Politique & social

Christine Herzog, sénatrice de Moselle, sanctionnée pour harcèlement et suspicions de détournement de fonds

Christine HERZOG, sénatrice de la Moselle, s’est vu infliger une rare sanction disciplinaire. Reconnue coupable de manquements, dont des actes de harcèlement et de possibles détournements de fonds, l’élue est visée par une exclusion temporaire du Sénat et des sanctions financières.

Photo : DR

Saisi après un avis du comité de déontologie du Sénat, le Bureau du Sénat a opté pour la plus lourde sanction comprise par son règlement à l’encontre de Christine HERZOG (Union Centriste). La sénatrice mosellane est ainsi interdite d’accès au Palais du Luxembourg pendant une durée de 15 jours de séance publique. Elle se voit également privée de l’essentiel de ses indemnités parlementaires sur une période de 6 mois, ce qui représente une perte estimée à environ 32 000 euros.

Ces mesures se justifient par plusieurs comportements de l’élue. L’enquête disciplinaire interne a notamment conclu qu’elle s’est livrée à des actes de harcèlement moral à l’encontre de collaborateurs parlementaires. Plus précisément, le rapport indique que « les critères du harcèlement moral au sens de l’article L. 1152-1 du code du travail sont réunis et que ces faits constituent donc un manquement d’une particulière gravité au principe déontologique de dignité ».

L’institution soupçonne l’élue d’un possible détournement de ressources parlementaires au profit de son compagnon, qui aurait exercé une autorité indue sur les collaborateurs de la sénatrice :

La mobilisation des collaborateurs sur leur temps de travail pour effectuer des tâches dépourvues de tout lien avec le mandat parlementaire au profit du compagnon de la sénatrice constitue un manquement d’une particulière gravité au principe de probité et à l’obligation de faire prévaloir l’intérêt général sur tout intérêt privé.

Bureau du Sénat du jeudi 16 juillet 2026

L’élue est invitée à suivre un « accompagnement individualisé et régulier par un professionnel » d’une durée minimale de 24 heures afin de « mieux exercer ses fonctions d’employeur ».

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