Délocalisation INSEE à Metz
publié le 13 September 2008 par maweye
Dans le cadre des contreparties évoquées par le Président Nicolas Sarkozy aux élus lorrains lors de leur visite à l’Elysée le 2 septembre dernier, pour compenser l’impact de la nouvelle carte militaire dont Metz supporte près de 10% du poids, on trouve l’éventualité de créer un pôle statistique de l’INSEE.
Car plutôt qu’une délocalisation des équipes déjà existantes oeuvrant en région parisienne (plus de 3.000 personnes pour la production de données, les études et la recherche), il s’agirait de la création d’une nouvelle entité de l’INSEE, impliquant 1.000 à 1.500 emplois publics basés à Metz. (consultez cependant les commentaires au bas de cet article, certains sont assez instructifs).
Ce projet a été mal reçu par les délégations syndicales de l’INSEE, qui évoquent entre autres l’impact négatif à moyen et long terme, que pourrait avoir une telle décision sur les effectifs sortant de polytechnique qui choisissent l’ENSAE (qui forme les futurs statisticiens) pour le bon rang de la formation et de ses débouchés.
Cette formation risquant d’être rétrogradée par rapport aux autres, et perdant donc de l’intérêt pour les postulants.
Lors d’une rencontre le 11 septembre avec Philippe Leroy, le président du Conseil Général de Moselle, celui-ci a indiqué que ce projet, bien que n’ayant encore fait l’objet d’aucune validation définitive, était considéré comme ayant de bonnes chances d’aboutir à la création d’au moins 1000 emplois publics sur Metz.
Avant d’être officialisé, le projet de créer ce nouveau pôle statistique de l’INSEE en Lorraine devra franchir de nombreux obstacles, et nécessiter une grande mobilisation des élus locaux qui devront se battre pour faire de cette promesse une réalité.

September 15th, 2008 a 10:36
ne croyons pas les promesses du gouvernement attendons pour voir …… je n’y crois absolument pas on ne fait que déplacer les problème pauvre Lorraine
September 16th, 2008 a 12:43
“nouvelle création” : faut vraiment être simplet pour imaginer qu’il suffit de sortir la carte Morano pour que les caisses exsangues de l’Etat servent à la création de 1500 fonctionnaires supplémentaire dans ce pays !
Vous imaginez quoi ? des emplois réservés de l’armée reconvertis en statisticiens ?
Mais bien sûr que c’est de la délocalisation, tout est à coût réduit et avec casse sociale à la clé. La Moselle en est le premier exemple, et vous n’en voyez rien.
September 16th, 2008 a 7:56
cette mesure ne va faire que vider la statistique publique de ses effectifs et tout ça sans créer d’emplois locaux.
September 16th, 2008 a 8:45
ah bon ?
mais comment donc le savez-vous déjà alors que la mesure n’est qu’à l’état de projet ?
Je suis d’accord de protester s’il y a matière, mais il faut appuyer cela sur des arguments concrets sinon on décrédibilise d’office toute critique.
Juste dire “c’est une connerie” c’est facile, il y en a toujours pour ne pas être d’accord, mais étayer son avis sur du concret permet aussi aux autres de comprendre les enjeux.
September 17th, 2008 a 10:47
Ijkl a parfaitement raison et les statisticiens qui iront en lorraine le seront contraints et forcés. bonjour l’amblance et bonjour la motivation
j’informe Chan paul qu’il existe déjà une implantation Insee à Nancy et que personne à paris ne se bat pour y aller……
cordialement tout de même aux lorrains
September 17th, 2008 a 1:54
On a jamais vu le déplacement de 1500 fonctionnaires, mis à part les militaires dont le métier est de bouger d’affectation, comme ça comme du bétail, réflechissez 2 minutes.
Qu’il y en ait la crainte au 1er instant peut être, mais il faut rester réaliste. Tout le reste c’est de l’intox fait par des gens qui si ça se trouve ne travaillent même pas à l’INSEE, sont contre tout ce que peut dire le gouvernement, ou désinforme autant que possible pour attiser la haine politique parce que ça les arrange.
Ensuite, bien des lorrains n’iraient pas à Paris pour tout l’or du monde.
C’est extrêmement dénigrant pour notre région, et ce que vous dites donne une sacrée image des fonctionnaires de l’INSEE soit disant trop élevés dans l’échelle sociale pour sortir de la pollution parisienne.
Aucun de ceux qui ont commenté ici ne sont venus en lorraine, ça se sent tout de suite. Croyez vous que Metz soit une ville de bouseux comme vous le laissez entendre ?
Fait-on de la statistique mieux à PAris qu’en Lorraine ? en quel honneur ?
September 17th, 2008 a 6:20
Il est certain que le gouvernement ne va pas créer 1500 emplois. Donc il faut déshabiller une autre région ou communes pour habiller la Moselle… Cela cache une délocalisation.
Et que fait-on des gens. On les mute à Metz, avec la famille, Que fait du conjoint il trouve un travail à Metz. Ou la famille se retrouve avec deux loyers, deux taxes d’habitations, deux assurances, des trajets en train toutes les semaines.
Le coût d’une délocalisation ne serait il pas mieux employé en mettant ce coût dans des créations d”entreprises, d’emplois…
Et que dire de l’avenir de la statistique nationale… On connait la bonne impression de NS lors de son passage au ministère des finances….
DANGER…
autre exemple insidieux : on ne touche pas au impôts, mais on nous bombarde de taxe, taxe picnic, taxe voiture, taxe edf demain, taxes … petites indolores, mais à un moment la somme va être importante…
September 17th, 2008 a 7:21
JE NE CROIS PAS QUE LA REGION SOIT LE PROBLEME, C SIMPLEMENT QUE NOUS SOMMES DES FAMILLES ENTIERES A DEMENAGER ET QUE CE N EST PAS EVIDENT DE TROUVER DU BOULOT A METZ OU AILLEURS POUR LES CONJOINTS DE FONCTIONNAIRE; J AI TRAVAILLE DANS LE PRIVE AVANT DE RENTRER DS L ADMINISTRATION J AI SUBI 2 LICENCIEMENTS POUR DELOCALISATION JE ME CROYAIS A L ABRIS DS L ADMINISTRATION ET BIEN NON POUR COMBLER DES EMPLOIS PERDUS IL FAUT FAIRE BOUGER DES PERSONNES QUI VONT SE RETROUVER DS DES SITUATIONS TRES DIFFICILE C VRAIMENT CELA QUE VOUS VOULEZ LES GENS DE METZ DES FAMILLES DECOMPOSEES OU BIEN DES VRAIS CREATION D EMPLOI AVEC DES GENS QUI AURONT CHOISI LA REGION AVEC UN EMPLOI A LA CLEF MOI JE ME BATTERAI POUR GARDER MA VIE DE FAMILLE
September 17th, 2008 a 9:34
>insee idf : ah bon vous avez reçu un ordre de délocalisation lié à votre poste ?
on vous a transmis l’ordre de déménager ?
vous dites “a l’abri dans l’administration” : ça signifie quoi ça pour les autres ? C’est ce qu’on appelait les planqués à l’époque ? A l’abri des réalités ? C’est bon pour les autres les réalités ?
Les gens de Metz eux ont subit 7000 suppressions de poste Monsieur insee idf, ça c’est une réalité. Vous avez subi ça a paris ? Vous êtes défavorisés en ile de france ?
et encore une fois : on parle d’un projet et déjà vous poussez des cris d’orfaie et de jeunes demoiselles effarouchées alors que rien a été signé. Mais vous, vous en êtes déjà sur c’est ça ? Des dons de voyance peut etre ?
Une chose dont je suis sur, c’est que vous décrédibilisez les fonctionnaires et les employés de l’INSEE qui eux, déjà, attendent de voir s’il s’agit de création de nouveaux postes en région ou si ce n’est finalement rien du tout car infinançable.
On est pas sortis de l’auberge dans notre pays quand on lit ça.
Vive la france !
September 18th, 2008 a 10:56
Bonjour,
le lettre de mission de Mr Fillon au directeur de l’INSEE et à Mr Duport est claire, il s’agit de délocalisation d’emplois déjà existants et non de créations de postes de fonctionnaires.
September 18th, 2008 a 1:26
les notes (lettres de mission) du 1er ministre et du directeur de l’INSEE sont arrivées : Il y a bien délocalisation de 1500 emplois publics, statisticiens et autres fonctionnaires…
September 18th, 2008 a 5:15
Pourquoi tant d’agressivité dans vos messages cher chan paul?
Les agents de l’insee ne sont ni meilleurs ni moins bons que quiconque. Ce sont des agents tout simplement qui s’interrogent sur leur devenir et celui de leur travail.Des agents qui ont bien conscience de la nécessité de création d’emplois pour la région lorraine car une seule personne a décidé de jouer aux petits soldats avec ses sujets. je suis volontairement provocatrice car le fond du sujet est là. Et pour votre gouverne une lettre de mission a bien été donnée au DG de l’Insee et au vice-président du CNIS pour délocaliser les agents de l’insee à hauteur de 1500 emplois…. Ce n’est plus du rêve, une utopie ou un fantasme d’un staff de statisticiens illuminés mais bien une réalité prochaine.Il est même précisé dans cette lettre que la ville de Metz est distante de 1h20 de paris de TGV. d’aprés vous? pensez-vous que cela créera l’activité économique escomptée pour votre région?eh bien non!!! que de célibataires géographiques en perspective!! donc pas de participation à la vie de la commune.
Pour ce soir ce sera tout…..
September 18th, 2008 a 6:17
Bonjour à tous,
Je voudrais juste préciser 2-3 petites choses. L’INSEE, ce n’est pas seulement cette immonde tour de Paris (Malakoff pour être exact). C’est aussi 22 directions régionales et 5 centres informatiques. L’INSEE compte à la louche 6000 personnes. La direction générale (la tour de Malakoff donc), un gros millier. Faites le compte, il y a donc environ 5000 personnes en région (un peu moins en vérité, mais les grandes lignes sont là). Eh oué, l’INSEE, ce n’est pas que des bobos parisiens. Donc déjà l’argument, “on peut aussi bien faire de la stat à Metz qu’à Paris”, vrai, la preuve, on le fait déjà. A Besançon, à Rouen, à Clermont, à Lille, à Nancy, à Rennes et j’en passe. Le problème n’est pas là.
S’il faut envoyer 1500 personnes à Metz, ce ne seront pas les grands décideurs bien évidemment. Pas les hautes sphères. Paris sera touché, évidemment, il y aura bien quelques divisions touchées, mais pas que. Donc où croyez-vous qu’on va prendre les agents pour faire le compte ? Bah en région pardi. Donc par pitié, arrêtez de dire que c’est le petit Metz contre le hautain Paris. Les gens qui seront touchés habiteront plus surement à Bordeaux, Orléans ou Nantes qu’à Paris. Si on vous disait, là, que vous êtes mutés à Lorient (exemple pris au hasard), ou bien à Paris tiens, parce que là haut, y’en a un qui fait n’importe quoi en fermant tout et n’importe quoi puis essaie de masquer tout ça en refaisant n’importe quoi derrière, vous accepteriez sans rien dire ? Obliger votre famille à tout quitter comme ça ? Me dites pas oui, je n’y crois pas une seconde. Peut-être si vous être célibataire et/ou sans attache. Pas si vous êtes mariés avec 3 gosses, des crédits ou tout un tas d’autres joyeusetés du genre.
Le problème, ce n’est pas Metz. Ca aurait pu être Grenoble, Vannes ou Tarbes, la réaction aurait la même. Ce n’est pas du dénigrement de la Lorraine (région que je ne connais pas, je me garderai donc bien de porter un quelconque jugement), c’est simplement qu’être considéré comme un pion interchangeable au gré des lubies d’un dirigeant, c’est moyennement agréable. Croyez bien que ça ne nous amuse pas vraiment de voir que Metz est la cible de multiples fermetures car on sait tous qu’on pourrait être à votre place. Mais ce n’est pas en déshabillant Paul pour habiller Pierre qu’on va résoudre le problème.
Parce qu’il ne faut pas rêver, les postes qui seront “ouverts” à Metz ne seront pas des postes nouveaux (au cas où vous seriez pas au courant, y’a plus un rond, c’est pas vraiment le moment d’embaucher). Ceux qui seront concernés seront déjà des agents de l’INSEE pour la très grande majorité. La meilleure preuve, c’est que le directeur général de l’INSEE a déjà reçu l’ordre de déterminer qui sera concerné. Ca ne ressemble plus du tout ni à de l’intox, ni à un vague projet, encore moins à de l’embauche pure.
September 18th, 2008 a 8:09
Enfin des gens qui donnent des informations claires qui aident à comprendre la réalité, et une argumentation qui tient la route pour donner un avis. Merci à vous.
Il y en a parmi les “commentateurs” de cet article qui devraient en prendre de la graine, et si j’ai réagi avec une certaine agressivité en livrant ce que je pensais des dires de ces personnes, c’est bien parce qu’elles n’apportaient rien à la discussion, aucune information… si ce n’est au passage une image déplorable de l’INSEE.
Ne croyez pas non plus que cela fasse plaisir à qui que ce soit que des gens soient obligés de déménager si tel est le cas.
Qu’ils soient de l’INSEE ou d’ailleurs, s’ils sont obligés de venir en Lorraine, ils découvriront peut être que vivre à Metz est tout aussi agréable qu’ailleurs.
Ce qui ne change pas le problème de l’impact dans les familles, reconnaissons-le.
Après, le débat sur les caisses vides (et surtout la cause de cela), je ne pense pas que ce soit réellement le gouvernement actuel qui soit en cause mais la succession de gouvernements n’ayant pas pris de bonnes décisions ou pas pu réformer un état malade de sa résistance aux changements.
Il y avait des changements moins douloureux à subir avant, et là les décisions deviennent drastiques.
September 19th, 2008 a 8:19
Pour poursuivre les arguments…. Cette délocalisation va déstructurer le système statistique publique. je m’explique.
Les agents qui vont partir à metz vont avoir une mission précise à réaliser. Le DG et vice-president du Cnis sont entrain de la définir.
Une fois que cette mission sera déterminée il faudra trouver des agents avec des compétences et un profil précis pour partir.Les cerveaux de l’insee vont avoir les moyens dde refuser ce déplacement d’office en allant proposer leur services dans d’autres ministères voire des entreprises privées. C’est ce que l’on appelle la fuite des cerveaux qui, pour conserver un cadre de vie qu’ils ont choisi quittent le navire. Et savez-vous combien de temps est necessaire pour former un statisticien?18 mois de prépa au concours + 2 ans d’école à Rennes. Pendant ces 3 ans et demi que devient le système statistique? Certes pour contourner ce problème on pourrait choisir de délocaliser des missions qui ne nécessiterai pas tant de compétences.
Les cadres C et B vont avoir plus de difficultés à aller proposer leur compétences ailleurs pour éviter cette délocalisation. Mais alors socialement parlant cela ne vous-choque-t-il pas? On nous dit que cette délocalisation se fera sur la base du volontariat avec bien évidemment une compensation finacière…… pourtant les caisses sont censées être vides et au départ ce projet de carte militaire visait à faire des économies dans le cadre de ce fameux grand projet appellé RGPP. Vous voyez en fait c’est déplacer le problème sans le résoudre en jouant aux cartes.
En tant que citoyenne je me pose des questions sur la gestion de l’état. Je n’ai pas de solution miracle mais avouez qu’avant de prendre des mesures politiques il faudrait réfléchir un minimum aux dommages colatéraux. Je reprend l’expression de l’un d’entre vous désabiller pierre pour habiller paul ce n’est pas une façon citoyenne et démocratique de gerer un pays.
September 19th, 2008 a 6:49
De toute façon, je n’irai pas à Metz ! J’aime trop ma région, mes amis, ma famille. Je préfère encore travailler dans le privé que d’aller dans une région que je n’ai pas choisi. Et pour tous, les Lorrains qui pensent que ce n’est rien de déménager…c’est qu’ils n’ont pas tissés beaucoup de liens et qu’ils doivent être comme des robots !
September 20th, 2008 a 9:37
bravo pour cette remarque qui apporte une clarté extraordinaire à ce débat essel, et qui est d’un niveau très élevé. Franchement, sans ce commentaire, on s’en seraient pas sortis.
Peut être aurions nous pu apprendre si vous faisiez partie de ceux qui avaient reçu un ordre de déménagement ?
S’il vous laissait le choix et de quelle manière, si vous pensiez qu’un refus vous poserait des soucis, je sais pas quoi, un truc intéressant à dire !
ah, au fait, dans le privé, les clauses de mobilité dans les contrats sont systématiques, les rachats/fusion/réorganisations géographiques sont légion… mais comment allez vous faire ?
les lorrains ne sont pas la cause de vos craintes..
September 20th, 2008 a 10:01
Attention à ne pas faire de ce sujet un pseudo match entre régions.
Ce n’est pas cela dont il s’agit mais bien d’une solution de politique économique qui ne solutionnera pas le manque lorrain crée par la carte militaire et qui engendrera des dommages sociaux pour les agents , une déstruction du sytème statistique publique que de nombreux pays nous envie .
Notre institut, quoiqu’en pensent les politiques insatifaits des chiffres publiés est un organisme sérieux et fiable.
Les dommages collatéraux crées par cette mesures mettront en danger cette fiabilité et là est le noeud du problème.
Rassures-toi Essel si tu as les compétences tu trouveras ta porte de sortie. Mais il s’agit là non pas d’un combat d’individus mais de celui de tout un institut mis en danger et qui ne permettra pas d’apporter le souffle économique escompté pour la région lorraine.Pourtant cette région lorraine a besoin d’aide.
Messieurs les décideurs politiques à vos stylos pour trouver une solution censée à ce désastre. En tant que citoyens à notre modeste niveau essayons aussi d’y réflèchir.
September 20th, 2008 a 3:44
Je comprends bien Insee paris. Et si je dois partir, je continuerai à me battre pour “mon” intitut. Je n’oublierai jamais cette grande famille de chercheurs, d’administratifs qui ne souhaitait qu’une chose : sortir des chiffres fiables. Je ne vous connais tous que depuis 3 ans et j’assiste déjà au démantèlement de l’Insee. J’assiste aussi à un déferlement de haine contre les fonctionnaires. Ce n’est pas avec la haine que l’on reconstruira l’économie de la France. La haine ne résoud rien.
September 20th, 2008 a 7:35
je travaille actuellement en administration centrale au ministère de la defense, j’ai vécu l’année d’inquiétude et de dementis qui ont précédés les annonces de toutes les fermetures de casernes, de services, d’administration, les nombreuses delocalisations des administrations centrales en provinces, à l’est notamment… Et tout ça ne suffit pas, il faudrait faire supporter à l’INSEE les réformes de la défense ? J’avoue que j’ai sincèrement du mal… Il se dit depuis mai 2007 que le chef des armées ne l’aime pas, comme c’est etrange : il ne supporte pas non plus la statistique publique ! Tous à l’est ! Je n’ai rien contre les gens qui y habitent, je connais leur accueil, mais il y a comme un manque de cohérence, pour travailler ensemble les administrations dites “centrales” doivent travailler ensemble, les repartir dans toute la france ça n’aide pas ! les gens devront silloner le territoire pour se rencontrer, se concerter…
Bientôt on déplace la capitale, après tout le maire de paris n’est pas à droite, le president de region parisienne non plus…
September 21st, 2008 a 7:36
Il est possible que vous ayez raison, car aucune décision de ce genre ne se prend à mon avis en toute objectivité (en même temps qui est vraiment objectif…).
Pour autant, je me dis que quelle que soit l’entité de service public qui ait été désignée, elle l’aurait forcément “mal pris” et se serait sentie mal aimée.
Ce qui me dérange dans cette affaire c’est que Nicolas Sarkozy avait parlé de créations de postes ex-nihilo. Ce qui en soit aurait été positif pour tout le monde (encore qu’il y en avait déjà pour dire que cela pourrissait l’image de la formation d’après cet article, alors que l’on apprend dans les commentaires qu’il y a beaucoup d’entités INSEE déjà en régions).
Mais à côté de cela, toujours dans les commentaires ici, certains employés de l’INSEE (ou disant l’être) parlent de la lettre de mission reçue par le boss de l’INSEE qui doit fixer la liste des départs.
Si cette information est vraie, cela signifie déjà que l’information est assez mal gardée à l’INSEE pour que le courrier du directeur circule dans les couloirs. Je doute un peu de voir le boss de l’INSEE diffuser l’info à tout va.
Mais si tel est vraiment le cas, il s’agirait donc d’une promesse de politicien non tenue. Une de plus dans l’océan dans promesses jamais honorées par les hommes politiques, ce qui est fatiguant à force (et surtout après ces derniers s’étonnent du manque de confiance des français à leur égard).
Si ce n’est pas le cas, ce qui reste possible, des gens livrent des infos de type “intox”, racontant à tout va que cette lettre à été reçue alors qu’elle n’a peut-être même pas été écrite par le chef de l’Etat.
La on a affaire à une autre forme de responsabilité misérable et de désinformation rampante, basée sur un mensonge destiné à manipuler les gens, leur faire peur, et créer un climat nauséabond. Et qu’on ne me dise pas que l’intox n’existe pas, j’ai assisté à trop de mensonges syndicaux pour leur donner ma confiance, certains ne valent pas mieux que les hommes politiques qu’ils critiquent.
Alors au final, des questions :
- ou peut-on avoir la preuve que cette lettre existe ?
- Ou est la déclaration du boss de l’INSEE ?
- Quelle preuve avancent ceux qui parlent de ce courrier ?
Quelqu’un peut-il répondre avec des éléments intangibles ?
September 21st, 2008 a 8:38
Cette lettre existe bel et bien, et aussi étrange que ça puisse paraître, c’est bien le directeur général en personne qui l’a diffusée par mail à l’ensemble des agents (voila pourquoi tout le monde la connait). Je suppose qu’il veut jouer la transparence totale.
Il s’agit d’une lettre signée François Fillon et ses grandes lignes ont été décrites plus haut. Elle était accompagnée d’une lettre du DG qui disait en gros qu’il allait s’atteler au problème avec le vice-président du CNIS et qu’il allait essayer de faire passer ça le mieux possible. (de tête, je l’ai pas apprise par coeur non plus).
La lettre de Fillon indique que la liste des services concernés doit être remise pour le 30 novembre 2008 (les syndicats parlent eux plutôt du 30 septembre, date fixée par Sarkozy en personne, mais là, ce ne sont que des suppositions). Donc personne n’a reçu de “lettre de déménagement” car personne ne sait encore qui va bouger.
Enfin, un dernier détail, ce mouvement, s’il se fait, ne pourra pas intervenir avant 2011. En effet, faire déménager 1500 personnes, ce n’est pas gratuit et la décision ayant été prise sur un coin de table, ils ont dû “oublier” ce léger détail. Résultat, ce n’est pas budgété et ça ne le sera pas avant 2011 (budgets calculés sur plusieurs années, mais c’est très loin d’être mon domaine, donc si quelqu’un s’y connait mieux…).
Donc ce mouvement va-t-il se faire, excellente question. La volonté est là, c’est certain. Mais avec ce gouvernement de (complétez selon votre préférence) qui annonce tout et recule 3 jours après, rien n’est moins sûr.
September 21st, 2008 a 11:04
cher chan paul,
Je réponds volontiers à tes interrogations mais avec certains bémol lié à ma position administrative. Je suis fonctionnaire et vous n’êtes pas sans savoir que cette catégorie de personnes est soumis au secret professionnel. Donner l’information de l’existence de documents est un chose mais en livrer son contenu intégral en est une autre.
Pour vous éclairer notre DG a communiqué avec ses agents sous la forme de 2 messages adressés à tous les agents de l’insee et une rencontre avec les organisations syndicales le 4 septembre. Lors de cet entretien il lui a été demandé si la lettre de mission dont lui et le vice-président du CNIS était investi pouvait être rendue publique. Cette lettre de mission a été mise à la connaissance des agents jeudi matin. le seul hic dans cette publicité est que cette lettre n’est pas datée. En matière de transparence des débats cela pose un petit souci.Mais je fais connfiance aux représentants du personnel pour faire lever ce mystère.
Si j’ai l’assurance que cette lettre a été rendue publique je vous donnerai les clés pour y accéder.
Et dans cette affaire il ne faudrait surtout pas dénigrer les actions des uns et des autres pour parvenir à une solution qui puisse lever le mal-être à la fois des statitisciens et des lorrains à qui on semble avoir fait une promesse dont l’efficacité n’est même pas garantie. C’est le combat de tous. Ici nous parlons de l’insee mais je suis d’accord avec defense insee même combat, Aprés la defense, aprés notre institut, qui va être au coeur du cyclone?. allez donc voir ce qui se trame du côté des collectivités locales qui elles aussi vont être démantelées avec aussi un jeu de dominos.
Notre pays mérite un intérêt plus digne de la part de nos gouvernants.
September 22nd, 2008 a 6:49
Rappelons qu’au delà de l’Insee seraient concernés par les délocalisations près de 5000 fonctionnaires d’administration centrale. Maintenant, déplacer des milliers de gens, sans concertation, sans égard pour leur situation de famille,
sans même qu’ils puissent vraiment dire non (Au bout de 3 refus, mise en disponibilité , c’est à dire, en quelque sorte viré sans indemnités de chômage) enfin bref, tout cela dans le but de relancer l’économie de régions sinistrées, en régime stalinien, ça porte un nom bien précis: “déportation”. Mais il est vrai que nous sommes en démocratie, et pis que selon Carla Bruni son cher époux accorderait beaucoup d’importance à l’ “humain”. Ah non, décidement, “déportation” ne peut pas être le mot juste, faut trouver autre chose…..
September 22nd, 2008 a 12:52
Bebert, je crois bien que vous devriez mesurer vos paroles… voire même réfléchir avant de parler… et puis finalement ne rien dire du tout.
La déportation vous ne savez visiblement pas ce que c’est, on parle de meurtre à grande échelle dans des camps, et c’est plutôt en allemagne que cela s’est passé.
Si vous aviez fait partie des déportés, ou qu’un membre de votre famille en avait fait partie, vous n’oseriez pas utiliser ce terme. C’est absolument honteux, et vous devriez vous en excuser.
Les mots on un sens et un poids, pesez les avant de débiter des âneries pareilles.
Sans compter que vous venez grossir le flot de commentateurs de cet article qui parlent pour ne rien dire. Heureusement certains apportent réellement quelque chose par leur commentaires.
September 22nd, 2008 a 2:47
“Sans compter que vous venez grossir le flot de commentateurs de cet article qui parlent pour ne rien dire. Heureusement certains apportent réellement quelque chose par leur commentaires.”
Pourquoi ne pas appliquer cette sagace maxime à vous-même, Chan Paul, au lieu d’insulter tout le monde comme un vieillard grognon du muppet show?
September 22nd, 2008 a 4:57
hum, c’est pas faux ce que vous dites Lo… je dois bien le reconnaître (je suis le vieux de droite sur le balcon dans le muppet show).
J’essaye de comprendre d’un côté (j’ai quand même posé des questions !) et cela m’énerve de voir certains commenter inutilement ou nous répéter leur lancinant antigouvernementalisme, quand d’autres s’évertuent à prendre le temps de donner des explications, d’éclairer nos lanternes, d’ouvrir un vrai débat ou d’apporter un élément de réflexion à celui-ci, proposent des idées…
A tous les lecteurs, désolé pour le côté grognon (et désolé d’avance si d’aventure cela me reprend).
September 22nd, 2008 a 6:28
En province, je confirme ce que disent les collègues insee dg et RH2. Dans ces 1500 emplois, il n’y a pas d’emplois crées à partir de rien, mais seulement des réaffectations de moyens existants qu’ils soient en province ou à Paris (1500 sur 6500). L’âge moyen dans les régions est de 52 ans avec des conjoints(es) qui travaillent. La lettre demandant à chaque agent de l’Insee de se sentir concerné par cette délocalisation existe. Pour info, que ce soit les agents de Province qui ont dû obligatoirement passer de 10 à 20 ans sur Paris avant de partir en région ou ceux travaillant à Paris, nous sommes obligés de changer de poste tous les 3 à 5 ans => mobilité obligatoire pour augmenter notre niveau de compétences et surtout pas des planqués comme j’ai pu lire. En 15 ans, j’en suis à ma cinquième mobilité. Cette mesure ne conduira qu’à déstructurer des familles. J’ai discuté avec plusieurs collègues qui affirment que leur conjoint ou conjointe ne suivra pas le partant pour Metz car ils estiment avoir consenti déjà de nombreux efforts pour obtenir une mobilité géographique quelque soit la région et ne sont pas sûrs de retrouver un emploi de niveau équivalent.
September 22nd, 2008 a 9:23
A ce stade des échanges il serait opportun de constater que qui que nous soyons nous n’avons aucune cartes en main ce qui est bien dommageable mais c’est ainsi.Notre DG doit plancher sur sa copie en compagnie du vice-président du CNIS, mais depuis le 4 septembre silence radio à part la publication de sa lettre de mission du premier ministre.
Il faut peut-être lui laisser un peu le temps de la réflexion et je souhaite que début Octobre un piont d’étape puisse être fait sur le projet de ce rapport qui rappelons-le doit être rendu officiellement pour fin Novembre.
Une chose est sûre il ne s’agit pas dans la lettre de misssion de création d’emplois mais bien d’une opération de délocalisation qui devra être réalisée d’ici à la fin 2011.
pas de cérations d’emplois en période de disette budgétaire c’est bien connu.Nous ne sommes pas au sein de l’insee que des empécheurs de tourner en rond protégés de tout séisme social mais tout de même. je suis d’accord avec INsee en province (comme quoi il s’agit bien d’un problème national et non région contre région), les agents de l’institut apportent largement leur tribut à la mobilité. A titre d’exemple un cadre A pour espérer avoir une prospective de carrière de qualité doit effectuer une mobilité tous les 3 ans.
Pour les cadres B et C le tableau est différent. pas de contraintes au sens strict , mais pour espérer avoir une vue d’ensemble de l’institut et prétendre à des postes de responsabilités ou d’analyse statistique un minimum de mobilité s’impose.
Alors ce refus de délocalisation ne vient pas simplement de l’envie de protéger le cadre de vie que l’on s’est fait dans telle ou telle région mais bien de l’impression que ce projet de délocalisation n’aura pas les effets escomptés pour la région lorraine et que nous serions alors les suivants mais pas les derniers sacrifiés sur le bucher d’une volonté unilatérale.
Maintenant que pensent les élus lorrains? ils souhaitent être dédommagés d’une mesure qui met en péril leur région et nous le comprenont bien.Mais la délocalisation de 1500 emplois issus de toutes les régions comblera-elle de manière constructive le manque à gagner causé par la carte militaire.Rappellons que ce déficit s’élève à 7500 postes militaires avec famille la plupart du temps ce qui risque fortement de ne pas être le cas avec les postes délocalisés de statisticiens.
Voilà où m’ont mené mes réfléxions ce soir.
September 24th, 2008 a 12:35
Autant que je sache la mobilité a toujours fait partie de la vie d’un fonctionnaire (principalement pour les agents de catégorie A). Compte tenu de tout ce que je lis, je constate que l’existence à Paris de services statistiques dans presque chaque ministère a épargné bon nombre d’agents. Les régionaux, à l’Insee ou ailleurs, eux, connaissent ces mobilités depuis longtemps.
Par ailleurs, j’imagine qu’il doit exister à l’Insee des provinciaux mariés, avec des enfants, propriétaire d’une maison ou d’un appartement et que, pour eux aussi, les mobilités peuvent être synonyme de sacrifice. On me répondra certainement qu’aucune mobilité n’est imposée. J’en doute, pour obtenir une promotion il faut certainement bouger. Mais cette règle n’est pas applicable pour les parisiens bien évidemment.
Dans une vie de fonctionnaire, comme partout ailleurs, il existe des contraintes. Il me semble que certains aient bien du mal à accepter ces contraintes… sauf peut être pour prendre des postes au Luxembourg, à Eurostat? tiens donc, pourquoi cela? L’Insee à Nancy aurait du mal à recruter du monde mais pas Eurostat.
Une région comme la Lorraine mérite la solidarité nationale et être fonctionnaire doit avoir un sens, celui de l’intérêt général.
September 24th, 2008 a 3:58
a Chan Paul
si vous n’avez pas perçu la provocation et l’ironie sous-jacente à mon propos, tant pis pour vous.
L’essentiel était ailleurs, ma réaction était motivée par la colère car pour être fonctionnaire à la DGT du ministère du travail, je vois chaque jour le stress et l’inquiétude de mes collègues de la DARES concernant des mesures susceptibles d’aggraver leur vie familiale déjà difficile. D’ailleurs, beaucoup d’intervenants sur ce site évoquent bien les perspectives de destructuration de leur famille.
Quand la presse m’annonce que des centaines de gens vont être utilisés comme de simples pions au service d’une politique de relance économique, je réponds ; En a t’on le droit sur le plan éthique ?
“Déportation” n’était bien sûr qu’une hyperbole destinée à souligner ce mépris de l’humain dont notre chère président à déjà donné maints exemples.
September 24th, 2008 a 9:31
“Je veux dire sans détour que le rôle de l’armée n’est pas l’aménagement du territoire mais la sécurité des français. Je veux dire aux élus locaux qu’ils sont aussi des citoyens qui doivent faire la différence entre l’intérêt général et l’intérêt local.” (citation de M. Fillon retrouvée dans un article du JDD du 24/07/2008, mais disponible certainement ailleurs)
Ces phrases prononcées par le premier ministre s’appliquent aussi à la statistique publique. Le rôle de celle-ci n’est pas de faire de l’aménagement du territoire, mais de produire des données et des analyses pour éclairer le débat public, les citoyens et ceux qui sont en charge de conduire la politique de notre pays.
L’intérêt général, cité par le premier ministre, c’est, dans le cas de la statistique publique, de disposer d’un outil fiable et efficace d’observation de notre société et de notre économie. C’est de ne pas casser un outil qui participe efficacement à éclairer la route (et ce malgré tous les défauts bien souvent débattus). C’est que cet outil reste un outil de proximité disponible pour ceux qui nous pilotent. Et malgré internet, la proximité physique reste importante pour que des analyses socio-économiques souvent complexes soient prises en compte dans les décisions de ceux qui pilotent, et ne pas laisser l’arbitraire des lieu communs occuper tout l’espace.
En fait, le problème que pose cette délocalisation n’est pas en premier lieu Metz ou la Lorraine: c’est que la statistique publique fasse de l’aménagement du territoire à l’encontre de l’intérêt général. C’est la crainte première de beaucoup d’agents de l’Insee, qui n’ont de toute manière aucune information quant à savoir s’ils seront directement concernés. C’est de voir des outils complexes mais utiles mis en danger par des décisions hâtives. Et comme dans beaucoup de métiers, l’attachement des agents de l’Insee à leurs missions est important. Et ce d’autant que les efforts consentis ces dernières années pour gagner en efficacité et en productivité, et absorber ainsi les baisses d’effectif, a été soutenu.
Bien évidemment le problème humain est aussi très important, mais de mon point de vue, il faut d’abord traiter la racine: le risque de voir la statistique publique ne plus remplir complètement sa mission d’éclairage pour les citoyens et les “décideurs”. Nous sommes en attentes d’éléments concrets (périmètre, planning, phase de transition…) pour en juger. Et je crois que tous les agents de l’Insee, directement concernés ou non, seront attentifs aux propositions qui seront faites.
Par cette intervention un peu longue je ne veux bien sûr pas diluer le problème réel vécu à Metz du fait de la fermeture des casernes. Mon but était juste de dire : Ne cassons pas Z pour réparer Y. Personne n’aurait rien à y gagner.
September 25th, 2008 a 7:41
a Bébert : comme quoi pour être compris, mieux vaut utiliser les bons mots plutôt que de risquer de mauvaises interprétations.
Le stress n’est pas que ressenti par les fonctionnaires, tout le monde stresse au boulot, partout, y compris concernant une délocalisation ou une réorganisation. La seule différence étant que dans la privé on ressent aussi le stress de pouvoir perdre sa place du jour au lendemnain ; et ça, ça fait une sacrée différence, non ?
Chacun voit bien entendu midi à sa porte, c’est humain.
>> a insee province 2 : je ne comprends pas, puisque de toutes façons il existe déjà des antennes insee en région, en créer (ou déplacer) une à Metz ne me donne pas l’impression qu’on casse ou que l’on dégrade l’insee.
Au même titre que l’armée qui quitte la région en masse, il s’agit de répartition de moyens sur le territoire. Ici cette mesure appliquée à l’insee est proposée en compensation certes, et la sensation de bouche-trou est fort désagréable.
Et je suis d’accord que cela crée des soucis individuels et familiaux.
Du point de vue de l’image de marque de l’insee ne soyons pas dupes. si les stats plaisent aux politiques ils encensent, si elles déplaisent ils critiquent, eux aussi essayent en permanence de sauver leur peau, d’amenuiser, de rechigner, refuser, négocier…
Le grand public ne voit l’insee que par un tout petit bout, la partie émergée de l’iceberg, et n’en comprend probablement pas toute l’utilité.
Peut-être se dit-elle aussi qu’à force de statistiques sur lesquelles on base des décisions politiques, et que l’on ne voit rien changer ni s’améliorer, l’insee devient indirectement un outil politique, une arme de baratinage… même si ce sont les décisions politique (ou l’incapacité de les mettre en oeuvre à force de résistance aux changement) qui dans le fond sont en cause.
Car tous les statisticiens qui lisent cet article et ses commentaires ne pourront pas démentir que l’on fait dire aux chiffres un peu ce que l’on veut si on les choisit judicieusement, non ?
September 25th, 2008 a 8:05
Ce débat me passionne de plus en plus. Pourquoi faire d’une simple délocalisation de Paris vers Metz qui, comme cela a déjà été dit, ne se trouve qu’à 1h20 de la capitale, un véritable drâme? Réponse: Parce qu’on change les habitudes.
Ne parlons pas de la qualité des chiffres, c’est un beau mensonge. Que le chiffre soit produit à Metz, à Bordeaux ou à Tarbes, la méthodologie sera la même. Mes remarques ne concernent bien évidemment pas ces quelques services proches des cabinets des ministres devant faire preuve d’une très grande réactivité et devant répondre à des demandes dans la demi journée.
L’argument concernant le manque d’intérêt (très hypothétique) des polytechniciens pour l’Ensae si l’Insee devait être délocalisée à Metz ne tient pas la route. Combien de X Mines, X Ponts sont aujourd’hui en fonction dans les DRIRE, les DRE ou les préfectures de région? des dizaines voire des centaines. Ils ne me semble pas que ces perspectives les ont éloignées de l’Ecole des Mines ou de celle des Ponts et Chaussées.
Les craintes relevées dans les commentaires précédents ne concernent que les intérêts personnels des agents, leur quotidien. Une délocalisation serait un bouleversement auquel ils ne sont pas habitués et qu’ils ne veulent pas accepter. Pourtant, en province on vit mieux qu’à Paris, ne soyons pas dupe. Combien de provinciaux de l’Administration connaissent chaque année ces mutations géographiques (j’insiste sur le terme géographique; pour moi, une mutation de la rue saint dominique à la rue de babylone n’en est pas vraiment une)? Des milliers. Si le parisien buté a peur de ce que peut être une mutation, qu’il contacte son collègue de province qui en a vécu une… et il verra que c’est quelque chose d’enrichissant.
La soi disant solidarité entre les régionaux et les parisiens me surprend. A mon avis, les discours de “Insee Province” ne sont pas vraiment représentatifs de ce que pensent bon nombre de provinciaux de cette administration…
Enfin, n’ayez pas peur, Metz n’est pas la Terre Adélie. Vous y serez très bien. Mettez simplement vos caprices de côté.
September 25th, 2008 a 10:09
Bien je reprend la discussion et je constate que les messins ont peu d’égard vis à vis du déracinement de familles entières, sans compter les problèmes des conjoins, ce qui compte biensûr c’est que des Insee remplissent leurs casernes vides.
D’autre part il ne s’agit pas d’un vague projet, la lettre de mission comme le souligne l’un des participant a déjà été transmise au Directeur Général et communiqué par celui-ci aux agents.
Pour ma part je suis en poste à la DG à Paris, après 8 années passés en région dont 4 ans à Nancy.
Et oui il n’y a pas que des “Parigots” comme vous dites à Paris qui n’ont jamais connu autre chose que Paris. Je suis originaire de Province moi aussi. Je suis venu à Paris pour rentrer à l’Insee. Par la suite nous demandant de faire des mobilités géographiques, je suis allé 8 ans en région, histoire de les faire en début de carrière, et pouvoir revenir tranquillement sur Paris et m’installer avec ma famille.
Enfin voilà.
Qualité de vie à Metz, je n’en sais rien.
Perso à Nancy, j’ai trouvé la vie bien triste. Dès 19h le soir tout ferme ou presque…
!!!!
On ne peut pas dire que les Lorrains soient d’une chaleur extraordinaire non plus.
J’ai eu l’occasion d’habiter en Moselle aussi. Et en tant que travaillant à Nancy, j’ai eu l’occasion d’être à cette occasion qualifé “d’étranger” par certains Mosellans
Comprenne qui pourra.
Enfin voila, je n’ai rien contre Metz, qui ma foi est mieux que Nancy, en tout cas me correspond mieux à moi.
Mais vous comprendrez je suis très peu ravi à l’idée de m’installer sur Metz, et d’y faire ma vie, compte tenu des sacrifices rééls en terme de réseau relationel pour moi et ma famille sans compter tout le reste qui a été abordé auparavant, pour que j’y sois 10 ans plus tard toujours qualifé “d’étranger” (malgré l’histoire de la Lorraine, mais enfin la Lorraine est paradoxale) et tout ca parce que je viens de Paris.
Sans compter l’impact inconnu à ce jour de la délocalistation pour la maison Insee .
Et oui d’autres fonctionnaires effectivement vont en province comme disait l’un de vous (
X-ingénieurs des ponts etc…).
Sauf que l’administration centrale est à Paris. Et qu’il est possible de faire des aller-retour Paris-Province…
La DG à Metz, ce sera des aller retour Metz-Province voilà toute la différence, et celle là elle est de taille.
Agent Insee DG- Ex régional
September 25th, 2008 a 11:01
La Lorraine est meurtrie par le départ de l’armée.
Certains agents de l’INSEE sont meurtris par un éventuel départ, et ce que cela implique.
Mais n’accusez pas non plus la Lorraine d’être à l’origine de cela, elle subit au moins autant que vous.
Et ne croyez pas non plus qu’elle soit enchantée du sort de certains employés de l’insee.
Personne n’a parlé des “parigots” ici, bien qu’il n’y ai pas de fumée sans feu sur l’irascible habitude de certains d’entre eux à considérer les provinciaux comme de vulgaires bouseux, notamment lorsqu’on les croise en vacance.
Ensuite, niveau accueil entre Paris et la Lorraine, jugera qui voudra, je ne me suis jamais senti aussi anonyme qu’à Paris personnellement, et accuellis par des gens totalement amorphes ou détachés de toute hospitalité.
Il ne faut pas placer le débat sur ce terrain vous voyez, car personne n’est tout blanc ou tout noir, et l’expérience de chacun proposera toujours une vision différente de la situation, des lieux, des gens.
(tiens mon côté vieux chnoque du muppet show vient de refaire surface, mais je ne me sens pas si seul ici tout bien regardé).
September 25th, 2008 a 11:06
chauffe chanpaul, chauffe !
September 25th, 2008 a 12:41
Je pense que les anciens collègues de Nancy de ce monsieur aujourd’hui en poste à Paris apprécieront la franchise et l’honnêteté du personnage. J’imagine qu’à l’époque où il était en poste à Nancy il n’avait pas exactement les mêmes propos à l’égard de la Moselle, la Meurthe et Moselle et la Lorraine dans son ensemble.
Rappelons le, Nancy, Metz, Strasbourg, Limoges, Toulouse ou Rennes sont des villages. Il n’y a que Paris qui vive et qui mérite d’exister.
Je connais qq énarques qui ont fréquenté Strasbourg et sa petite France, ils en sont plutôt ravis. A l’époque de Mme Cresson, quelles ne furent pas les critiques contre cette délocalisation. Aujourd’hui, plus personne n’en parle. Et les énarques sont bien contents de fréquenter le village alsacien.
September 25th, 2008 a 3:09
Pour répondre à BernardD, je ne visais aucunement mes anciens collègues il y mauvaise interprétation (volontaire ? ) de mes propos.
Seulement après le boulot il y a une vie aussi, à moins que l’on imagine les Insee reclus dans leur petit monde et ne vivant qu’entre Insee. Et pour ma part je ne vivais nullement en vase clos, après je ne fais que rapporter des élément de ma propre expérience qui est biensûr nullement représentative, mais je parle de ce dont je connais. Le problème dans l’histoire c’est qu’il ne s’agit pas de généralité, mais d’expériences personnelles et uniques, propre à chaque personne.
Et biensûr la Lorraine a connu des drames, et en connait encore, croyez vous que la solution est d’en créér de nouveaux ailleurs et que ca allègera le votre ? J’aimerai bien connaitre parmi les défenseurs de Metz (ce serait Lyon, ou Marseille ce serait pareil, mais là il s’agit de Metz) participant à cette discussion ont quitté leur région pour s’installer dans une autre région pour impératifs professionnels et ont du embarquer epouse (époux) et enfants et fait le sacrifice professionnel du boulot de leur conjoint(e) ?
Concernant la remarque concernant les énarques elle n’est nullement bienvenue dans cette discussion, quelques années d’études (2 années me semble-t-il) entrecoupées par des stages pour des personnes ayant vocation a connaître des mobilités régulières n’ont rien à voir avec une installation définitive qui sera le cas d’un grand nombre d’Insee. Je crois qu’en la matière il faut se garder de comparaisons hatives, par contre il serait bien de recueillir l’avis du personnel de l’ENA et pas d’Enarques pour voir comment ils ont vécu la chose, puisque c’est la situation la plus comparable.
September 25th, 2008 a 3:27
C’est amusant ce chauvinisme lorrain et messin, apparemment il est interdit de penser qu’on puisse s’ennuyer à Nancy, y compris quand on s’y ennuie… En tout cas, vues toutes les réactions que j’ai pu lire sur internet (par exemple ça : http://ww.lorraine-cafe.fr/showthread.php?t=1687&page=2 ), les lorrains semblent des gens très sympathiques et accueillants…
Il paraît aussi, à ce que je lis, que ce soit un caprice de vouloir préserver la qualité de son travail et, accessoirement, sa qualité de vie. Apparemment peu de gens conçoivent que la délocalisation des emplois Insee à Metz (ou ailleurs) puisse effectivement nuire à la qualité du travail des statisticiens publics. Enfin, on ne peut pas convaincre des aveugles que le Titien sait peindre, j’imagine. Quoi qu’il en soit, si je comprends l’argument, il faudrait accepter de se laisser marcher dessus comme une merde avec le sourire. Et bien, en fait, quitte à paraître rétrograde (ce que je suis déjà d’ailleurs, étant fonctionnaire), je n’agrée point à cette servitude volontaire ^^
Et je souhaite bon courage à tes collègues Insee dans cette année qui s’annonce difficile. Et à nos futurs amis lorrains pour réussir à attirer chez eux toutes les entreprises qui contribueront enfin à rendre à leur riante région son lustre d’antan.
September 25th, 2008 a 3:57
bernardD,je crois que vous n’avez pas bien compris ce que disait cet agent de l’INSEE… il est provincial,et il a tout de même le droit d’avoir vécu une mauvaise expérience à Nancy!
ce n’est pas un combat paris/province!!!
les agents de l’INSEE en province sont aussi concernées que les parisiens par cette délocalisation qui n’a aucun sens!
September 25th, 2008 a 10:52
Je remercie tous mes collègues pour tous ces commentaires que je trouve judicieux. Je n’ai pas lu tous les commentaires à fond, donc je m’excuse d’avance dêtre redondant…
Est-ce que notre gouvernant a dit combien coûterait tout ce démantelement de la stat publique ?
Notre gouvernant depuis son passage dans une mairie puis dans 2 ministères a toujours eu une dent contre les statisticiens. Forcément statistiques fiables ne signifient pas politiquement correct pour lui…
Il y a une chose très importante : les statisticiens (école de paris ou de bruz, grandes écoles, fac) sont tous formés de la même façon, par les mêmes profs. Que va devenir nos statistiques si les têtes pensantes doivent s’éloigner des grandes facs ou grandes écoles. Ils sont bien souvent de grands chercheurs qui travaillent dans toutes ces facs mais qd mm tout en étant mal payés, restent tout de même en france, mais si on les oblige à faire un passage obligatoire à metz, va-t’on avoir des gens motivés ? J’en doute
Autre chose, l’insee est reconnue par ses pairs (homologues européens) par que notre institut a la production au mm endroit que les études. C’est un énorme plus pour les statistiques françaises. Si un pole est créé je suis sur que études et production vont se retrouver à 1h45 de distance… Beaucoup de choses seront compliquées.
L’institut doit respecter certaines “règles de conduite” vis à vis d’Eurostat (Institut de statistique européen) , pas sur de pouvoir les appliquer par la suite.
Bref la liste pourrait être longue de la motivation
Le CEREQ a été délocalisé de Paris à marseille, sur 120 pers. seulement 20 y sont partis. Le recrutement a été fait sur place, certes, mais il a fallu les former… ce n’est pas très productif….
mais comme je le disais plus haut, notre cher gouvernant nous déteste-t’il au point de mettre en péril la statistique publique ?
September 26th, 2008 a 8:01
A lire ces derniers propos, une personne peu informée de la statistique publique pourrait penser que les études et la production se font forcément au même endroit: à Paris. C’est faux. Dans chaque région se trouve des services de production à vocation nationale.
Par ailleurs, le ministère de l’agriculture n’a t il pas un important site de production dans le sud de la France? Toulouse ou Montpellier? Comme quoi, c’est possible.
Enfin, peut être que notre ami francomtois sera concerné par cette délocalisation mais pour l’heure ce n’est pas ce qui a été affiché.
Que ce soit le Cereq, l’Ena ou le Cnasea, tous ces services sont aujourd’hui en province et se portent plutôt bien. La France est un pays qui a trop bâti, trop construit autour de Paris. Ca dure dupuis des siècles et de fait, ,nous ne pourrions changer ces habitudes.
Prenons a contrario l’exemple de l’Allemagne où Berlin, Munich, Frankfurt font quasiment jeu égale. Est ce un échec? Je ne pense pas au vu de la place qu’occupe l’Allemagne sur tous les plans: économique, universitaire,…
September 26th, 2008 a 8:41
Au Messins
Le SCEES (service stat du Ministère de l’Agriculture) est à Toulouse. IL reste d’ailleurs une petit service à Paris qui lui aussi a vocation à partir en Lorraine.
La délocalisation Cresson du SCEES (qui était très partiel)a eu pas mal d’effets pervers :
- surcout :le transfert à eu un cout non négligeable malgrè qu’il existait déjà une implantation à Toulouse. On peut simplement remarquer que transférer de l’ordre de 50 emplois ca n’a pas de rapport avec 1000.
- arrêt de la politique de modernisation du service: au point de geler pendant presque 10 ans la situation( en tout cas c’est le sentiment que j’en ai retenu quand j’y suis -au hasard de ma mobilité- retourné. Je n’ai pas d’explications bien claire mais je suppose qu’on ne peut à la fois progresser techniquement et consacrer l’essentiel de son énergie à maintenir une situation chamboulée.
Répétons encore qu’il ne s’agit pas d’un match Paris Lorraine (ce n’est pas de la faute des statisticiens si la région Lorraine a des problèmes sociaux et éco). Le problème serait fondamentalement identique s’il s’agissait de Bretagne ou du Languedoc-R. . Il poserait probablement des problèmes si, entre autres, la direction régionale de Nancy était transférée.
Je signale aussi que les quelques Insee (ils moins de 50 je crois) à Eurostat sont “eux” volontaires pour Luxembourg. je doute que l’on trouve 1000 volontaires pour la même chose. Certes on trouvera bien quelques dizaines de statisticien ravis de fuir la capitale (ou plutôt sa banlieue) mais pour les centaines d’autres ……………
Cela les Messins de ce forum semblent s’en moquer. Ce qui compte en effet c’est de consommer du budget d’état pour coûte que coûte remplacer plus de 7000 citoyens par 1000 autres.
Bravo le sens civique !
September 27th, 2008 a 8:17
Je ne suis pas d’accord avec Sud 77 (syndicat Sud ? si c’est le cas ok on a compris à qui on avait affaire).
La lorraine en a pris plein les dents ces dernières années, et on lui a proposé l’insee en compensation.
Quel être normal refuserait cela ? Que signifie cette accusation ?
Qu’est-ce qui coûte le plus cher, des bureaux à Paris ou à Metz ? à salaire identique l’employé qui vit à metz dépense 20 à 30% de moins de loyer….
Sud 77 parle de coût, qu’il annonce des chiffres (et des vrais, pas des chiffres aussi déformés par les syndicalistes que le sont ceux présentés par l’Etat… à ce jeu là, leur responsabilité, voire même leur culpabilité coûte TRES cher à la France).
voila, alors on va remettre la faute sur le dos du chef de l’Etat. Quelle que soit la décision qu’il prenne de toute façons (et quel que soit son bord politique d’ailleurs), il y en aura toujours pour s’écrier, refuser, pester, guerroyer, lobyiser, mentir, déformer, se révolter, savoir mieux …
Le sens civique c’est de partager ensemble les problèmes, de s’en sentir affecté et de faire pour que la collectivité (la nation) aille pour le mieux : EGALITE - FRATERNITE et je vois venir le prochain commentaire au sujet de la liberté des agents de l’insee
September 27th, 2008 a 9:31
Les premiers chiffrages réalisés en interne à l’Insee mentionnent un montant de plusieurs centaines de millions d’euros pour le coût du déménagement, sans prise en compte des coûts futurs des déplacements Metz-Paris. Mais, dans la mesure où le détail des activités vouées à déménager n’est pas connu, pas plus que le nombre effectif d’agents effectivement concernés, ce premier chiffrage est forcément frustre.
Pour information, à l’Insee, le syndicat Sud, autant que je sache, est toujours lié à la CGT. Ils font liste commune aux élections pour les CAP en tout cas. Et les élus CGT-Sud aux CAP que je connais sont des gens compétents hautement investis de leur éthique professionnelle. Evidemment, ils ne font pas leur prière en direction de Nicolas Sarkosy cinq fois par jour, surtout en ce moment j’imagine, ce qui doit vous suffire pour savoir à qui vous avez affaire, cher Chan Paul.
September 27th, 2008 a 9:26
Que va répondre Chan Paul, retraité ?, à la mairie ? … aux familles des fonctionnaires, de perdre un travail, où d’en trouver un à Metz, à l’ANPE. Le fonctionnaire INSEE, il n’est pas comme le militaire avec une épouse qui le suit dans ces différentes affectation.
Donc ma question est : Mr Chan Paul que dites vous aux conjoints, avez vous du travail à Metz ?
Êtes vous prêt à laisser votre famille à Metz et venir travailler à Paris ou Toulouse ? ……
September 28th, 2008 a 1:00
Bonjour,
Pourquoi, durant des décennies, les régions sinistrées n’ont-elles pas pris en main leur destin (au lieu de se reposer sur la présence des militaires) ?
Quitte à délocaliser certains emplois de la fonction publique, pourquoi ne pas mettre en province les directions d’administration centrale y compris les directions des grandes administrations comprenant des organismes tels les EPA, EPIC, EPST, … Trop préoccupé par leur carrière et futur promotion cela se fera sans douleurs.
Et pourquoi aussi demander aux lorrains d’aller chercher des emplois là où il en existe ?
A bons entendeurs …
September 28th, 2008 a 6:47
–> Shacha : Il faut tout de même se rappeler que c’est la France qui s’est reposée (entre autres) sur Metz pour se défendre du côté Est, et ce pendant plusieurs centaines d’années.
C’est pour cela que Metz a “toujours” été une ville de garnison. Même si aujourd’hui l’allemagne est un pays ami, les garnisons s’en vont dans d’autres régions de france (pour certaines déjà très bien loties comme la région lyonnaise par exemple) mais il n’y a pas plus de menace militaire là-bas qu’ici.
Et c”est aussi pour cela, entre autres, que vous n’écrivez pas ce commentaire en langue allemande aujourd’hui
Metz était aussi un poumon économique de la France, la fournissant en charbon et en minerai de fer. Elle vidé ses sous sols de ses ressources pour participer au développement du pays.
De grâce n’en parlez pas comme un mouchoir que l’on peut maintenant jeter !!
September 28th, 2008 a 10:18
Sud 77 c’est pas une organisation syndicale mais l’endroit ou j’habite : c’est une coincidence. Mais pour Jean Paul il ne s’agit que de complots syndicaux, d’assertions d’énergumènes gauchisant.
Sur le surcoût c’est compréhensible : les locaux du SCEES alors avaient été réhabilités (en pure perte) , des indemnités de déménagement et d’incitation avaient été versés, et il avait fallu prévoir des locaux, les équiper. Tout cela a un coût qu’on pourrait toujours estimer avec pas mal de recherches. Je n’en ai pas le temps mais il me suffit de penser qu’il n’a pas été négligeable.
Maintenant vous pouvez ne pas me croire. C’est votre droit mais c’est aussi le mien de pas vouloir changer de région en raison d’un caprice.
J’aime beaucoup aussi l’argument des différences de loyers: on pourrait ausi imaginer de délocaliser l’institut en Lozere par exemple (les loyers y sont encore moins chers).
Enfin il se trouve que je suis partiellement Lorrain par une de mes grand- mères mais sans plus aucune attache connue. Donc gardez votre chauvinisme lorrain pour vous.
September 29th, 2008 a 1:52
ChanPaul, Paris a été longtemps la capitale de la France, et de ce fait regroupait les directions centrales des ministères qui y étaient installés, et de depuis des millénaires. C’est en partie pour cela que nous ne parlons pas tous auvergnat aujourd’hui. Alors, s’il vous plait, ne jetez pas l’Insee, direction générale du ministère des finances, dans la poubelle messine comme un mouchoir trop usé dont on pourrait maintenant se délester.
Il faudrait peut être aussi nous expliquer pourquoi votre région, dont vous êtez si fier, semble incapable d’attirer autre chose que des ennuis, des activités par exemple, des entreprises je ne sais pas moi. A part pleurer sur votre sort, briser la statistique publique et accessoirement les familles des statisticiens pour contenter vos commerçants et maintenir remplies vos écoles, qu’êtes vous capable de faire en lorraine? Ou alors il vous faudra reconnaître que le seul moyen d’attirer des gens dans votre région est de les obliger à y aller, ce qui suffit peut être à décrire la Lorraine…
September 29th, 2008 a 3:20
A la lecture de cette dernière remarque, je constate que nous discutons entre gens civilisés… enfin presque.
September 29th, 2008 a 5:08
A la mauvaise foi et au chauvinisme répond l’ironie, avec toute sa maladresse, qui est peut être une marque de civilisation. A condition évidemment que le chauvinisme n’empêche pas de sentir l’ironie…
September 29th, 2008 a 5:39
Cet espace est un lieu de débat d’idée, d’expression d’avis sur le thème de l’article.
Merci de le respecter en tant que tel et d’éviter les crêpages de chignon
(La Rédaction)
September 29th, 2008 a 8:07
Je n’ai toujours pas de réponse de Chan Paul, que dit il aux conjoints : que les conjoints auront du travail à Metz, ou qu’ils iront grossir l’ANPE de Metz … Pour moi, conjoint, le problème est que je ne peux quitter ma situation, pour suivre ma femme. Alors que fait on, que proposez vous Mr Chan Paul… Votre réponse m’intéresse au plus haut point. Dois je habiter Paris (ou autre ville même problème), et ma femme Metz, devons nous doubler les “loyers”, les taxes d’habitation, les factures d’électricité (deux abonnements), les trains tous les week end, nous voir que deux jours par semaine … Car pour moi, le problème est là, en dehors de l’avenir de l’INSEE…. Alors Mr Chan Paul. Que feriez vous dans la même situation?.
September 29th, 2008 a 8:42
‘Metz était aussi un poumon économique de la France, la fournissant en charbon et en minerai de fer. Elle vidé ses sous sols de ses ressources pour participer au développement du pays. ‘
On peut le voir comme cela.
On peut aussi sans tout confondre rappeler la responsabilité des maitres de forges (Rhurh, Lorraine,….) dans cette triste boucherie de 1914 1918.
‘Et c”est aussi pour cela, entre autres, que vous n’écrivez pas ce commentaire en langue allemande aujourd’hui ‘
En quoi la Lorraine s’est distinguée du reste de la France métro ? Je veux bien admettre qu’il s’agisse d’une plaisanterie. Permettez moi de vous dire qu’elle est douteuse.
‘La lorraine en a pris plein les dents ces dernières années, et on lui a proposé l’insee en compensation.
“La lorraine en a pris plein les dents ces dernières années, et on lui a proposé l’insee en compensation.
Quel être normal refuserait cela ?”
Cynisme ou inconscience ?
Quel être normal accepterait de remmettre en cause sans protester tout ce à quoi il croit quant à sa famille, son travail,….
September 29th, 2008 a 11:01
Même si les fonctionnaires ont des obligations (mobilité, …). Je comprends très bien que cela peut être difficile de déménager au niveau des individus (ET conjoint, enfants).
Surtout que ce remplacement des militaires peut se faire “sans douleur”. Par exemple, il paraît qu’il manque du personnel médical en France. On pourrait concevoir un grand pôle de recherche médical dans l’Est (avec création d’école de médecine, infirmier, …). Qui devrait booster une industrie de pointe dans cette région. Tout cela avec des créations de nouveaux postes (donc sans obligation de déménagement pour quiconque!).
Comme il faut diminuer (globalement) le nombre de fonctionnaire, cela peut se faire en diminuant d’autant les créations de poste de fonctionnaire dans les autres secteurs (et régions).
September 30th, 2008 a 2:21
L’Insee est déjà le roi de la mobilité forcée et de la délocalisation. 6 mois à Libourne pour être formé contrôleur, 2 ans à Rennes pour devenir attaché, puis les 2 premiers postes à seulement 3 ans. Depuis que je suis rentré à l’Insee depuis 8 ans, j’ai déjà déménagé une dizaine de fois.
L’Insee est une machine à divorcer et à perdre tout réseau (amis, voisinage, assoc…).
September 30th, 2008 a 8:03
Bonjour,
Permettez-moi de compléter vos échanges, les gens de l’est sont des bouseux, les parigots des snobinards tout tristes, les gens du sud des fainéants, les gens du nord des débiles, les bretons des alcooliques … seuls les nantais sont parfaits …
Continuez ces échanges très riches, mais je crois que vous n’avez pas bien compris l’enjeu.
Excusez moi par avance, mais je vais être long pour essayer d’exprimer le plus clairement mes convictions
* Tout d’abord le système statistique c’est quoi ?
La mission de l’INSEE et des services statistiques du ministère est de collecter, produire, analyser et diffuser des informations sur l’économie et la société française (démographie, emploi, mode de vie, tourisme, logement, justice, agriculture, social, éducation nationale … ). Les agents de l’INSEE sont les garants du respect du secret statistique et se doivent d’être indépendants des pressions politiques et des lobbies économiques … ce qui peut parfois en déranger certains …
Les effectifs de l’INSEE sont de 5700 agents dont 3900 en province (soit plus de 2/3) + 2500 agents dans les ministères dont 1100 à Paris (soit moins de la moitié). Au total, on comptabilise donc environ 8200 agents dont 5000 en province (soit plus de 60%). Avec l’implantation des directions régionales et la présence d’agents dans les services ministériels déconcentrés, la statistique publique participe donc déjà fortement à l’aménagement du territoire … notamment à nancy
* Pourquoi la délocalisation de 1500 agents pose problème ?
Tout d’abord, 1500 agents sur 8200, cela représente 18% de l’effectif des agents de la statistique publique qui seraient touchés par cette délocalisation. Comment peut on s’imaginer que 18% des agents seront prêts a changer de vie pour aller s’installer à Metz. Il ne s’agit pas là d’un procès contre la ville de Metz. La problématique aurait été identique pour Clermont-Ferrand, Limoges, Amiens ou Paris … elle aurait sans doute été pire avec Vierzon, Vesoul … et peut être moindre avec Toulouse ou Nantes … comment peut on envisager de faire déménager autant de personnes en aussi peu de temps.
Les agents de l’INSEE sont comme tous les autres, ils ont souvent une famille avec un conjoint qui travaille, des enfants scolarisés et une vie sociale. Ils habitent un logement qu’ils louent ou pour lequel ils remboursent un emprunt.
Et alors, diront certains, … les gens du privé aussi sont contraints à des délocalisations et on ne leur demande pas leur avis … et bien justement, que se passe t’il lorsqu’une boite privée délocalise, certains suivent et d’autres non.
Pour les agents de l’INSEE la problématique serait la même avec des cas de figure différents :
- tout d’abord, pour les cadres, nombreux seront ceux qui préfèreront partir dans une autre administration ou dans le privé plutôt que de subir ce déménagement forcé … de plus, il est probable que les concours d’entrée deviennent moins attractif et prestigieux, notamment pour les polytechniciens et que ceci nuise assez rapidement aux travaux de méthodologie et de recherche et donc à la qualité des futures productions statistiques.
- pour les agents B et C, nombreux sont ceux qui chercheront également un emploi dans une autre administration ou dans une collectivité territoriale pour conserver leur cadre de vie. Le niveau de rémunération de ces agents étant moindre que les cadres, si le conjoint dispose d’un emploi sans possibilité d’être muté sur Metz, le choix sera vite fait. Par ailleurs, de nombreux contrôleurs et adjoints de l’INSEE sont à moins de 10 ans de la retraite et il est peu probable qu’ils acceptent ce changement de vie pour quelques années.
Mais bien évidemment, il sera possible de trouver plusieurs centaines d’agents (mais certainement pas 1500) consentant ou contraints au départ. Parmi ceux-là, on trouvera des parisiens qui décideront de ne pas changer d’environnement (ils ne participeront donc pas à l’économie messine) et effectueront 4 heures de transport par jour et d’autres qui seront démotivés et attendront le WE pour retrouver leurs proches, il sera donc difficile de créer une mobilisation propice à l’investissement professionnel.
Un recrutement sera nécessaire à l’extérieur de l’INSEE pour constituer un pôle de 1500 agents. Ce posera également le problème du profil des agents qui accepteront la délocalisation à Metz avec les métiers qui seront proposés. Les métiers de l’INSEE sont très variés et changer d’environnement de travail à un coût, par ailleurs recruter à l’extérieur ne sera pas simple (il n’existe pas des milliers de statisticiens sur le marché du travail et tout ceci coûtera sans doute cher.
Par ailleurs, cette délocalisation touchera une bonne partie des travaux de la centrale mais certainement pas l’intégralité, il existera donc 2 têtes avec tous les problèmes de fonctionnement inhérents.
La dégradation de la qualité des travaux et une augmentation des coûts pour le contribuable semblent donc inévitables, ce qui est contradictoire avec l’origine même du départ des militaires qui a pour but de réduire les dépenses en regroupant les activités.
* En quoi cette mobilité peut nuire à la statistique publique ?
Toutes les mobilités physiques et fonctionnelles de la délocalisation, accompagnées d’une direction à 2 têtes et d’une perte plus que probables des compétences entraînera une perte inévitable de la qualité des travaux statistiques (il suffit de prendre l’exemple de l’angleterre où une délocalisation massive a totalement désorganisé l’institut …) … mais ceci n’est-il pas le but inavoué de cette délocalisation. En tout cas, le directeur actuel qui est un proche de Sarkozy n’en fait pas mystère, dans son message adressé aux agents, il mentionne d’ailleurs qu’il fera des propositions en essayant de « préserver au mieux les intérêts de la statistique publique »
Petit rappel des difficultés relationnelles du président avec l’INSEE.
Le premier problème a porté sur le recensement de la population que Mr Sakozy ministre de l’intérieur souhaitait attirer dans son ministère pour “maîtriser les chiffres”. Par la suite le président a limogé le directeur (Charpin) pour cause de divergence de point de vue sur les chiffres du chômage et y placer un fidèle (le directeur actuel). Alors oui, il est fort probable qu’il s’agisse d’une attaque destinée à affaiblir la statistique publique et l’indépendance de l’INSEE peut être remise en cause à terme.
La maîtrise de la communication du chiffre étant essentielle, il y a un intérêt à fragiliser l’INSEE et au moins à embaucher des contractuels, à défaut de pouvoir privatiser certaines opérations dans un premier temps. Les emplois de contractuel étant précaires, la tentation sera grande pour ces agents de suivre les recommandations du gouvernement qui les embauche pour espérer des renouvellements de contrat. L’indépendance sera remise en cause et le choix des scénarios deviendront calés sur les résultats souhaités par le gouvernement. Ainsi, il n’existera plus de contradiction sur l’estimation de la croissance entre le gouvernement et l’INSEE et qu’en sera t’il du calcul du taux de chômage, du pouvoir d’achat, du moral des français et de l’évaluation des politiques publiques en général ?
* Une attaque contre le système statistique isolée ?
Malheureusement, cette attaque contre le système statistique fait suite à différentes mesures déjà annoncées ou prises par le gouvernement et ayant vocation à maîtriser la communication sur les actions du gouvernement.
Parmi les différentes décisions ou actions qui portent à réflexion, citons :
- la suppression de la publicité pour la télévision publique : l’objectif est de fragiliser cette dernière et d’accentuer le poids des télévisions privées dirigées par des amis du président
- la campagne de publicité réalisée sur le pouvoir d’achat en juin 2008 pour expliquer aux français que tout allait mieux grâce aux mesures prises par le gouvernement. Cette campagne aurait porté le nom de « propagande » dans un pays de l’est et tout ceci a coûté très cher au contribuable.
- l’explosion du budget communication de l’Elysée
- le fichier Edvige ou tous les syndiqués et politiciens étaient censés être fichés pour disposer ensuite de moyens de pression
…
Comme pour la majorité des autres décisions prises, il s’agit là d’une décision impulsive prise rapidement sans aucune concertation ni analyse des impacts et qui a pour vocation de verrouiller la communication de toute information par le gouvernement.
* Quelle autre solution pour la ville de Metz ?
D’accord, mais que fait-on pour Metz après le départ des militaires. Tout d’abord, le transfert de postes de fonctionnaires ne sera pas suffisant pour dynamiser l’économie de Metz, même si il permettrait d’accompagner d’autres mesures. L’INSEE, au même titre que d’autres administrations pourrait certainement participer à cet effort à hauteur de 100 ou 200 agents … mais pas 1500 agents. Appliquer ce taux de 18% des fonctionnaires de l’INSEE à l’ensemble de l’administration reviendrait à délocaliser un million de fonctionnaires à Metz !!!
Enfin, juste pour la boutade, une autre solution est possible : délocaliser le personnel du palais de l’Elysée dont la taille est justement comprise entre 1000 et 1500 personnes
Bref, c’est l’indépendance de l’INSEE qui est en jeu, bien avant les situations personnelles des uns et des autres (même si ceci est également très important)
voila merci a ceux qui m’ont lu jusqu’au bout
October 1st, 2008 a 9:09
“les gens du sud des fainéants” tout à fait !! et c’est pour cela que je souhaite être délocalisé dans le sud que je me la coule douce enfin… BON SANS RIRE : si on délocalise mes poussins à Metz je fous le feu à la fonction publique !!!
October 1st, 2008 a 4:37
Déprimant ce forum…
A croire que le principal problème en France est l’opposition Province/Paris (bouseux / bobos), ou encore l’opposition privé / public…
Et pendant ce temps, nous subissons tous, parisiens comme provinciaux, fonctionnaires comme “privés”, la baisse du pouvoir d’achat, des retraites qui s’éloignent et s’amenuisent, des loyers de plus en plus élevés (et des logements de plus en plus rares), une protection sociale qui se dégrade lentement mais sûrement (santé), un pays riche qui a de plus en plus de pauvres etc…
PS : je crois que le gouvernement ment encore plus aux messins qu’aux inséens
October 2nd, 2008 a 3:15
Cette discussion est passionnante… Merci à Chan Paul de faire qu’elle ne se passe pas entre spécialistes. Mais tant qu’à jouer les naifs, pourquoi ne pas laisser définitivement de côté les préjugés sur les fonctionnaires réfractaires par essence à toute mobilité par rapport au privé apparemment toujours prêt à suivre son patron la fleur au fusil? Une prime de mobilité pour un fonctionnaire cadre B c’est au mieux 1700 euros. Vous allez où avec ça ? Jusqu’à Metz ? Et il faut savoir qu’une loi dite “mobilité” a récemment été votée, instaurant la possibilité, et ce n’est pas de l’intox, de priver un fonctionnaire de son revenu s’il n’accepte pas une mutation pendant plus de deux ans suite à la disparition de son poste (Liée par exemple à la RGPP). Quand on sait que de nombreux fonctionnaires s’accommodent de leur salaire par la contrepartie de la sécurité de l’emploi, voilà qui brise un sacro saint équilibrage des forces.
Pour en revenir à Metz je voudrais bien savoir pourquoi certaines régions ont réussi à maintenir les garnisons sur place et pas d’autres? Il n’y a pas d’autre réponse que l’arbitraire politicard qui prévaut partout aujourd’hui. L’activation des réseaux, faire partie de la court (cf affaire Clavier qui a elle seule a destabilisé toute l’organisation de la sécurité insulaire sour le sourire béat des indépendantistes) ou gueuler plus fort que les autres. Il semblerait que les élus messins n’aient fait partie ni des uns ni des autres. Ce n’est pas une raison pour se venger de cet état de fait en montrant du doigt ces poules mouillées et planqués de fonctionnaires de l’Insee qui refusent la solidarité nationale, alors qu’il s’agit juste de dire haut et fort que :
non, le calcul économique de cette décision à l’emporte pièce n’a pas été fait ;
en conséquence de quoi, chambouler le quotidien de 1500 foyers (soit à la louche celle de 3000 personnes en comptant femmes et enfants) ne peut venir que de l’esprit d’un dirigeant impulsif qui se soucie peu de concertation, de recherche de solutions alternatives, de discussion, enfin bref; de ce que l’on trouve sur ce forum…
Nous défendrons les intérêts de ce corps car nous le connaissons et savons mieux que notre dirigeant ce qui en fait la force et les spécificités.
October 2nd, 2008 a 5:37
bonsoir à tous,
Le débat semble tourner en rond depuis quelques jours mais rien de plus normal puisqu’aucun élément d’information ne filtre de la rédaction du rapport que l’on intitulera par commodité “rapport Duport/Cotis”. cela fait bientôt un mois que Mr Cotis a reçu les représentants du personnel et toujours pas de point étape comme il l’avait suugerait le 4 septembre.Résultats des courses les agents de l’Insee et des ssm s’organisent et se mobilisent contre ce projet de délocalisation.
Aujourd’hui une délégation d’agents de l’insee s’est invitée au point presse de la traditionnelle présentation de la note de conjoncture insee et a mise à profit cette intrusion pour alerter de nouveaux les journalistes sur les réelles conséquences du projet en insistant sur la légèreté avec laquelle ce projet avait été soumis.
Pendant ce temps dehors un rassemblement regroupait à la fois une partie des agents de la DG, des représentants de nombreux SSM (services statistiques ministériels), des agents du site voisin de MK2 et des agents de la DR Ile-de-France.
Une marche a ensuite été organisée du site de malakoff à la mairie de la commune. Sur le Parvis de la mairie, allez on va faire une moyenne des chiffres police et des chiffres organisateurs environ 600 personnes se sont retrouvées pour écouter la maire de Malakoff et le maire de Clamart. Ils ont de concert admis que ce projet était irréfléchi et nuirait grandement à la fois à la qualité de la statistique publique mais aussi à l’économie locale. Il est normal que des élus se préoccuppent de l’équilibre économique de leur région.
Mais rappelons tout de même que les DR sont aussi concernées et pour certaines déjà en déçà du seuil dit de viabilité,leur avenir est menacé.Le representant du comité de défense de la statistique paris a bien insisté sur le fait que c’est ensemble que nous réussirons à faire comprendre aux responsables du projet que celui-ci est plus nuisible. Il ne s’agit pas d’opposer une région à une autre tout comme il ne s’agit pas de nier le problème messin.
C’est aux gouvernants à prendre la juste mesure de leurs décisions et non aux salariés ou fonctionnaires de se trouver démunis sans comprendre le sens des décisions.
Madame alliot-Marie a du revoir sa copie pour le fichier edwige,
qu’il en soit de même pour ce projet irraisonné.
October 2nd, 2008 a 7:45
Pour votre information , voici quelques évènements relatés par les grands quotidiens : liberation et l’express.
“Des manifestants protestant contre la délocalisation de certains services de l’Insee ont perturbé jeudi une conférence de presse de l’institut de statistique et organisé un rassemblement devant son siège.
Une délégation d’une vingtaine de personnes a envahi la salle où l’Insee présentait son dernier point de conjoncture pour dénoncer le projet de création d’un pôle national de statistique publique à Metz (Moselle), décidé par le gouvernement pendant l’été.
Une manifestation avait lieu au même moment devant le siège de l’organisme, porte de Vanves à Paris, et des rassemblements étaient prévus en régions où les services statistiques, notamment l’Insee, sont largement implantés.
Les manifestants ont distribué la copie d’une lettre du Premier ministre, François Fillon, à Jean-Philippe Cotis, directeur général de l’Insee, dans laquelle il explique que le président de la République souhaite délocaliser 1.500 emplois à Metz d’ici à la fin 2011 à la suite de la restructuration des forces armées qui entraîne la fermeture de casernes.
Réunis au sein d’un “comité de défense de la statistique publique”, les opposants au projet, venus de l’Insee ou des services statistiques ministériels, dénoncent “une décision précipitée qui menace l’efficacité et la qualité du service statistique public, indispensable au débat démocratique,” selon un tract distribué aux journalistes.
October 2nd, 2008 a 9:30
pour ceux qui le souhaitent, une pétition est en ligne
n’hésitez pas à faire suivre
http://www.sauvonslastatistiquepublique.org/
Merci
October 2nd, 2008 a 10:01
Vous avez raison d’avoir peur, à l’INSEE, c’est tous des communistes ; alors la couleur politique de Metz va changer. En plus, vu comment conduisent les parisiens, vous avez pas fini de vous arracher les cheveux dans la rue !
October 3rd, 2008 a 7:58
en voilà un commentaire construit qui relance le débat… et pour votre gouverne je suis un agent de l’insee et je ne suis pas communiste et je vous assure que je ne suis pas la seule intru dans cette grande maison qu’est l’INSEE .Je vous invite plutôt comme l’a fait philou 44 à aller signer la pétition qui est en ligne….. essayez plutôt de vous informer et de réfléchir un instant aux réels enjeux de notre action…..
L’INSEE n’est qu’un des maillon de la remise en cause de l’équilibre et l’efficacité de la fonction publique.
Je crois que certains n’ont pas bien compris que si la copie de cette délocalisation n’est pas revue, la porte sera alors ouverte pour le jeu de domino avec les dommages collatéraux inévitables.
Au début du débat certains évoquaient l’antagonisme insee/gouvernement….. Que pensez-vous aujourd’hui de la minimisation des chiffres négatifs de croissance sortis par l’insee hier. Alors sans faire de catastrophisme comme on dit,je vous laisse à vos réfléxions.
October 3rd, 2008 a 12:08
Bonjour Chan Paul,
Je suis extérieur à ce débat et je dois reconnaître que vous avez réussi à semer la discorde au sein des blogueurs de l’Insee avec des arguments qui laissent songeur mais en disent long sur votre idéologie.
Dîtes-nous cher Chan Paul, si vous êtes un Lorrain du crû ou si, par le plus grand des hasards, vous n’agiriez pas en service commandé pour le compte de celui qui a le plus grand intérêt à semer la zizanie : l’Etat-UMP ?