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Metz Métropole : les horaires de bus disponibles en temps réel

Temps réel : l’application et le site internet Le Met’ permettent désormais de connaître, à la minute près, l’heure d’arrivée des deux prochains bus, et ce pour chacun des arrêts du réseau.

Si les horaires prévisionnels restent affichés sur chaque arrêt ne disposant pas d’un afficheur numérique (comme les arrêts Mettis par exemple), les personnes disposant d’un smartphone ont désormais la possibilité de savoir instantanément le moment où leur bus arrivera à « son » arrêt, ainsi que le suivant.

Gain de temps si l’on est à la minute près, mais aussi gain en praticité.

Il est en effet devenu inutile de connaître les horaires par cœur, en semaine ou le week-end. En un coup d’œil, on sait, et ce même si le parcours a du être temporairement dévié ou modifié.

Faciliter l’accès aux horaires pour doper l’utilisation du bus

Alors que certains trajets sont déjà pris d’assaut, et que des solutions sont à l’étude pour améliorer le service aux heures de pointe, l’objectif des TAMM (Transports de l’Agglomération de Metz Métropole) est d’augmenter encore la fréquentation des transports en commun dans l’agglo.

Quitte à avoir « des problèmes de riche », à savoir un réseau tellement utilisé qu’une augmentation du nombre de bus en rotation doit être envisagée.

En plus du temps réel dans l’application et sur le site internet, Le Met’ propose également à toutes les entités le souhaitant (entreprises, commerces, bâtiments publics etc..) de les contacter pour afficher les horaires d’arrivée en temps réel des prochains bus à proximité sur un simple écran dans ou devant leurs locaux. Le dispositif est gratuit, et ne nécessite que de connecter un écran à un ordinateur lui-même connecté à internet.

Plus on aura l’occasion de voir les horaires, et donc l’offre de transport en commun, plus on pensera à y recourir.

Enfin, chaque arrêt est équipé d’un QR code qu’il suffit de flasher pour connaître l’heure d’arrivée du prochain bus.

L’accès à l’information en temps réel partout est au coeur de cette stratégie :

en supprimant autant que possible la contrainte liée à l’approximation ou à la méconnaissance des horaires, on rend le bus facile, et le recours plus régulier.

Au terme, plus d’utilisateurs, et la création d’un « réflexe bus » auprès d’une nouvelle sorte de clients, habitués à la voiture pour de simples trajets aller/retour réguliers et relativement identiques en termes d’horaires.

Les automobilistes faisant face de leur côté à des contraintes grandissantes en matière de temps d’accès et de stationnement (surtout au centre ville et dans le secteur gare / amphithéâtre) du fait de la politique de la ville, choisiront toujours la solution la plus rapide pour leurs trajets quotidiens.

Un effet de tenaille qui tente de faire changer les comportements des « habitués de la bagnole », et à en convertir un maximum aux transports en commun et/ou aux transports doux. Sans la pression, point de conversion.

Les arguments en faveur des transports en commun

Le temps réel, encore une compression du temps pourrait-on dire. A quoi bon courir après le temps, toujours à la minute près ? Ne peut-on pas simplement arriver à son arrêt en avance, et attendre patiemment celui-ci sans stresser ?

La question est légitime, mais en agissant sur la hausse de la fréquentation du réseau héritée de la praticité évoquée plus haut, le temps réel alimente lui aussi les bénéfices attendus de l’utilisation des transports en commun.

Ils sont multiples, mais on peut citer les plus importants. Environnementaux tout d’abord car un bus remplace 50 à 100 véhicules selon sa taille, mais ne pollue pas autant que les véhicules individuels réunis. Qualité de vie des usagers ensuite, les trajets en voiture quotidiens sont parfois des plus stressants et l’on ne peut pas admirer paysages et bâtiments. Le coût également, si l’on compare le prix d’un ticket de bus avec celui du couple essence+parking d’une voiture.

A ceci il faut enfin ajouter que plus les trajets répétitifs et quotidiens seront réalisés en bus, plus les trajets ne pouvant être fait en bus récupéreront de la fluidité dans le trafic. Car c’est la que le bas blesse : dans certains cas, le recours à sa voiture est jugé indispensable…

En résumé, plus celles et ceux qui le peuvent (ou pour qui cela est plus intéressant) utiliseront les transports en commun, plus celles et ceux qui n’ont pas le choix auront un trafic fluide et des places de stationnement disponibles pour leurs voitures.

Avec le temps réel, Le Met’ propose d’améliorer l’expérience des clients pour leur faire tester et préférer le bus, en affirmant haut et fort que « l’essayer, c’est l’adopter ».

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