à Patrick WEITEN : « Moi, je suis prêt à lever l’impôt. J’irai expliquer aux habitants pourquoi on le lève et où on l’investit. Laissez-nous faire », s’insurge-t-il en direction de l’État. Une demande formulée quelques semaines après le passage de la ministre de la décentralisation Françoise GATEL à Metz.