Actualité locale & société

Photo reportage : le départ des réfugiés de Metz Blida

Parfois, les mots peuvent ne pas suffire pour décrire une réalité. L’oeil du photographe apparaît, dès lors, comme le meilleur moyen de rendre compte d’une situation.

Ce mercredi 13 novembre 2013, 700 à 800 réfugiés ont quitté le campement de fortune qu’ils occupaient sur un parking de Metz Blida, à quelques centaines de mètres du centre ville, pour être relogés.

Le photographe Jean-Christophe VERHAEGEN a partagé cette étape de la trajectoire de ces familles…

Les familles albanaises, kosovares et bosniaques ont rejoint progressivement le camp de Metz Blida. Les bâches plastique et les toiles de tente sont leurs maisons, séparées par de petites allées.
Les familles albanaises, serbes, kosovares et bosniaques ont rejoint progressivement le camp de Metz Blida au cours de l’année.
Les bâches en plastique et les toiles de tente sont leurs maisons, elles sont séparées par de petites allées.
Partout dans le camp, des Unes du républicain Lorrain sont placardées. Elles annoncent le relogement prochain des familles. La plupart d'entre elles ne parlent ni ne lisent le français.
Partout dans le camp, des Unes du Républicain Lorrain sont placardées. Elles annoncent le relogement prochain des familles.
La plupart des habitants du camp ne parlent pas, et ne lisent pas le français.
Il est 07h30 à Metz Blida. Après le briefing des personnels de la préfecture et des bénévoles des associations, la nouvelle est annoncée en plusieurs langues grâce à un mégaphone aux réfugiés.
Il est 07h30 à Metz Blida ce 13 novembre 2013. Après le briefing des personnels de la préfecture et des bénévoles des associations,
la nouvelle est annoncée en plusieurs langues aux réfugiés, à l’aide d’un mégaphone.
Une fois que les traducteurs ont fini de transmettre le message, les réfugiés venus aux nouvelles applaudissent. Ce soir, ils dormiront au chaud.
Une fois que les traducteurs ont fini de transmettre le message, les réfugiés venus aux nouvelles applaudissent.
Ils avaient été avertis que la journée serait spéciale. Ce soir, ils dormiront au chaud.
Les bénévoles des associations, qui ont aidé les réfugiés depuis plusieurs semaines, répondent tant bien que mal à leurs interrogations.
Les bénévoles, les personnels de la préfecture et les traducteurs se séparent en 3 équipes. Ils vont parcourir les allées pour transmettre les instructions sur l’organisation du départ.
Les bénévoles, les personnels de la préfecture et les traducteurs se séparent en 3 équipes. Ils vont parcourir les allées pour transmettre les instructions sur l'organisation du départ.
Les bénévoles des associations, qui ont aidé les réfugiés depuis plusieurs semaines, répondent tant bien que mal à leurs interrogations.
Peu à peu au cours des semaines et des mois de présence à Blida, les familles ont tenté de constituer un semblant d'habitat. Ici un renard empaillé trouvé dans une poubelle avait servi de décoration.
Peu à peu au cours des semaines et des mois de présence à Blida, les familles ont tenté de constituer un semblant d’habitat.
Ici un renard empaillé trouvé dans une poubelle avait servi de décoration. Il restera sur place après le départ de la famille.
Un numéro est transmis à chaque famille. Il s'agit du numéroi qui leur permettra d'identifier le bus dans lequel ils devront prendre place pour rejoindre leur logement.
Un carton portant un numéro est transmis à chaque famille. Il s’agit du numéro qui leur permettra d’identifier le bus dans lequel ils devront prendre place pour rejoindre leur logement.
Aucune destination précise n’est sensée être transmise, pas plus à la presse qu’aux réfugiés eux-même.
Parmi les réfugiés, on trouve près de 300 mineurs qui ont vécu sur ce parking, la même aventure que celle de leurs parents. Ils n'auront pas la possibilité d'emmener la totalité des quelques jouets dont ils ont pu disposer ici sur le camp.
Parmi les réfugiés, on trouve près de 300 mineurs qui ont vécu, sur ce parking, la même aventure que celle de leurs parents.
Ils n’auront pas la possibilité d’emmener la totalité des quelques jouets dont ils ont pu disposer ici sur le camp.
Quelques valises sur une palette, c'est tout ce qu'il reste à cette famille. Elle ne le sait pas encore, mais pour des raisons de place dans les bus, une partie de leurs maigres affaires resteront sur place.
Quelques valises sur une palette, c’est tout ce qu’il reste à cette famille de son périple et de son séjour.
Elle ne le sait pas encore, mais pour des raisons de place dans les bus, une partie de leurs maigres affaires resteront sur place.
A certains endroits du parking, les allées entre les tentes sont boueuses. Quelques planches glissantes permettent de circuler et d'emmener les bagages au point de départ.
A certains endroits du camp, les allées entre les tentes sont boueuses. Quelques planches glissantes permettent de circuler et d’emmener les bagages au point de départ.
Les bus arrivent, lorsqu'ils correspondent aux numéros transmis aux familles, c'est le départ. Ceux qui restent pour le moment ne savent pas s'ils reverront leurs compagnons d'infortune, car les familles sont envoyées aux quatre coins de la Lorraine.
Les bus arrivent. Lorsqu’ils correspondent aux numéros transmis aux familles, c’est le départ.
Ceux qui restent pour le moment ne savent pas s’ils reverront leurs compagnons d’infortune, car les familles sont envoyées aux quatre coins de la Lorraine.
Le parking qui sert de camp est entouré de grillages. Ceux dont le bus n'est pas encore arrivé regardent ceux qui embarquent.
Le parking qui sert de camp est entouré de grillages. Ceux dont le bus n’est pas encore arrivé regardent ceux qui embarquent.
Le départ se passe en présence des forces de police, mais l'ambiance n'est pas à la tension. Il s'agit simplement de s'assurer que tout se passe dans le calme.
Le départ se passe en présence des forces de police, mais l’ambiance n’est pas à la tension. Il s’agit simplement de s’assurer que tout se passe dans le calme.
Les familles attendent pour charger les soutes des bus avec leurs bagages plus réduits que prévu. Nul ne sait quel sera le parcours de cet enfant.
Les familles attendent pour charger les soutes des bus, avec leurs bagages plus réduits que prévu. Nul ne sait quel sera le parcours de cet enfant, mais il sera scolarisé à destination.
Dernière vérification avant la montée dans le bus. Les rérfugiés, à ce stade, ne savent toujours pas quelle sera leur destination, ni, au bout du chemin, s'ils partageront encore le quotidien des autres personnes dans le bus.
Dernière vérification avant la montée dans le bus. Les réfugiés, à ce stade, ne savent toujours pas quelle sera leur destination, ni, au bout du chemin,
s’ils partageront encore le quotidien des autres personnes dans le bus, et pour combien de temps. Les situations des uns et des autres diffèrent.

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Jean-Christophe Verhaegen est un photographe de presse professionnel free-lance, il est basé à Metz et pige régulièrement pour l’AFP, Le Parisien magazine… Pour consulter son site internet cliquez ici.

Les grands reportages photo : un nouveau style de parution sur Tout-Metz.com

Tout-Metz.com lance ici une nouvelle rubrique, celle des grands reportages photo, où l’image tiendra lieu de contenu principal, et le texte de la légende sera complémentaire, contextuel et factuel.

Lorsque l’actualité locale s’y prêtera, qu’elle soit dure comme ici, ou plus « légère », nous essaierons de vous faire vivre les moments forts, au coeur de l’action, à travers l’oeil du photographe. Des photographies sur toute la largeur de la page, qui racontent une histoire, qui ne laissent pas indifférent.

Désormais, ces reportages s’intégreront régulièrement dans le paysage de nos parutions.

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8 commentaires

  1. Bravo pour la nouvelle façon de diffusion des photos et surtout un GRAND BRAVO à Jean-Christophe Verhaegen !!!! elles sont magnifiques, et super d’avoir utilisé le noir et blanc!!!

  2. Excellent reportage. Bravo pour cette initiative. Ironie de l’actualité, Libé publie auj une édition SANS photos pour attirer l’attention sur les conditions de travail difficiles des photojournalistes.

    1. En espérant que la liberté d’expression existe vraiment sur ce site et que toute les opinions puissent avoir droit de parole, voici les photos sur la réalité de ce camp :
      http://pourmetz.com/demenagement-du-camp-de-demandeurs-dasile-avenue-de-blida-photos-video/

      C’est tout de suite moins classe que ce photo reportage orienté. Bienheureux que mes impôts financent cette idéologie gaucho-humaniste génératrice de malheur et de pauvreté.

      La suite dès l’arrivée des beaux jours. On en sera déjà à une trilogie. Combien d’épisodes avant une remise à plat de ce système ?

      1. Bonjour,

        1. Tout-Metz.com est un média indépendant et apolitique, et ce depuis 2006.

        2. Ces photos ont été prises dans la réalité. Peut-être pas celle que vous (ne) souhaitez (que) voir. Mettre en doute la réalité de ces photos n’au aucun sens. Et le rédacteur de ce commentaire était présent pendant plusieurs heures ce jour là. Et vous, y étiez-vous ?

        3. ces photos ne sont pas orientées, elles racontent ce qu’il s’est passé ce jour là, factuellement. Tout le reste n’est que le fruit de votre imagination, ou plutôt du fait que vous ne souhaitez voir que les faits qui vous intéressent. Nous avons photographié le départ de réfugiés, un point c’est tout.

        1. Je ne remet pas pas en cause la réalité de vos photos mais l’orientation qu’elles donnent.

          Ce reportage laisse penser qu’il s’agit de pauvres hères qui se seraient retrouvés dans cette situation suite à une catastrophe. Et puis vient enfin la libération de leur malheur par le relogement et la prise en compte de leur situation par les pouvoirs publics.

          Hors ces personnes ne sont pas arrivées par hasard. De 150 en juin, ils étaient plus de 700 à la date de l’évacuation.Il s’agit de filières immigrationnistes qui profitent de ces personnes en leur faisant miroiter une vie meilleur en France. Mais au détriment des Français eux-mêmes.

          Et oui, j’y étais. Tous les jours je les voyais vider la déchetterie (la nouvelle campagne de metz métropole sur la gaspillage me fait doucement sourire). Je voyais ces conteneurs déborder et ramassés tous les jours sans que ces personne ne payant la taxe ordure. Je voyais les vélos neuf, les vivres, les vêtement neufs, les soins gratuits. Et toutes ces associations pour qui l’humanisme n’existe que pour les étrangers. Que ce soit clair, mon, ressentiment ne va pas contre ces personnes mais contre tous ceux qui créent et organisent cette exploitation de la misère humaine.

          Moi je gagne le smic.
          Moi je me suis fais voler des vélos sans pouvoir porter plainte ni être remboursé ou financé.
          Moi je paye pour me soigner.
          Moi je paye une complémentaire.
          Moi je paye mon loyer (sans aucune aide de la CAF)
          Moi je paye ma taxe d’habitation
          Moi je paye ma nourriture
          Moi je paye mes vêtements (4-5 max par an).
          Moi je ne vais pas au cinéma
          Moi je ne vais pas au restaurant
          Moi je ne pars jamais en voyage
          ….
          Moi je suis un sale con de Français juste bon à me faire spolier pour financer cette idéologie digne des plus grande folies.

          Je ne vous raconte pas ma vie pour que vous vous apitoyiez, mais vouloir sauver le monde entier au détriment des siens ne fera qu’exacerber les tensions.

          A tous les donneurs de leçons sur les extrêmes et autres anathèmes, ne vous étonnez plus que les politiques actuels n’ait plus aucune légitimité pour le peuple !

  3. La simplicité des photos de Jean-Christophe Verhaegen, traduit cette triste réalité de l’Europe de la mondialisation.
    Elles permettent de montrer la misère des familles vivant dans des conditions précaires, à celles et ceux qui bien au chaud au fond de leur conformisme tirent des conclusions hâtives face à leur pseudo insécurité, stigmatisée par une certaine presse à sensation, face à cette population venu des Balkans à la recherche d’un bonheur imaginaire !
    La quête d’un modèle de normalité, fait souvent appelle à la peur et la lâcheté, l’histoire récente nous montre l’indicible barbarie de l’Homme par sa volonté à vouloir « normalisé »…
    Où sont les valeurs de mon pays, signataire de la déclaration universelle des droits de l’homme ?
    Jm

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