La CAPEB Moselle organisait ce jeudi 29 janvier un débat entre les candidats aux municipales 2026 à Metz pour aborder la question de l’habitat. Le maire de Metz et président de la métropole, François GROSDIDIER, était de la partie, refusant pourtant toujours de s’annoncer comme un prétendant à sa propre succession.

La campagne politique gagne doucement en intensité avant les échéances du 15 et 22 mars prochains. Partout en France, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) organise son Municipale Tour, une série de rencontres où les élus potentiels sont invités à discuter des sujets qui préoccupent les TPE et PME.
À Metz, dans une formule somme toute classique, les candidats à la mairie ont été ce matin invités à présenter les mesures phares de leurs programmes avant de répondre à quelques questions. Étaient présents Charlotte LEDUC, Ludovic MENDES, Jérémy ROQUES, Patricia SALLUSTI (représentante de Bertrand MERTZ), Etienne ANSTETT, tous des candidats officiellement déclarés.
Plus étonnant, François GROSDIDIER, qui avait déjà dû se livrer au numéro d’équilibriste politique à l’occasion de ses vœux, était lui aussi sur le banc des participants. « Je suis là sans être candidat », a-t-il assuré avant de prendre la parole. Venu selon ses dires sans « démarche partisane » et « pour tenir un discours de vérité », le maire n’a pas hésité à défendre son bilan face aux critiques des intervenants, fustigeant tour à tour le trop-plein de normes et le désengagement de l’Etat.
Pris par d’autres responsabilités, le maire a dû quitter l’échange avant sa conclusion. L’après-midi, il a endossé à nouveau son rôle de président du conseil municipal pour la dernière séance de l’année, où la question des élections à venir n’a cessé de s’inviter dans les discussions.
À l’occasion d’un point sur le commerce à Metz, l’édile a par exemple évoqué un éventuel réaménagement de la Fournirue, de la rue des Allemands et de la place des Paraiges. Des mesures qui « pourraient être mon programme dans l’hypothèse non avérée où je serai candidat et où je serai élu », a-t-il détaillé.
Alors que les maires de Thionville, Pierre CUNY, de Nancy, Mathieu KLEIN, et de Strasbourg, Jeanne BARSEGHIAN, ont tous officialisé leurs candidatures, la position du maire de Metz fait grincer les dents de son opposition qui lui reproche de faire campagne sur les deniers publics, sans avoir à compter ses interventions dans ses frais de campagne.
François GROSDIDIER a récemment laissé entendre que sa situation pourrait être clarifiée à l’horizon du 6 février.