Politique & social

Grand Est : Franck Leroy veut un « plan d’urgence européen » pour l’agriculture 

Présent hier à Metz pour la conférence de présentation des Terres de Jim 2026, Franck LEROY, président de la région Grand Est, tire ce mardi 25 août 2026 la sonnette d’alarme sur la situation des agriculteurs. Dans un courrier, il demande à l’Union européenne la mise en place immédiate d’un plan pour sauver les exploitations d’aujourd’hui tout en préparant le monde agricole de demain.

Franck LEROY à la conférence Les Terres de Jim (photo d’illustration).

Les multiples canicules et la sécheresse ont fait souffrir cette année encore les filières agricoles de la région. Des grandes cultures à l’élevage, en passant par les maraîchers et les viticulteurs, les pertes de récolte sont considérables. La production de pommes de terre chute de 20 à 50 % par rapport à l’année précédente, tandis que certains producteurs de fruits et légumes ont perdu jusqu’à 80 % de leur production.

Dans les élevages, l’absence de repousse de l’herbe fait baisser la production de lait. De leur côté, les vignobles ont dû lancer des vendanges historiquement précoces pour sauver des grappes éprouvées par le manque d’eau. Ève MAURICE, présidente de l’AOC Moselle, s’était d’ailleurs exprimée pour Tout-Metz sur l’état de la vigne mosellane : cliquez ici pour retrouver l’article.

« Il n’y a pas de souveraineté européenne sans agriculture forte »

Au sein de sa lettre personnellement adressée à Ursula VON DER LEYEN, présidente de la Commission européenne, Franck LEROY réclame une intervention financière rapide pour « soutenir les trésoreries des exploitations, compenser les pertes les plus graves et prévenir les abandons, les décapitalisations et les faillites » d’agriculteurs touchés par les aléas climatiques de l’été.

L’élu insiste sur l’importance du monde agricole. « Il n’y a pas de souveraineté européenne sans agriculture forte. Et il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans agriculteurs capables de vivre de leur métier », écrit-il. Franck LEROY souhaite également que l’Union européenne prépare au mieux les exploitations aux crises futures. Selon lui, cela passe par des investissements massifs dans la gestion de l’eau, l’amélioration des sols, la modernisation des équipements et l’aide à l’installation des jeunes.

Tandis que l’UE travaille actuellement à sa programmation budgétaire post-2028, le président de région veut « sanctuariser » la Politique agricole commune.

« L’Europe a su bâtir des réponses communes puissantes lorsque sa sécurité, son économie ou son indépendance étaient menacées. Elle doit aujourd’hui faire preuve de la même détermination pour son agriculture. Sauver nos exploitations, préparer leur adaptation et garantir notre souveraineté alimentaire : c’est un impératif vital pour l’avenir de notre continent. »

affirme Franck LEROY (communiqué de presse)
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