À Metz, la rentrée rime désormais avec la distribution des fournitures scolaires gratuites pour les plus de 9 000 élèves inscrits dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville. Tout-Metz revient sur l’opération.

Depuis la rentrée 2025-2026 la ville de Metz a décidé de financer à 100 % l’achat des fournitures scolaires pour ses élèves de maternelle et de primaire. Calculatrice, stylos, trousse, carnet, règle, classeur : l’idée est de fournir un kit clé en main pour que chaque élève dispose de tout ce qui lui faut pour son année scolaire, à l’exception des cartables et des agendas qui restent à la charge des familles.
« C’est pour moi une forme très concrète de l’égalité des chances que l’on doit à tous les enfants de la République et de la commune. Faire que les enfants soient parfaitement outillés le jour de la rentrée, c’est essentiel. »
affirme François GROSDIDIER, maire de Metz
La valeur de l’équipement offert s’élève à 40 euros par enfant en maternelle et à 60 euros pour un jeune en élémentaire, soit une enveloppe totale d’environ 500 000 euros. « Ça nous permet d’acheter mieux pour moins cher avec l’achat groupé. Tout le monde a la même chose, il n’y a pas d’inégalité sociale par les fournitures scolaires, et ça libère les parents du stress », assure le maire de Metz, qui souligne que le dispositif a été bien accueilli par les enseignants qui n’ont plus à gérer des élèves en manque de matériel.
Interrogé sur la superposition de la mesure avec l’allocation de rentrée scolaire (ARS) versée par la CAF pour les enfants de 6 à 18 ans, François GROSDIDIER rappelle que cette aide n’est pas toujours directement affectée aux achats de classe et qu’elle sert parfois à éponger des dépenses ou est aspirée par les difficultés financières.
Retrouvez ici sa prise de parole
La rentrée se fera néanmoins sans uniformes à Metz. Après deux années de test dans plusieurs écoles de la ville, la mesure n’est pas reconduite. Le gouvernement ayant abandonné le financement de l’expérimentation, le maire de Metz a fait le choix de ne pas poursuivre avec un investissement que la collectivité aurait eu à assumer seule. « Au moment où l’État abandonne la tenue unique, le fait d’avoir la petite trousse avec le Graoully, qui est le signe de la ville, contribue à donner un sentiment d’appartenance », avance néanmoins François GROSDIDIER.