Politique & social

Résultats chiffrés de notre enquête de lectorat sur le bilan de François Grosdidier à la ville et à la métropole

A chaque mandat municipal son histoire, son héritage, son contexte et ses imprévus (pas forcément tous) imprévisibles, ses succès et ses déboires. Ainsi en est-il pour le premier mandat de François GROSDIDIER, à la fois maire sortant de la ville de Metz, et Président sortant de Metz Métropole, comme pour son prédécesseur. Alors que se profile un nouveau rendez-vous électoral les 15 et 22 mars pour les élections municipales 2026, François GROSDIDIER demande aux électeurs messins de le réélire pour un mandat de 7 ans, et s’il est élu, il demandera aux conseillers métropolitains (et pas aux électeurs, lire ici) de le prolonger pour cette même durée.

A la question « Stop ou encore ? », il convient de proposer un bilan aussi factuel que possible, si tant est que la neutralité puisse être compatible avec la politique, pour appuyer son raisonnement. Qu’en est-il des réalisations, sur quoi les oppositions ont-elles formé les principales critiques, quelles actions ont déclenché des discussions et réactions importantes… Résumer plus de 2000 jours de mandat en un article est un exercice complexe, que nous avons tenté, et que nous vous proposons de consulter dans cet autre article.

Mais au-delà de notre travail d’observateurs de la vie publique et politique du territoire (Tout-Metz est un média indépendant créé en 2007), nous avons souhaité nous pencher sur les avis des principaux intéressés : les habitants de ce territoire, ceux qui ont voté en 2020 et/ou qui vont voter dans un peu moins de 2 semaines, ceux qui vivent la ville dans toutes ses dimensions, qui la pratiquent à longueur de journée, qui ont connu l’avant, et peuvent le comparer au maintenant.. et qui lisent nos articles.

Au menu de ce bilan chiffré de l’avis de nos lecteurs, vous retrouverez dans cet article :

  • La mesure de la satisfaction globale
  • La polarisation marquée dans les avis par thème : sujets appréciés, et sujets qui fâchent
  • La sécurité : un axe fort du mandat aux résultats surprenants
  • Sociologie : avis par le prisme des tranches d’âge des participants
  • Géographie : des avis qui diffèrent aussi selon les quartiers de la ville
  • Le poids des affaires judiciaires de François GROSDIDIER
  • La comparaison avec le mandat précédent de Dominique GROS
  • Avis sur la présidence de la Métropole, et comparaison avec le mandat de Jean-Luc BOHL, le prédécesseur
  • Un résumé général

Avis des lecteurs : le bilan chiffré de notre grande enquête d’opinions

Entre le 14 février et le 1er mars 2026, Tout-Metz a proposé à ses lectrices et lecteurs de participer librement à une grande enquête en ligne, dont une partie était tournée sur le bilan des mandats de François GROSDIDIER à la ville et à la métropole (l’autre partie regarde vers les attentes pour l’avenir et les intentions de vote). Les résultats de cette partie de l’enquête sont détaillés ci-dessous. Ils apportent leur lot de surprises, de confirmations, mais aussi d’interrogations sur ce que nos lecteurs disent de ces deux mandats simultanés. 

Près de 900 participants (895 très exactement), répartis en trois groupes distincts (votants à Metz, votants dans la métropole hors Metz et votants hors Metz métropole), ont ainsi partagé anonymement leur point de vue sur une grille commune. Nous ne nous concentrerons que sur les deux premiers groupes. Cette enquête n’est pas un sondage au sens de la loi française du 19/07/1977, elle ne présente donc pas les garanties de méthode et de de représentativité exigées d’un sondage électoral.  

Des lecteurs de tous les âges, de tous les quartiers, de toutes les communes de la métropole, de toutes les orientations politiques ou façons de voter ont participé. Plus de 30 critères ont été évalués, tout cumulé, ce sont donc près de 30.000 réponses qui ont ainsi été reçues, et pour lesquelles nous avons pu réaliser une analyse « multi-dimensionnelle ». Nous remercions toutes et celles et ceux qui ont pris le temps de répondre à cette enquête, et vous invitons à découvrir ci-dessous, les résultats chiffrés de leurs témoignages.

Une insatisfaction globale qui l’emporte sur la satisfaction

Le niveau de satisfaction globale concernant le bilan du maire sortant au niveau de la vie quotidienne, a été évalué sur une échelle allant de « Très insatisfait » à « Très satisfait », en passant par l’avis « Neutre ».

Le constat brut sur une note unique et globale indique que l’insatisfaction l’emporte haut la main, puisque 8 critères sur 12 donnent un carton jaune ou rouge à François GROSDIDIER et son équipe. Au cumul global des avis, on calcule 1748 opinions positives pour 4119 négatives (plus du double). Si l’on additionne les avis neutres aux avis positifs, l’écart se réduit, mais il reste tout de même un écart de 1138 avis négatifs sur le bilan global du mandat.

Au-delà de l’aspect négatif de cet indicateur global, notre enquête a permis de consulter les avis à l’échelle du détail des 12 critères, qui offre un contraste, mais aussi des précisions sur les thèmes pour lesquels les réponses ont été données.

A cette échelle, en cumulant les opinions positives et neutres, le maire sortant frôle la moyenne sur trois des douze critères : « Sécurité et tranquillité publique », « Aménagement urbain et cadre de vie » et « Politique culturelle, événementielle et sportive ».

Sur la propreté de la ville, toujours en cumulant les opinions positives et neutres, le bilan du mandat s’exprime légèrement au-dessus de la moyenne, c’est le seul critère qui émerge ainsi, et pour lequel un consensus suffisant remet un satisfecit à la majorité sortante. Ceci ne se vérifie pas si l’on ne compare que les avis positifs avec les avis négatifs.

Une polarisation marquée, des sujets qui fâchent vraiment, d’autres plus positifs

Derrière les répartitions cumulées présentées ci-dessus se cache une polarisation importante des opinions individuelles, qui se divisent en deux blocs très contrastés. Ainsi, une partie des évaluations est presque binaire (un mot souvent utilisé par François GROSDIDIER pour qualifier son opposition) et très clivée.

Les principaux points de crispation au quotidien qui cristallisent particulièrement les critiques touchent : 

  • aux mobilités et aux déplacements : il est frappant de constater que les répondants sont très souvent simultanément mécontents de la « Circulation (voiture) et stationnement » et de la « Mobilité urbaine douce (pistes cyclables, piétons) ».
  • à l’attitude politique et à la proximité : les critères « Attitude politique générale (habitants, opposition, médias, autres…) » et « Proximité et implication des élus » recueillent de très nombreux avis « Très Insatisfait(e) », rejoignant le reproche global d’un manque d’écoute flagrant.
  • ces reproches sont particulièrement exprimés dans les avis en texte libre, juste après le manque de transparence sur la gestion des fonds publics.

Heureusement pour François GROSDIDIER, il existe quelques domaines aux avis plus nuancés.

Ainsi, dans le détail des avis au sein des électeurs insatisfaits, certains critères de la vie quotidienne échappent à la sanction systématique et reçoivent des avis « Neutre » ou « Satisfait(e) ». C’est notamment le cas pour le tourisme et l’image de la ville (qui inclut la Serpentine). Comme vu plus haut, la propreté de la ville et la gestion des déchets satisfont malgré tout certains habitants qui sont par ailleurs très critiques sur le reste du bilan.

La sécurité : un axe fort du mandat, qui ne paye pas

Avec deux fois plus de mécontents que de satisfaits parmi les répondants, les avis sur le thème de la sécurité et de la tranquillité publique constituent une « surprise » apportée par cette enquête, car onn y retrouve pas la dualité claire exprimée ci-dessus. Sur ce thème, faut ajouter les avis neutres aux avis positifs pour s’approcher de la moyenne, qui reste tout de même à bonne distance.

Là où François GROSDIDIER a battu le fer pendant tout son mandat (des millions investis dans la vidéosurveillance et un CSU, renforcement des effectifs et métropolisation de la police municipale notamment), ne cessant de narrer sur sa page Facebook ce qu’il estimait être les succès de ses dispositifs de sécurité, le maire sortant n’engrange pas les points qu’il attendait probablement sur le thème le plus important dans la liste des attentes des habitants, c’est même le contraire.

Soutenu par les plus âgés, mais rejeté par les jeunes, le « choc » des générations

Lorsque l’on analyse l’orientation des avis au regard de la sociologie des participants à l’enquête, le constat est marquant : la pyramide des âges des répondants présente un net déséquilibre dans la perception du bilan par les participants dont voici la répartition : 

Si l’on prend un raccourci, le maire sortant pourra s’appuyer sur un socle électoral assez clair lors du prochain scrutin : les seniors (65 ans et plus) sont ses plus fervents défenseurs, se déclarant globalement très satisfaits des volets sécurité, propreté et événements. À l’inverse, il fait face à un rejet franc et massif de la part des jeunes (18-35 ans), qui se montrent très critiques concernant le manque de transparence, d’écoute, et le manque d’ambition sur les mobilités douces et l’écologie.

Lorsque l’on entre dans le détail, l’analyse des réponses permet de dégager de nettes tendances qualitatives (majorité de positif, négatif ou polarisation) selon les différentes tranches d’âge.

Au niveau des 18-25 ans et des 26-35 ans (jeunes et jeunes actifs), la tendance moyenne est très nettement négative

  • dans ces deux tranches d’âge, le bilan est massivement jugé « MOINS BIEN » que le précédent ou « PAREIL », et les notes globales attribuées dépassent rarement 1 ou 2 sur 5. Le sentiment de satisfaction y est rare.
  • l’évaluation thématique est conforme. Les mentions « Insatisfait(e) » ou « Très Insatisfait(e) » font consensus sur presque tous les sujets.
  • les rejets massifs : La « mobilité urbaine douce (pistes cyclables, piétons) », l’« attitude politique générale » et la « proximité et implication des élus » concentrent de profondes insatisfactions. L’aménagement urbain et l’attractivité économique sont également très critiqués.
  • les nuances : Seuls de rares critères comme le « tourisme et l’image de la ville » ou la « politique culturelle » parviennent occasionnellement à recueillir la mention « Neutre » ou « Satisfait(e) » au milieu de bulletins par ailleurs très critiques.

Sur la tranche des 36-49 ans, il n’y a pas de moyenne modérée, l’avis global est très polarisé

  • cette tranche d’âge se divise en deux blocs de taille très significative : d’un côté des évaluations très dures (« MOINS BIEN », notes de 1/5) et de l’autre des soutiens francs et massifs (« MIEUX », notes de 4/5 ou 5/5). Peu de réponses au centre du jeu.
  • le « bloc négatif » attribue la note « Très Insatisfait(e) » à pratiquement toute la grille, sanctionnant tout particulièrement la circulation, le stationnement, l’aménagement urbain et le manque d’écoute de l’équipe municipale.
  • le « bloc positif » valide l’ensemble de l’action municipale en cochant « Satisfait(e) » ou « Très Satisfait(e) » partout, avec de très bons retours sur la sécurité, la propreté, la gestion des déchets et les infrastructures.

Les 50-64 ans, sont à l’image des 36-49 ans : la tendance est à la fracture totale entre des avis très positifs et très négatifs.

  • chez les mécontents, les critiques les plus rudes (« Très Insatisfait(e) ») visent l’attitude politique, la proximité des élus, le soutien aux associations, le commerce local, et les mobilités (douces et automobiles).
  • chez les satisfaits, les électeurs distribuent des « Très Satisfait(e) » sur l’action sociale, la sécurité, le tourisme, la propreté, la culture et le cadre de vie en général.

Enfin, au niveau des 65 ans et plus, bien qu’un socle d’opposants sévères demeure très actif (jugeant le bilan « MOINS BIEN »), c’est dans cette tranche d’âge que l’on observe le bloc d’avis positifs le plus robuste et assumé

  • les répondants qui estiment que le mandat est « MIEUX » sont bien plus nombreux et accordent des notes de 4 ou 5 sur 5
  • les points forts (pour le bloc positif) : la gestion des déchets, la propreté, la sécurité et tranquillité publique, le tourisme et l’image de la ville, ainsi que la politique culturelle recueillent une profusion d’avis « Satisfait(e) » et « Très Satisfait(e) ».
  • les points faibles (pour le bloc négatif) : les retraités insatisfaits rejoignent les autres générations en attribuant des évaluations « Très Insatisfait(e) » sur la mobilité urbaine douce, la circulation, l’aménagement urbain et l’attitude politique. L’insatisfaction concernant la fiscalité (prix du stationnement) et l’accès aux transports (Le Met) y est aussi régulièrement soulignée.

Si l’on observe la satisfaction concernant le bilan du maire sortant au niveau des situations de vie des habitants, le contraste est moins marqué. Sur la base d’une notation relativement simple ( de 1 à 5), avec trois évaluations juste sous la moyenne et deux à la moyenne, les critères reliant la ville aux différentes « configurations de la vie » ne font pas émerger un grand enthousiasme, mais ne soulignent pas de problème majeur.

Des avis qui diffèrent selon les quartiers de la ville

Notre grande enquête nous a également permis de distinguer les avis selon les quartiers de résidence des participants qui votent à Metz. Bien que les avis soient globalement très polarisés dans toute la ville, on peut regrouper les quartiers selon trois grandes dynamiques :

1. Les quartiers à dominante très négative (Sablon, Plantières, Amphithéâtre, Gare). La moyenne des avis y est la plus sévère. Le bilan global est très majoritairement jugé insatisfaisant, avec une forte proportion d’électeurs souhaitant l’élection d’un autre maire.

  • à Plantières et au Sablon, l’aménagement urbain et le cadre de vie font l’objet d’un rejet massif. Dans la zone d’expression libre, les électeurs participants y dénoncent la « bétonisation », un « massacre du centre ville », ou encore une gestion via un « système vertical autoritaire ». L’insatisfaction est également totale sur l’écologie, les mobilités douces et la proximité avec les élus.
  • dans le secteur Gare et Amphithéâtre, l’insatisfaction se concentre particulièrement sur la circulation, le stationnement, et les transports en commun (Le Met).

2. Les quartiers de l’Est fortement critiques (Queuleu, Grange-aux-Bois / Grigy). La tendance penche nettement vers le négatif, y compris chez une partie de l’électorat senior. Le sentiment d’un manque d’écoute de la part de la mairie y est particulièrement palpable.

  • les habitants de ces quartiers distribuent de nombreuses mentions « Très Insatisfait(e) » concernant la circulation automobile, les infrastructures de transport en commun, et le soutien aux associations.
  • toutefois, la gestion des déchets et la propreté parviennent parfois à recueillir des avis « Neutre » ou « Satisfait(e) ».

3. Les quartiers d’hyper-polarisation et de fracture (Ancienne Ville, Sainte-Thérèse / Nouvelle Ville, Devant-les-Ponts). On n’y retrouve pas de moyenne modérée. Ces quartiers sont coupés en deux blocs opposés de taille équivalente : des soutiens francs accordant la note maximale, et des détracteurs attribuant la note minimale.

  • dans l’Ancienne Ville (Metz-Centre) : les électeurs satisfaits (souvent plus âgés) valident totalement la sécurité, la propreté, et le tourisme/image de la ville. À l’inverse, les jeunes actifs y sont farouchement opposés au bilan environnemental et à la politique des mobilités douces. Ils fustigent le manque de transparence et la Serpentine.
  • à Sainte-Thérèse et Devant-les-Ponts : la fracture se cristallise sur la voiture et l’urbanisme. Le bloc satisfait valide l’action sociale et le cadre de vie, tandis que le bloc insatisfait sanctionne lourdement le stationnement, le prix de la fiscalité locale et le manque d’aménagements cyclables.

4. Les quartiers aux avis plus nuancés (Les Îles, Patrotte / Metz-Nord). Ce sont les quartiers où l’on observe la plus grande proportion d’avis « Neutre » ou globalement satisfaits, permettant de dégager une moyenne plus clémente.

  • dans le quartier des Îles, même les électeurs souhaitant un changement politique reconnaissent souvent une satisfaction quant à la propreté, la gestion des déchets (bacs, PAV) et les infrastructures (piscines, culture, sport).
  • à la Patrotte / Metz-Nord, la sécurité et la tranquillité publique recueillent plusieurs évaluations très positives de la part de résidents soutenant l’équipe en place, bien que les plus jeunes de ce quartier restent insatisfaits de la politique d’attractivité économique et des transports.

Les affaires judiciaires comme un boulet

Par contre, les affaires judiciaires de François GROSDIDIER, pour lesquelles il a toujours joué la carte de la victime dans son discours, ont un impact considérable sur le point de vue des répondants, 70% d’entre eux indiquent la perception négative générées par ces interactions avec la justice.

Une comparaison avec Dominique GROS qui fait mal

Quand il s’agit de comparer le mandat de François GROSDIDIER avec celui de son prédécesseur Dominique GROS, impossible de retrouver dans les avis des participants, le niveau de critique particulièrement élevé régulièrement mis en avant au cours du mandat.

Au contraire, sur les seuls critères d’appréciation marqués, les répondants ne sont pas tendres avec le maire sortant. Il faudrait ajouter aux avis positifs ceux qui n’ont pas constaté de changement pour inverser la tendance, mais cela ne constitue pas un plébiscite. Où est la prime au sortant ?

Une présidence de la Métropole en demi-teinte, considérée comme moins bonne que celle de son prédécesseur 

La métropole, où se concentrent tous les jours un peu plus les missions et le pouvoir, commence à entrer dans la vie quotidienne des habitants. Des critères que nous avons souhaité évaluer au niveau des habitants de la ville, ainsi qu’au niveau des habitants de la métropole.

Commençons pas la note générale du niveau de satisfaction comparée avec celle du mandat de Jean-Luc BOHL, le prédécesseur de François GROSDIDIER à la présidence de la métropole, une évaluation sur une échelle de 1 à 5.

Du côté des participants qui votent à Metz, Jean-Luc BOHL est au-dessus de la moyenne avec une note à 2,63/5, alors que François GROSDIDIER, qui n’a pas eu à essuyer les plâtres des travaux des lignes Mettis A et B (et à peine ceux de la ligne C), ni d’une bonne partie de la conteneurisation, affiche un 2,32/5 bien terne.

Sur ces mêmes critères, du côté des participants de la métropole (hors Metz), François GROSDIDIER fait mieux avec une note à 2,86/5, loin derrière Jean Luc BOHL qui annonce 3,21/5.

Des habitants de la métropole qui expriment très clairement leur souhait de voir les candidats dans leur propre commune dire à l’avance pour qui ils voteront à la présidence de la métropole : 73% des répondants exige la transparence de leurs propres candidats sur cette sorte de vote par procuration qu’ils confient, par obligation, à la future équipe dirigeante de leur commune. Pour en savoir plus à ce sujet, cliquez ici.

Si l’on entre dans le détail des missions de la métropole et du niveau de satisfaction du bilan de la collectivité sous la présidence de François GROSDIDIER sur une échelle allant de « très insatisfait » à « Très satisfait », là aussi, les participants ont la dent dure.

En résumé

Faire le « bilan du bilan » de cette enquête est un exercice complexe, car de nombreuses données nuancent chaque point, des données dans lesquelles se cachent probablement encore d’autres enseignements.

Le positif

Le tourisme, l’image de la ville et la politique événementielle : ce sont les domaines qui recueillent régulièrement les meilleurs niveaux de satisfaction parmi ses soutiens. De nombreux répondants se disent « Satisfait(e) » ou « Très satisfait(e) » concernant l’image de la ville, le tourisme et la politique culturelle et événementielle.

Pour la frange de la population satisfaite de son mandat, les aménagements et les infrastructures (culturelles, sportives) sont souvent perçus positivement. La propreté et la sécurité sont des sujets clivants, perçus comme de vraies réussites par l’électorat favorable au maire sortant, qui se déclare très satisfait de la sécurité, de la tranquillité publique et de la gestion des déchets. L’opposition juge quant à elle bien plus sévèrement le bilan de la majorité sur ces thèmes.

Le négatif

La circulation et le stationnement constituent l’un des points noirs du bilan. Même chez des électeurs au profil plus neutre, ces questions récoltent un très grand nombre d’avis « Insatisfait(e) » ou « Très Insatisfait(e) ». Le développement des pistes cyclables, la place des piétons, ainsi que l’environnement et la transition écologique suscitent une forte insatisfaction chez une grande partie des répondants.

L’attitude politique générale (envers les habitants, l’opposition, les médias) est aussi extrêmement critiquée. Plusieurs répondants motivent leur souhait de changer de maire par un « Manque de transparence dans la gestion des fonds publics », un « Manque d’écoute des citoyens ». La hausse des impôts constitue un motif de forte insatisfaction pour de très nombreux habitants de Metz et de la métropole tandis que la politique du logement (rénovation, construction) est régulièrement classée parmi les domaines où les habitants sont les plus insatisfaits.

En synthèse, François GROSDIDIER s’appuie sur un socle d’électeurs louant l’amélioration de l’image de la ville, son attractivité événementielle et son cadre de vie global. À l’inverse, ses détracteurs lui reprochent vivement sa gestion des mobilités (voitures comme vélos), la hausse de la fiscalité, ainsi qu’une gouvernance jugée peu à l’écoute et manquant de transparence.

On peut clairement comprendre que la frange la plus opposée à François GROSDIDIER n’a pas été tendre dans les notes. Mais l’analyse des réponses des répondants ayant indiqué être ses électeurs (ceux qui ont voté pour lui en 2020 ou qui déclarent vouloir poursuivre avec lui en 2026) montre que, même s’ils valident globalement son bilan, ses propres soutiens n’hésitent pas à formuler des critiques marquées sur sa méthode et certaines de ses politiques.


Enquête réalisée entre le 14 février et le 1er mars 2026 auprès de 895 répondants, lecteurs de Tout-Metz, classés selon 3 groupes principaux, 603 indiquant voter à Metz, et 158 indiquant voter dans l’une des communes de la métropole, en la précisant. Cette enquête n’est pas un sondage au sens de la loi française du 19/07/1977, elle ne présente donc pas les garanties de méthode et de de représentativité exigées d’un sondage électoral.

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4 commentaires

  1. Bonsoir
    J’ai répondu 3 fois au questionnaire il me semble lorsque je voulais accéder à un article, à chaque fois avec mon téléphone. Aucun message ne m’a Indiqué que j’avais déjà voté.
    Quels étaient les contrôles et les méthodes statistiques appliquées pour ce sondage ?
    Merci d’avance pour votre réponse !

    1. Bonjour Madame Fritsch,
      nous vous connaissons bien pour tous vos commentaires visant à défendre François GROSDIDIER sur les réseaux sociaux contre vents et marées, commentaires que vous copiez-collez partout à la moindre critique. Vous y consacrez beaucoup de temps.
      Peut-être l’avis de de nos lecteurs ne vous plaît-il pas ? De là à tenter de le salir il y a un pas que vous franchissez visiblement très vite.
      Avant de vous répondre directement, indiquons ici à nos lecteurs qui vous êtes : conseillère municipale dans l’équipe de François GROSDIDIER, Adjointe de quartier – Metz, 16e Vice-Présidente déléguée Stratégie métropolitaine, Membre du Bureau métropolitain, Déléguée titulaire au sein des commissions Ressources et stratégie, Logement (source : https://www.eurometropolemetz.eu/l-eurometropole/l-organisation-de-l-eurometropole/institution/les-elus-de-l-eurometropole-de-metz/elu/anne-fritsch-renard)

      Votre tentative de décrédibilisation de nos chiffres ne vous honore pas :
      – à la fois pour avouer avoir tenté de manipuler notre enquête en disant y avoir répondu trois fois
      – mais surtout parce qu’il ne vous a pas été possible de répondre plusieurs fois sans mettre en place volontairement des processus de contournement des règles… pour tenter de manipuler les statistiques. Pour une élue, des questions se posent.

      En résumé, votre commentaire visant à salir délibérément notre travail, et à mettre en doute notre intégrité interroge.
      Vous êtes ici sur un média sérieux et apolitique.
      Nous nous connaissons, et vous avez mon numéro de téléphone direct, si d’aventure vous aviez rencontré un souci.

      Je suis impatient de vous croiser pour parler de votre honnêteté intellectuelle Madame Fritsch, du sens des responsabilité et de l’exemplarité que l’on peut attendre d’une élue également.

      Cordialement.
      Le rédacteur en chef.

  2. Bonjour,
    Cette enquête semble être un peu biaisé vu qu’il s’agit que de vos lecteurs, qui ne représente pas forcément la réalité des habitants.
    Le résultat sur la propreté m’a conforté dans cette idée, avec un nombre important de personnes insatisfaits ou très insatisfaits alors que la ville n’a jamais été aussi propre que depuis l’arrivée de Mr Grosdidier et son équipe à la mairie. Metz a d’ailleurs, si je ne me trompe pas, été élu ville la plus propre de France dernièrement. Messin de naissance, et ayant habité 6 ans à Paris dernièrement, je peux vous garantir que Metz est extrêmement propre (c’est d’ailleurs un des aspects qui m’a fait revenir dans la région). Ce que ne reflète absolument pas le résultat, et me permet de douter de l’objectivité des personnes ayant votés (en période électorale, les opposants ne se gènent pas pour faire ce genre de chose pour salir un bilan même positif…)

    Mon commentaire n’a pas pour but de salir vos lecteurs comme vous le faites remarquer sur un autre commentaire, mais je m’étonne des résultats sur des sujets aussi flagrant que la propreté et la sécurité (quoi qu’on en dise, il y a plus de police municipale maintenant, les caméra fonctionnent et les agresseurs/voleurs sont très souvent arrêtés en très peu de temps, malheureusement nous ne sommes pas dans Minority Report, il n’est pas encore possible de prévoir une agression à l’avance)

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire.
      L’enquête concerne l’avis de nos lecteurs, en ce sens elle n’est pas biaisée : les résultats représentent les avis qu’ils ont exprimés, nous n’avons rien modifié / supprimé / écarté…
      Ce que vous considérez comme un biais, c’est la comparaison avec le travail scientifique d’un institut spécialisé dans d’autres formes d’enquêtes, avec d’autres méthodes. Il est clairement indiqué partout que ce n’était pas là l’exercice auquel nous nous sommes attelés.
      Il y a, dans l’opinion de nos lecteurs, toute une série d’informations intéressantes à observer, à prendre en compte.

      Votre avis sur la propreté de la ville, la « distinction » reçue sur la propreté sont deux choses. La perception et l’expression de cette perception par les lecteurs en est une autre, un peu différente (pas totalement si vous lisez bien l’article). Si une partie des participants expriment leur opposition à un candidat par ce biais, c’est aussi une forme d’information. Vous doutez de leur objectivité et c’est votre droit le plus strict. En tant qu’ancien membre du comité de soutien de M. Grosdidier (municipales 2020), êtes-vous objectif ? Et malgré cela, est-ce pour autant que vous ne dites pas la vérité ? Ou juste celle des rues et des horaires où vous passez ? Comparer la propreté de Metz et de Paris.. est-ce que cela constitue un biais ? Le sujet de l’objectivité et de la subjectivité sont piégeux, chacun a son propre point de vue et il peut varier au cours du temps et selon les situations.

      Les résultats de cette enquête nous ont aussi, pour partie, étonnés.
      Leur analyse peut, elle aussi, dépendre du point de vue que l’on adopte.
      Par exemple : les avis sont plutôt bien orientés (a minima par rapport à d’autres) sur la sécurité. Et dans notre article « bilan des promesses » (ici : https://tout-metz.com/municipales-2026-metz-francois-grosdidier-bilans-1er-mandat-2026-845364) nous écrivons clairement (il ne s’agit pas de résultat d’enquête dans cet article) que la promesses a été tenue.
      Dans les résultats de notre enquête sur les attentes de nos lecteurs (article paru ici : https://tout-metz.com/attentes-electeurs-municipales-2026-metz-retour-enquete-845626) on constate que les répondants, finalement, demandent encore plus de sécurité. Est-ce là une critique du mandat ? un plébiscite (« on en redemande ») ?
      Et pour finir sur ce seul sujet de la sécurité, il est de notoriété publique qu’il y a une différence réelle entre la perception (le sentiment d’insécurité) et la réalité des chiffres. Une agression un soir a plus d’impact sur l’opinion que 30 soirs sans agression. Il y a aussi l’éclairage public, la visibilité des patrouilles, la présence de points d’alerte ou de refuge…

      En résumé, nous avons conscience que certains résultats, la répartition chiffrée des avis de nos lecteurs, puissent chiffonner certains candidats, leurs équipes, leurs soutiens, jusqu’à l’habitant non-militant qui fait un constat différent ou dont le positionnement politique influe sur son analyse.
      Mais ces chiffres alimentent aussi un débat, des réflexions, et comme vous le faites dans votre commentaire, des prises de position ou des interrogations quant aux écarts (qui ne sont pas que dans notre enquête d’opinion) entre la perception de certaines réalisations ou échecs, et la réalité perçues par d’autres, ou par ceux qui ont initié (ou pas fait, ou pas fait assez) des actions.

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