Politique & social

Un budget 2026 « contraint mais ambitieux » pour le département de la Moselle

L’assemblée départementale de la Moselle se réunit actuellement pour examiner et adopter son budget primitif 2026. À l’occasion de son discours d’ouverture, le président du département, Patrick WEITEN, a martelé que « la vérité budgétaire n’est pas un choix », promettant un budget « contraint mais ambitieux ».

L’an dernier, le budget 2025 avait été voté en mars au vu de la situation nationale instable. Cette année, le choix est de revenir au calendrier traditionnel, alors que des incertitudes sur les demandes de l’État persistent. 40 rapports sont soumis au vote des élus.

Le budget primitif 2026 s’établit à 1,057 milliard d’euros, soit une baisse de 0,53 % par rapport au BP 2025. Cela s’explique notamment par la diminution des investissements de l’ordre de 20 millions d’euros. Une somme que Patrick WEITEN aurait préféré maintenir à niveau constant, mais il assure néanmoins que les deniers publics seront dépensés de manière « ciblée, utile et structurante ». 

Le budget de fonctionnement est lui en hausse. Les dépenses consacrées à l’action sociale et la santé, deux socles de l’action départementale, progressent de 2,65 % pour atteindre les 641,6 millions d’euros en 2026. « Le département reste le rempart social, la dernière ligne de cohésion pour celles et ceux que la vie fragilise », rappelle-t-il. Les budgets de la culture, de la vie sociale, du sport et de la jeunesse restent stables à presque 30 millions d’euros. 

Selon le président, l’essentiel est de continuer à œuvrer pour l’attractivité du département, mais aussi de lutter contre l’érosion démographique avec une vision à long terme. « Un territoire qui cesse d’investir hypothèque son avenir », explique-t-il. 

Retrouvez ici son intervention au micro :

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Côté recettes, le département préfère faire preuve de prudence. Les résultats des DMTO, les “frais de notaire”, sont estimés à 122,6 millions contre 135 millions d’euros en 2025. La collectivité, ne pouvant plus lever l’impôt, reste tributaire de dotations et recettes hors de son contrôle. Un système qui ne convient plus à Patrick WEITEN : « Moi, je suis prêt à lever l’impôt. J’irai expliquer aux habitants pourquoi on le lève et où on l’investit. Laissez-nous faire », s’insurge-t-il en direction de l’État. Une demande formulée quelques semaines après le passage de la ministre de la décentralisation Françoise GATEL à Metz.

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