Le FC Metz a convié la presse à Frescaty ce mercredi 21 janvier 2026 pour présenter son nouvel entraîneur Benoît TAVENOT, qui succède officiellement à Stéphane Le MIGNAN. Il aura pour mission de redonner un second souffle aux Grenats alors que le club est actuellement la lanterne rouge de Ligue 1.

Le limogeage de Stéphane LE MIGNAN a été un choix « très difficile » confie Bernard SERIN. S’il admet que le technicien breton avait su par moment faire briller l’équipe, notamment lors de la série de trois victoires, le bilan comptable n’était simplement pas au rendez-vous avec 12 points au compteur en 18 journées.
« Sa philosophie nous a amenés à avoir une certaine fragilité défensive », constate le président. Les Grenats ont en effet encaissé 40 buts, soit en moyenne plus de deux par rencontre. La déroute contre Montpellier (4-0) suivie d’une nouvelle défaite contre le RC Strasbourg (2-1) a poussé le club à l’action. Le choix a alors été fait de changer d’entraîneur : « c’est le ressort que l’on a quand on est dirigeant », explique Bernard SERIN.
Une fois la décision actée, il fallait trouver rapidement un nouveau coach pour inverser la tendance. Le FC Metz a donc décidé de faire revenir un ancien de la maison : Benoît TAVENOT, l’ex adjoint de Frédéric ANTONETTI.
« Benoît Tavenot est pour nous l’homme de la situation. Il connaît le club […] c’est aussi un élément qui a pesé dans le fait qu’avec Benoît, on sait qu’on a un départ lancé. On n’a pas de temps à perdre. »
justifie le président
Un entraîneur en mission maintien
Arrivé libre en Moselle, Benoît TAVENOT revient tout juste d’une expérience difficile, marquée par son départ du SC Bastia après un début de saison cauchemardesque (0 victoire et 4 points en 11 matchs). L’entraîneur, passé par Dijon avant cela, dit avoir beaucoup appris et assure être prêt à relever ce nouveau défi. « Je viens ici parce que le maintien est possible, tout simplement. Je crois profondément au potentiel de ce club », affirme-t-il.

Le succès passera avant tout par une solidité défensive retrouvée. « Ça veut pas dire jouer avec trois gardiens et six défenseurs centraux, mais ça veut dire qu’il faut qu’on embête beaucoup beaucoup plus les équipes quand ils ont le ballon », prévient l’entraîneur. Les premières réponses arriveront rapidement : le FC Metz reçoit l’OL à Saint-Symphorien ce dimanche. Il faudra parvenir à arrêter une formation lyonnaise en forme renforcée par le phénomène brésilien Endrick. Un vrai test.
Quel 11 compte-t-il aligner ? S’il a déjà une idée en tête, Benoît TAVENOT compte sur les séances d’entraînement à venir et les entretiens individuels pour arrêter ses choix. Il veut avant tout une « équipe dynamique, agressive » qui ne laisse pas l’opposition dérouler son jeu. Il appelle le peuple Grenat à l’union sacrée le temps du match pour donner de la force à l’équipe. « C’est une chance de commencer à domicile », admet-il.
Le point mercato
Interrogé sur d’éventuels renforts pour cette fin de mercato, le président SERIN a préféré calmer les attentes, évoquant un recrutement qui ne se fera qu’« à la marge ». Selon lui, l’effectif est « complet et de qualité » comme en témoigne la série de 3 victoires que l’équipe a été capable de chercher. Pas d’annonces tonitruantes en vue, mais des solutions qui devront se trouver en interne. Pas sûr que cette politique rassure les supporters alors que le club vient de vendre l’espoir Brian MADJO à Aston Villa.