Politique & social

Intentions de vote au 1er tour des élections municipales 2026 à Metz : résultats de notre enquête

Les élections municipales 2026 sont désormais imminentes : les électeurs se rendront aux urnes les 15 et 22 mars prochains. Tout-Metz a interrogé ses lecteurs, entre le 14 février et le 1er mars 2026, sur leurs intentions de vote pour la ville de Metz dans le cadre de notre grande enquête d’opinion au sujet des municipales (lire notamment nos autres articles : ici le bilan).

Alors que certains sondages semblent avoir été lancés, mais aucun publié à notre connaissance, quatre questions importantes sont notamment au cœur des interrogations :

  • qui sort en tête des intentions de vote au 1er tour ?
  • comment se répartissent les intentions parmi les 3 blocs d’une gauche qui part divisée au 1er tour ?
  • le maire sortant sera-t-il en position de force au soir du 1er tour ?
  • y aura-t-il un « arbitre » qui ne pourrait pas se maintenir entre les deux tours, mais qui serait en position de faire basculer l’élection selon le « camp » vers lequel il ou elle orienterait son soutien : négociation d’entre d’eux tours, appel à voter pour tel(le) ou tel(le) candidat(e)

La question posée à nos lecteurs était la suivante : « Concrètement, au vu des candidats déclarés, pour quel candidat(e) voteriez-vous à ce stade ? » La liste des réponses comprenaient l’intégralité des candidats, classés par ordre alphabétique, le vote blanc et l’abstention ont été intégrés à la liste des réponses possibles. Notez que cette enquête n’est pas un sondage au sens de la loi française du 19/07/1977, elle ne présente donc pas les garanties de méthode et de de représentativité exigées d’un sondage électoral.

Voici les résultats globaux par ordre d’intentions de vote en pourcentage des répondants votant à Metz :

  1. François GROSDIDIER : 22,7 %
  2. Jérémy ROQUES : 21,4 %
  3. Charlotte LEDUC : 14,9 %
  4. Bertrand MERTZ : 14,4 %
  5. Étienne ANSTETT (RN) : 13,8 %
  6. Ludovic MENDES : 3,6 %
  7. Vote blanc : 4,8 %
  8. Gaël DIAFERIA / Célia LEJAL (NPA-R) : 2,2 %
  9. Mario RINALDI (LO) : 0,3 %

Note : l’écart par rapport à 100% concerne les réponses d’intention d’abstention (1,8%), peu significatives eu égard à la question posée et au fait que nous n’avons pas interrogé l’intention globale (votera/ne votera pas) dans notre enquête. Des écarts liés à des arrondis à 2 décimales peuvent être constatés par rapport aux données brutes. Les candidat(e)s disposant d’alliances multiples ou n’affichant aucun parti politique particulier n’ont pas vu leur rattachement spécifié entre parenthèses.

Ces mêmes résultats présentés sous la forme d’un graphique, l’abstention y apparaît tout en haut en gris clair (1,8%) et Mario RINALDI juste à côté, sur la gauche, en rouge foncé (0,3%) dans la tranche la plus fine :

On constate, si on compare ces chiffres à ceux des résultats de 2020, une progression limitée du RN (Françoise GROLET avait réuni 11,79% des voix au 1er tour), une certaine érosion du côté de François GROSDIDIER (29,76% au soir du 1er tour, malgré une droite et un centre morcelés) bien que son type d’électorat soit généralement celui qui se mobilise le plus, un taux d’intérêt relativement bas pour Ludovic MENDES, qui a débuté sa campagne tardivement par rapport aux autres candidats, et qui ne présentera son programme que ce mercredi 4 mars. La dynamique pour son programme, s’il arrive à la lancer, n’est donc pas présente dans nos résultats.

La répartition des intentions de vote sur les 3 candidats principaux de la gauche est intéressante à observer, car comparée aux autres Charlotte LEDUC s’appuie sur un socle dont le vote est moins lié à un candidat qu’à un parti, même pour une élection locale. La dynamique des derniers jours de campagne, et éventuellement des débats télévisés (lire plus bas), pourraient ensemble jouer un rôle important dans la répartition des « places » entre les listes de Jérémy ROQUES et de Bertrand MERTZ.

Les intentions pour le NPA-Révolutionnaires et LO sont à peu près conformes aux résultats constatés dans de précédentes élections, indiquant une certaine logique préservée dans les volumes et les résultats issus de notre consultation. Il ne s’agit pas ici d’un blanc-seing donné à ces résultats, mais d’un élément permettant toutefois de vérifier certains équilibres.

Comme souvent, l’abstention représente l’inconnue qui peut tout changer. Xavier BOUVET en avait fait les frais en 2020, en échouant à 198 voix de la victoire, remportée par François GROSDIDIER. Aux élections municipales de 2020, le taux d’abstention à Metz était de 68,57% au 1er tour et de 67,63% au second tour : seul un électeur sur trois avait fait l’effort de se déplacer pour mettre un bulletin de vote dans une urne.

Cette photographie de l’opinion n’est qu’un indicateur à un peu moins de 15 jours du 1er tour des élections, alors que le sujet des élections municipales semble avoir du mal à s’imposer parmi les centres d’intérêt de la majorité des citoyens. Plusieurs débats « sectoriels » ont déjà été organisés (le bâtiment, les entreprises), et selon nos informations, deux débats publics télévisés sont prévus le mercredi 11 mars chez nos confrères de France 3 et de Moselle TV, soit 4 jours avant de se rendre aux urnes.

Une triangulaire ou une quadrangulaire au second tour ?

La question de la composition du 2nd tour pour les candidats qui pourront se maintenir est une énigme que beaucoup souhaiteraient déjà pouvoir résoudre : qui se maintiendra, qui ne le fera pas, au profit de qui le cas échéant, fusion ou pas… Les spéculations vont aller bon train. La règle légale est la suivante : « en cas de second tour, seules peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés. Ces listes peuvent être modifiées dans leur composition pour inclure des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, à condition que la liste de ces candidats ait obtenu, au premier tour, au moins 5% des suffrages exprimés. »

Risquons-nous à quelques scénarios sur la base de ces chiffres :

Si Etienne ANSTETT (RN) se maintient au 2nd tour, et il y a fort à parier qu’il se maintiendra s’il est au-dessus des 10%, une triangulaire (a minima) est assurée : François GROSDIDIER, Etienne ANSTETT et un(e) candidat(e) d’une gauche totalement rassemblée entre deux tours.

La grande inconnue est la question des alliances d’entre deux tours à gauche (tous au-dessus de 10% dans notre enquête) : un bloc avec une triangulaire ? deux blocs et donc une quadrangulaire ? trois blocs comme au 1er tour et donc 5 candidats au second ?

L’intérêt de François GROSDIDIER se trouve dans la désunion d’une gauche qui, depuis plusieurs semaines, « ne se tape pas dessus », se contentant de présenter leurs propositions et points de vue aux électeurs. Des messages assez clairs de stratégie de ralliement décidées en fonction de la position des uns et des autres au soir du premier tour ont été entendus, à voir si les egos ou les logiques d’appareil laisseront bien la place aux accords initiaux. Simplifions :

  • une gauche présente à trois blocs au 2nd tour semblerait ne pas pouvoir remporter la mairie, qui reviendrait alors probablement au maire sortant, réélu pour 7 ans.
  • une gauche maintenue à deux blocs (et surtout lesquels ?) interroge sur le report potentiel des voix, et fait potentiellement monter Ludovic MENDES au rang d’arbitre potentiel.
  • une gauche en un seul bloc (via une fusion d’entre deux tours et/ou retrait sans consigne), constituerait un scénario d’alternance à la ville, renvoyant François GROSDIDIER sur les bancs de l’opposition… ou pas selon l’ordre d’arrivée des candidats de gauche au 1er tour et l’éventualité du rejet par une partie de leurs électeurs, de l’offre

Enquête réalisée entre le 14 février et le 1er mars 2026 auprès de 895 répondants anonymes, lecteurs de Tout-Metz, classés selon 3 groupes principaux, 603 indiquant voter à Metz, 158 indiquant voter dans l’une des communes de la métropole, en précisant laquelle. Cette enquête n’est pas un sondage au sens de la loi française du 19/07/1977, elle ne présente donc pas les garanties de méthode et de de représentativité exigées d’un sondage électoral. 

Ville(s) / territoire(s) :
Personnalité(s) :

Un commentaire

  1. Si les écolos passent , c’est que le messins n’auront rien compris au bilan catastrophique de la gestion des villes écologiques,
    Dans l’Histoire, la politique économique gauchiste a toujours été une catastrophe,
    Nous serons tous égaux mais tous pauvres ! A bon entendeur !

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