Ce vendredi 13 février 2026, les services de la préfecture de la Moselle, des forces de l’ordre et des parquets ont présenté le bilan de la délinquance dans le département en 2025. C’était l’occasion de dresser les grandes tendances alors que 50 000 faits ont été comptabilisés, soit une progression de 4,5 % par rapport à 2024.

Si la Moselle reste en deçà de la moyenne nationale, c’est bien une hausse générale de la délinquance que révèlent les données de l’année 2025. Des chiffres à remettre en perspective selon le préfet de la Moselle, Pascal BOLOT : « Si on a constaté un petit peu plus de faits, c’est aussi parce qu’on a été beaucoup plus présents. Quand on est présent dans les trains, quand on est présent dans les gares de bus, par définition, on relève naturellement plus d’infractions », explique-t-il, citant une présence sur le terrain de 7 % supérieure à l’année dernière.
1,2 millions d’heures de patrouilles ont été réalisées sur la voie publique et au total 190 policiers et gendarmes ont été blessés dans l’exercice de leurs fonctions. Plus d’un refus d’obtempérer par jour (379) a été recensé l’an dernier, et ce n’est qu’un des problèmes auxquels les agents sont confrontés. « Le rapport à l’autorité n’est plus ce qu’il était », note le préfet, qui fait d’ailleurs part de tensions grandissantes sur certains secteurs.
Le narcotrafic, la sécurité routière, la lutte contre les violences du quotidien sont autant de sujets qui ont mobilisé les forces de l’ordre au cours de l’année écoulée. Pascal BOLOT fait le point sur le bilan 2025 et les perspectives 2026 au micro :
Voici quelques chiffres à retenir :
- 77 : nombre de points de deal et trafics démantelés grâce au harcèlement des réseaux
- 2 tonnes : volume total de produits stupéfiants saisis par les forces de l’ordre (police et gendarmerie
- 5 732 000 € : montant (record) des avoirs criminels saisis sur le territoire
- + 745 % : augmentation du nombre d’amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants sur 5 ans
- 10 % : hausse des cambriolages constatée sur le département.
- 379 : nombre de refus d’obtempérer recensés
- 477 : nombre d’opérations menées spécifiquement pour lutter contre le fléau des rodéos urbains
- 14 477 : nombre d’opérations de sécurisation dans les transports en commun et les gares
- + 4 % : hausse des violences intrafamiliales
- 104 : nombre de « Téléphones Grave Danger » (TGD) actifs pour protéger les victimes de violences conjugales
- 424 : prévenus condamnés par le tribunal correctionnel de Metz pour des faits de VIF
- 277 : nombre de communes mosellanes désormais équipées de vidéoprotection
- 2 512 : nombre d’étrangers en situation irrégulière interpellés (+29 % par rapport à 2024)
Sur 13 800 affaires poursuivables traitées par les parquets de Metz, Thionville et Sarreguemines, plus de 8 000 font l’objet de poursuites pénales tandis que 3 400 ont été résolues par des alternatives. « Dès que possible, les parquets utilisent les mécanismes dont ils disposent pour avoir une réponse rapide », détaille David TOUVET, procureur de la République près du le tribunal judiciaire de Metz. Une hausse de +340 % du « plaidé coupable » est notamment à signaler.
Le bilan complet est à télécharger en ligne, en cliquant ici.