Politique & social

Réintroduction d’insecticides interdits en France : comment ont voté les sénateurs de Moselle ?

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole dans la nuit de lundi à mardi, le Sénat a adopté à 183 voix pour et 129 contre la réintroduction temporaire de deux néonicotinoïdes interdits en France. Une décision prise contre l’avis du gouvernement qui ne manque pas de faire réagir.

Tout-Metz revient sur les débats et les votes des 5 sénateurs de la Moselle.

Les défenseurs de la biodiversité dénoncent notamment les effets de ces pesticides sur les abeilles.

Pour les partisans de la mesure, il s’agit avant tout de protéger les agriculteurs français. Ces deux substances, deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, à savoir l’acétamipride et le flupyradifurone, ne sont pas utilisables en France, mais elles restent autorisées dans plusieurs autres pays de l’Union européenne. L’interdiction pénalise donc les producteurs nationaux face à la concurrence, notamment dans des filières comme celles de la betterave, de la pomme, de la cerise ou de la noisette.

L’article 2 du projet de « loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles », adopté par le Sénat, proposait donc une dérogation d’un an, renouvelable deux fois, pour l’enrobage de semences par usage de la flupyradifurone et le recours à la pulvérisation de flupyradifurone et d’acétamipride en cas de nécessité. Des mesures pensées, selon leurs défenseurs, pour alléger la pression sur les exploitations en leur permettant de combattre plus efficacement les parasites.

Les détracteurs du projet partagent quant à eux les alertes de la communauté scientifique concernant la toxicité de ces molécules pour la biodiversité, qu’il s’agisse de leurs effets néfastes sur les insectes pollinisateurs ou de leur persistance dans l’eau.

@senateur.michael.weber

Retrouvez l’intégralité de cette interview sur YouTube : https://youtu.be/Odvzi8JLdro Après les lois Duplomb I, II et III, et alors que le débat sur l’acétamipride revient (encore) au Sénat dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, j’ai souhaité donner la parole à deux chercheurs du CNRS, Jean-Marc Bonmatin et Philippe Grandcolas. Pourquoi la France l’interdit-elle alors qu’il reste autorisé au niveau européen ? Que sait-on réellement de ses effets sur la santé humaine et la biodiversité ? Existe-t-il des alternatives pour les agriculteurs ? Et quelle place reste-t-il à la parole scientifique lorsque celle-ci dérange ? Une discussion qui dépasse largement le seul cas de l’acétamipride. @ Acétamipride Pesticides Agriculture LoiDuplomb CNRS

? son original – Sénateur Michaël Weber – Sénateur Michaël Weber
TikTok de Michael WEBER, sénateur opposé à la mesure

Le gouvernement s’était prononcé contre la mesure, craignant que la polémique ne vienne compromettre l’ensemble de la loi d’urgence agricole.

Les vote des Mosellans

Avec deux votes pour, deux votes contre et une non participation au scrutin, la Moselle affiche une position divisée.

  • Catherine BELRHITI (Pour)
  • Khalifé KHALIFÉ (Pour)
  • Christine HERZOG (Contre)
  • Michaël WEBER (Pour)
  • Jean-Marie MIZZON (non participation au vote)

Retrouvez l’ensemble des votes sur le site du Sénat en cliquant ici et revivez en vidéo les débats ci-dessous :

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