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A Metz, le rassemblement des gilets jaunes dégénère

La manifestation des gilets jaunes a dégénéré en violences et en dégradations à Metz ce 9 février 2019.

Le rassemblement des gilets jaunes, désigné sous le nom d’Acte XIII ce 9 février 2019, a totalement dégénéré à Metz. Le ras-le-bol vis-à-vis du mouvement commence à se faire entendre.

Combats contre les forces de l’ordre, pavés décélés dans les rues, lancers de projectiles, dégradations diverses de mobilier urbain, de façades, de vitrines et de matériel de commerces, incendies, blessés… la journée s’est très mal terminée.

Les (vrais) gilets jaunes veulent-ils vraiment la révolution ?

Noyauté par des centaines d’individus poursuivant probablement un tout autre objectif, le mouvement des gilets jaunes n’arrive plus à se détacher de ses participants extrémistes ayant la violence pour seul mode d’expression, et éreinte les personnes souhaitant faire entendre un message, revendicatif certes, mais ni violent, ni pseudo-révolutionnaire.

La ville de Metz, comme d’autres en France, a ainsi été une nouvelle fois le théâtre d’une bataille rangée entre casseurs et forces de l’ordre. Une minorité de manifestants fait ainsi tout son possible pour accaparer l’attention en faisant un maximum de dégâts sous les objectifs des caméras, des appareils photos et des téléphones mobiles.

Leur objectif semble être uniquement de maintenir la sensation d’une insurrection civile, alors même que le mouvement continue de s’essouffler (51 400 manifestants ce 9 février dans toute la France, en baisse par rapport à la semaine précédente).

L’intérêt des individus violents, leur provenance et leur attachement à des mouvements politiques d’ultra-gauche et d’ultra-droite, interroge, alors que les partis extrémistes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen soutiennent le mouvement dans leur propre intérêt, rejoints par différents populistes.

Un défilé débuté dans le calme

Le rassemblement, prévu à partir de 14h sur la place de la République, avait réuni 1 850 gilets jaunes et avait pourtant débuté pacifiquement, prenant la forme d’une marche dans les rues principales de la ville, en direction de la préfecture de la Moselle et du commissariat de police.

Pendant près de 2 heures, les manifestants ont ainsi défilé, faisant savoir leurs divers mécontentements par rapport au gouvernement.

Violences et dégradations au menu

C’est à partir de 16h que la situation s’est considérablement dégradée.

Un peu moins de la moitié des manifestants, soit tout de même près de 800 personnes (selon les chiffres de la préfecture) sont alors revenues au contact des forces de l’ordre.

Des individus cagoulés et casqués, venant visiblement uniquement pour en découdre, ont commencé à lancer des projectiles, des pétards et des pavés décélés sur les forces de l’ordre, déclenchant l’intervention de ces dernières.

Dispersés notamment à coup de grenades lacrymogènes entre la place d’armes et la préfecture, un groupe de 200 personnes environ (toujours selon la préfecture) a toutefois ensuite maintenu la tension dans les rues de la ville.

Selon la préfecture, 4 gendarmes mobiles et 2 manifestants ont été légèrement blessés au cours de la manifestation. 5 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

Une forme de terrorisme ?

Allumant 4 incendies de poubelles dans la rue, dégradant la vitrine d’un établissement bancaire, la terrasse d’un restaurant place de chambre ou encore un distributeur automatique de billets, les casseurs savaient visiblement très bien comment faire un maximum de dégâts, et comment faire régner la terreur sur place.

Parmi les spectateurs, médusés, du pitoyable spectacle de ces exactions, le mot a de maintes fois été utilisé dans les conversations : « terrorisme ».

Si l’on excepte le fait de viser des civils (si l’on part du principe que les forces de l’ordre ne sont pas considérés comme des civils), le mouvement ultra-violent, qui fait désormais partie prenante de celui des gilets jaunes à leur corps défendant, constitue au moins dans l’inconscient collectif, si l’on en croit ces témoignages, une forme de terrorisme, se plaçant derrière la désobéissance forcée par la situation pour justifier ses actes.

« Terrorisme », le terme est fort, mais sa définition, au moins partiellement, se rapporte aux scènes observées et aux moyens utilisés :


« L’utilisation ou la menace de grave violence pour promouvoir une cause politique, idéologique ou religieuse ».

Via des violences ou la menace de violences, un acte de terrorisme vise également un fort impact psychologique.

Conscient d’avoir été en partie entendus, certains gilets jaunes ont préféré reporter leur action dans les rassemblements du grand débat national.

Les autres doivent probablement se demander si cet embarrassant noyautage extrémiste ne vient pas totalement nuire à leurs propres intérêts.

Parmi les personnes observant la scène, cette phrase qui interroge :

C’est cousu de fil blanc, ils veulent nous dresser les uns contre les autres : les « pour », les « contre » et les gilets jaunes.

Nous ne devons surtout pas tomber dans leur piège, sans quoi la France et même l’Europe entière peut basculer dans le pire.

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2 commentaires

  1. Ceux qui cassent ne sont certainement ppas ceux qui travaillent ou des retraités, ou des personnes qui souhaitent être entendus dans le calme.
    Ces cons de casseurs ne comprennent même pas que casser ça va coûter cher à la collectivité c’est à dire ceux qui paient des impôts. Alors dans ces cas là il faut frapper un grand coup et leur mettre une bonne volée à ces abrutis. Il vont peut-être comprendre après.

  2. C’est plutôt la Police et les CRS qui doivent être accusé de Terrorisme vu le nombre de blessés qu’ils ont fait avec leurs LBD40 et puis leurs grenades de désencerclement, ils ont même terrorisé les secouristes en leurs envoyant du gaz lacrymogène C.S.

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