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A Metz, la manif contre le racisme a dégénéré (photos + vidéo)

Metz a connu ce samedi 06 juin 2020 un après-midi plus mouvementé que prévu. Le rassemblement, non-autorisé et né sur les réseaux sociaux, était initialement en lien avec les protestations contre le racisme. Un mouvement néanmoins sensé être pacifiste, ravivé suite au décès de Georges Floyd aux Etats-Unis, mort sous la pression du genou d’un policier américain sur le cou pendant près de 9 minutes. Résumé en vidéo au bas de cet article.

La place de la République a ainsi vu converger quelques centaines de personnes aux profils très différents. Jeunes (en majorité) et moins jeunes de toutes couleurs de peau, mais aussi gilets jaunes et groupes protestataires de tous poils. Les forces de l’ordre avaient choisi de rester à distance pour éviter de provoquer des tensions.

Calme et pacifique à l’origine, la situation s’est ensuite dégradée

Si le rassemblement avait commencé calmement et dans un esprit plutôt “bon-enfant”, les messages scandés initialement pour protester contre la discrimination ont très vite été rejoints par d’autres contestations. Du côté de la lutte contre le racisme “justice pour Adama” (Adama Traoré) ont tenté tant bien que mal de se faire entendre au milieu d’autres, portées par des groupes aux objectifs visiblement bien différents venus noyauter la manifestation, et qu’ils finiront par réussir à faire dégénérer.

Sous l’impulsion d’une poignée de personnes visiblement expérimentées, le rassemblement s’est transformé en une marche qui emprunta la rue Serpenoise, passa par la place St Louis avant de remonter par la Fournirue en direction de la préfecture, lieu d’un premier face à face avec les forces de la gendarmerie. Malgré les tentatives de jets d’objets de quelques-uns, a priori gérés par des membres de la communauté noire soucieuse de ne pas envenimer la situation. La situation aurait pu s’arrêter là, après une grosse heure et sans heurts, mais certaines personnes en ont décidé autrement.

Un groupe consistant de manifestants a décidé de prendre la direction du palais de justice. Rejoints par une poignée de jeunes protestataires décidés coûte que coûte à faire dégénérer la situation, le mouvement a changé de nature. Tout d’abord par la tentative d’incendie sur la porte du tribunal de Metz, avant d’y réaliser une courte incursion provoquant l’intervention des forces de Police venues s’interposer.

Il n’en fallait pas plus pour que les échanges, dans la plus grande confusion parfois, s’enveniment, alors que les personnes restées dans le défilé avaient été rejointes par une foule hétéroclite, parmi laquelle on retrouvait beaucoup de jeunes adolescents galvanisés par les invectives de leurs aînés, des personnes sous l’emprise de l’alcool, des gilets jaunes, des anticapitalistes, des anarchistes…

Alors qu’elles se bornaient à protéger la palais de justice dans un long face à face stérile, les premiers jets de pierres, de pavés et de bouteilles en verres sur les forces de l’ordre ont ensuite nécessité une intervention, bornée au jet de lacrymogènes, et à quelques incursions dans la foule pour aller récupérer les auteurs des exactions.

Police et gendarmerie tenaient visiblement à éviter toute “bavure”, alors même que les protestataires n’étaient pas organisés. D’avis d’observateurs avertis, les interventions et tentatives de dialogue des forces de l’ordre évoquaient la volonté de gérer la situation “en douceur”, ce qui fit qu’elle dura jusqu’à 20h environ, alors que le périmètre d’intervention nécessitât de couvrir l’esplanade et l’Arsenal, avant de revenir sur la place de la République et de finir à l’entrée de la rue Serpenoise.

Les forces de l’ordre, parmi lesquelles on décomptait 3 blessés en fin d’après-midi, ont interpellé une douzaine de personnes, identifiées comme ayant jeté des pavés ou initié des dégradations. Le procureur a également été blessé suite à un jet de projectile.

Le résumé en vidéo

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6 commentaires

  1. C’est honteux que certains excités souhaitent causer du mal aux forces de police et aux édifices publics de la ville avec pour seul motif la colère, la haine et le rejet des valeurs et des richesses de notre société, parfois même la jalousie guide leurs comportements. Par pitié que les dégradations sur les édifices cessent, la ville n’y est pour rien dans tout ça. Les incivilités n’ont pas lieu d’être quand on manifeste pour l’égalité.

  2. On est chez nous, c’est notre pays nous les français, eux ils ont le droit de détruire notre pays, de manifester, d’avoir des privilèges qu’on a pas, les logement sociaux les privilégiés, qu’ils retournent dans leur pays ici c’est la France.

  3. Quelle bande de petits cons qui ne connaissent rien de la vraie vie. J’espère qu’un jour ils seront sauvés par la police et qu’ils auront les couilles d’avouer qu’heureusement ils étaient là. Honte à vous petits merdeux vous avez pas autres choses à revendiquer

  4. Quelle bande de petits cons qui ne connaissent rien de la vraie vie. J’espère qu’un jour ils seront sauvés par la police et qu’ils auront les couilles d’avouer qu’heureusement ils étaient là. Honte à vous petits merdeux vous avez pas autres choses à revendiquer

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