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A découvrir au Jardin botanique de Metz : des espèces venues des tropiques et d’ailleurs

Véritable île aux trésors végétale, le jardin botanique de Metz s’est dévoilée aux yeux du public ce mercredi après-midi, à l’occasion d’une visite guidée.

Une excursion pleine de surprises, durant laquelle petits et grands ont découvert des espèces surprenantes, parfois issues du fond des âges.

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Malgré le mauvais temps, une dizaine de curieux étaient de la partie ce mercredi après-midi.

S’il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors, ce mercredi après-midi à Metz, les plantes elles, étaient à la fête. Et à Metz, qui dit plantes pense forcément au jardin botanique. Un endroit unique en son genre s’étendant sur plus de 4 hectares, et qui fêtera ses 150 ans cette année.

« Le terrain a été acheté par la Ville de Metz à la baronne de l’Espée en 1865. Il s’agissait à la base d’une résidence d’été , construite en 1719. »

explique Véronique Lucas, historienne et conférencière à l’office de tourisme.

Le cyprès chauve, arbre respirant grâce à ses racines aériennes.
Le cyprès chauve, arbre respirant grâce à ses racines aériennes.

Passionnée par la botanique, la guide emmène alors la dizaine de courageux visiteurs présents au coeur du site, qui recèle quelques espèces de végétaux remarquables. Comme ce cèdre du Liban, espèce aujourd’hui menacée dont le plus vieux spécimen, datant de 2 700 ans, aurait servi à construire la barque de Khéops. Ou encore ces roses, dont l’espèce la plus ancienne date d’il y a 35 millions d’années.

« Elles étaient à l’époque surtout utilisées pour les produits de beauté ou la décoration. »

Plus étonnants, le frêne à bourrelet de greffe ou le cyprès chauve, nommé ainsi car il perd ses feuilles à la mauvaise saison. Un fait plutôt rare pour un conifère. Autre particularité de cette espèce, ses racines aériennes, appelées « pneumatophores », qui permettent à l’arbre de respirer.

Mais le clou de la balade restera sans doute le séquoia géant, arbre cumulant tous les superlatifs.

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Avec ses 40m de hauteur, le sequoia géant (au centre) est la plus grande espèce présente dans le jardin botanique.

« Le séquoia peut mesurer jusqu’à 100m de hauteur et vivre 3 500 ans. Aux Etats-Unis, il en existe un dont le tronc est tellement gros qu’une route a été construite en plein milieu ! »

raconte la guide.

Et si celui présent dans le parc ne mesure « que » 40 mètres, les plus jeunes ne peuvent cacher leur stupéfaction en le voyant.

La visite s’achève par un petit tour des serres, bâtiments conçus à l’occasion de l’exposition universelle de 1861. Ici, des cactus de toutes formes côtoient du jasmin, des bégonias ou des camélias, venus parfois de l’autre bout du monde. Une véritable forêt tropicale, où régne une chaleur étouffante.

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Une véritable forêt tropicale !
Des cactus par milliers !
Des cactus par milliers !

Mais les espèces les plus remarquables ne sont pas forcément celles qui plaisent le plus au public. La preuve avec Lou, 6 ans, venue visiter le jardin avec sa maman Valérie.

« J’ai beaucoup aimé les animaux et les cerisiers, parce que ça fait des cerises et c’est trop bon ! »

Encore quelques mois de patience et Lou sera vraiment comblée !

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