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La cloche de Mademoiselle de Turmel

Dans le cadre de notre série d’articles sur les contes et légendes de Lorraine, voici l’histoire de Mademoiselle de Turmel.

parchemin contes et légendes
A Metz, comme dans toutes les villes, les objets du quotidien prennent une grande place dans la vie des habitants. Le lavoir, le four à pain, le calvaire font partie du paysage. Mais certains objets sont plus mystérieux que d’autres : les cloches de l’église, par exemple. Ce sont des monstres invisibles et pourtant gigantesques.

On sait qu’ils sont là, mais on ne les voit pas. Pourtant, chaque soir, ils nous rappellent leur présence en sonnant l’angélus ou le couvre-feu.

Dans la tour de la Mutte, dans la cathédrale de Metz, se trouvent trois cloches, dont les histoires sont bien connues. Pourtant, l’une d’entre elles, la cloche qu’on appelle Mademoiselle de Turmel, fait l’objet d’une légende obscure, qui fait froid dans le dos…

La cathédrale de Metz

Au 19e siècle, le maire de Metz s’appelait Joseph de Turmel. Il avait une fille, Anne, qui était promise depuis plusieurs années à un riche et beau jeune homme : Jean Régnault.

On dit qu’un soir, Jean Régnault devait rendre visite à sa belle. Elle l’attendait paisiblement au coin du feu, en tournant sa bague de fiançailles autour de son doigt.

Mais alors que le temps passait, que la servante somnolait dans un fauteuil, que le feu commençait à s’éteindre, Anne était de plus en plus inquiète.

Vers dix heures du soir, le feu était éteint, mais Anne continuait d’écouter les sons de la rue. C’est alors qu’elle aurait entendu un cri déchirant du côté du pont Saint-Georges.

Anne a veillé toute la nuit, mais son fiancé n’est jamais venu.

C’est le lendemain qu’on aurait découvert le corps d’un jeune homme flottant dans la Moselle. Quatre brigands l’auraient attaqué et précipité dans la rivière.

En souvenir du jeune homme et pour éviter les attaques nocturnes, Joseph de Turmel a décidé de faire fondre une cloche qui annoncerait un couvre-feu, fixé à dix heures du soir.

On dit que Mademoiselle de Turmel aurait jeté sa bague de fiançailles dans le bronze liquide de la cloche, en souvenir de son amoureux défunt.

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