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Histoire du Mont Saint-Quentin

Dans le cadre de notre série d’articles sur l’histoire de Metz, ses contes et ses légendes, voici l’histoire du Mont Saint Quentin.

Le Mont Saint-Quentin se situe au Nord-Ouest de Metz. A ses pieds se trouvent les communes du Ban Saint-Martin, de Scy-Chazelles, de Plappeville, de Longeville et le quartier messin de Devant-les-Ponts.

Grâce à son altitude (358m), il a servi de poste d’observation et de barrière protectrice pour la ville de Metz. Mais il a aussi eu une vocation religieuse importante.

Metz vue du Mont Saint-Quentin, photo de Dider Duc

Vignes et chrétienté

Le Mont Saint-Quentin en lui-même n’a jamais vraiment été habité, mais les Gaulois y pratiquaient les rites de leur culte.

Plusieurs siècles plus tard, au milieu du Moyen Age, alors que la religion chrétienne était bien implantée dans nos régions, une église fut construite au sommet du Mont. Elle accueillait les paroissiens des communes de Scy, de Chazelles, de Plappeville et de Longeville.

Mais au 13e siècle, lorsque la paroisse est transportée à Scy, l’église est détruite et laisse place à un ermitage ainsi qu’une chapelle, qui disparaissent également pendant la Révolution.

Les basses pentes du mont et leur sol calcaire permettaient l’exploitation de vignes qui ont fait la renommée de certains villages ou quartiers, comme Vallière-les-Bordes ou Devant-les-Ponts. Le sol calcaire et la pente font que le sol est arrosé par la pluie sans que des flaques ne se forment, qui risqueraient de faire pourrir le pied.

La pente du côté de Metz est orientée vers l’est et donc profite du soleil du matin et de midi. Enfin, la hauteur de la colline coupe le vent, les vignes n’en souffrent donc pas.

Tous ces éléments font que le Mont Saint-Quentin était autrefois planté de vignes, qui alimentaient la ville de Metz en vin et faisaient aussi la prospérité des habitants qui vivaient là.

De ce fait, le pied du Mont Saint-Quentin est longtemps resté une terre agricole importante.

Le Mont Saint-Quentin : un avant-poste militaire

Le Mont en lui-même, après avoir été un haut lieu religieux des alentours de Metz, prend une vocation militaire.

Au milieu du 19e siècle, Metz décide de renforcer ses défenses militaires, pour se protéger de la menace prussienne. Tout autour de la ville de Metz se construisent des remparts. Alors, sur le Mont Saint-Quentin, on construit deux forts, les forts Diou et Manstein (ce dernier est construit par les Allemands), qui pourront accueillir près d’un millier d’hommes.

Le tout fait 77 hectares. Le fort de Plappeville, à l’ouest, est construit par Séré de Rivières, et compte 44 ha. A la même époque, une ligne de télégraphe est installée sur les hauteurs du Mont, pour une meilleure communication entre les dirigeants militaires.

Le poumon vert de Metz

Depuis 1994, la moitié du Mont Saint-Quentin est transformée et classée en réserve naturelle, pour préserver la faune et la flore de cet endroit de la Moselle.

Les bâtiments militaires, eux, ont été sécurisés, et les chemins sont balisés pour transformer le Mont en lieu de promenade.

Aujourd’hui, avec ses hectares de forêts et ses chemins de randonnée, le Mont Saint-Quentin est le poumon vert de Metz.

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