Economie & emploi

Skylander renaît avec la construction de 2 usines… à Toulouse

Le projet d’avion tout terrain Skylander, dont la maquette numérique du projet avait été élaborée sur l’ancienne base aérienne de l’OTAN à Chambley sous l’ère de Jean-Pierre Masseret, semble finalement vouloir connaître une épilogue heureuse, mais pas en Lorraine.

En effet, selon un article du Parisien, le groupe chinois Tianjiiao a officialisé le rachat du projet au très controversé entrepreneur Serge Bitboul le 22 juin 2018, et indiqué qu’il allait construire 4 usines de production pour l’avion Skylander, dont 2 en France, dans la région de Toulouse.

skylander

150 millions d’euros seraient ainsi investis sur 4 ans par l’investisseur chinois, et 150 emplois créés bien loin de Chambley, qui connût à l’époque de la conception de Skylander, jusqu’à 170 emplois sur place.

En 2013 déjà, deux groupes chinois avaient marqué leur intérêt pour Skylander, mais sans donner aucune suite au final.

Le Parisien a pu interviewer Serge Bitboul, et dans son article, le quotidien écrit :

Serge Bitboul a été consulté par les acheteurs chinois.

« Ils ont reconnu la qualité du travail réalisé par mes ingénieurs, c’est un bon avion, ils veulent en produire 6 000 rien que pour le marché chinois »

insiste le chef d’entreprise qui tient sa revanche sur le scepticisme, voire la défiance, qui entourait son projet à l’époque.

Voilà pour l’entrepreneur désormais reconverti.

Jean-Pierre Masseret, lui aussi interrogé, ne peut que déplorer les épisodes rocambolesques de l’histoire Skylander et de ses emplois, pour lesquels il a pris un risque et aura vu l’Etat se désengager, mais dont ni lui, ni la région ne vont en retirer les fruits bien au contraire (la région aura perdu près de 17 millions d’euros dans l’affaire, dont une partie d’investissements qui sont toutefois aujourd’hui exploités).

Toulouse et le poids d’Airbus dans sa région  en auront fait un meilleur point d’atterrissage. Au vu de ses antécédents lorrains, on imagine de toutes façons mal que l’investisseur chinois ait pu souhaiter relancer le projet sur les terres qui l’ont vu agoniser.

Entre temps, la base aérienne de Chambley a fort heureusement accueilli d’autres projets.

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