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Blida : 123 demandeurs d’asile relogés avant la venue de Valls

Le collectif mosellan de lutte contre la misère a été reçu à la Préfecture de Metz dans la journée du mercredi 12 février 2014, suite à la récente condamnation du Préfet de Région de Nacer Meddah, contraint de reloger les demandeurs d’asile de l’avenue de Blida.

Au 7 février 2014, ces demandeurs d’asile étaient 123. Aujourd’hui, ils ont tous été relogés.

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Un claquement de doigt

La rencontre, initialement prévue le 5 février 2014, a dû être reporté au 12. La raison de ce report est la venue du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, en Moselle le lundi 10 février dernier.

A cette occasion, la Préfecture a proposé à trois membres du collectif, dont son Président, Denis Maciazek, de se rendre sur place afin de rencontrer un conseiller du Ministre.

C’est lui qui a annoncé la nouvelle : les 123 demandeurs d’asile de l’avenue de Blida ont tous été relogés rue Périgot à Metz, dans un bâtiment désaffecté appartenant à la direction départementale de l’équipement, et donc à l’Etat.

La venue de Manuel Valls serait-elle anodine quant à l’accélération du processus de relogement ?


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La rencontre

Le rendez-vous en Préfecture a donc finalement eu lieu le 12 février 2014.

Ce n’est pas le Préfet lui-même que le collectif mosellan de lutte contre la misère a rencontré ce mercredi, mais son secrétaire général Olivier Du Cray.

Étaient également présents Mme. Léoni, la responsable du pôle « asile » de la Préfecture, son adjointe, deux employés de Pôle Emploi et un employé de la CAF.

La rencontre s’est déroulée en deux temps : le premier a été l’occasion de s’assurer d’avoir une garantie de la part de la Préfecture, celle que toute personne vivant dans la rue, française ou étrangère, devait être relogée le plus rapidement possible.

Le collectif mosellan de lutte contre la misère a pu rappeler sa proposition en cas de saturation du dispositif d’hébergement d’urgence : l’ouverture temporaire de bâtiments vides appartenant soit aux communes, soit aux bailleurs sociaux, soit à l’état.

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La réponse est toujours la même : la Préfecture craint un « appel d’air » des demandeurs d’asile et n’est donc pas disposée à utiliser systématiquement cette solution, même si ça a été le cas pour les 123 personnes relogées récemment.

D’après le Président de l’association, Denis Maciazek, une chose est sûre : le collectif n’hésitera pas à refaire pression sur la Préfecture dans le cas où d’autres personnes tarderaient à être relogées, notamment en passant une fois de plus par la justice.

La seconde partie de la rencontre avait pour objectif de faire le point sur la situation des personnes ayant déjà été relogées.

Il s’agissait de faire un suivi, notamment avec les fonctionnaires de Pôle Emploi et de la CAF, sur les difficultés rencontrées par ces personnes, notamment celles de la langue, et sur les solutions envisageables.

Pour l’instant, les bénévoles du collectif mosellan de lutte contre la misère assurent au mieux ce suivi.

Les enfants sont scolarisés, la plupart des personnes sont inscrites à Pôle Emploi et d’autres ont même trouvé un travail.

Le collectif mosellan de lutte contre la misère a été reçu le mercredi 12 février à la Préfecture de Région.

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3 commentaires

  1. Les pauvres p’tits chéris, ils débarquent en France, ils ont tout ce qu’il faut et même un travail!!! Moi qui suis au chômage depuis le début de l’année et française de souche, je ne trouve rien!!!!!Et je suis plus qualifiée qu’eux!
    C’est révoltant, les français sont vraiment pris pour de la m….!!!!!!!
    Virez les socialos!!!

    1. tout à fait d’accord ,les dépenses occasionnées devraient être facturées aux pays d’origines avec majoration pour frais de dossier ,dommages occasionnés, retour au pays etc…
      Bonne chance pour votre recherche d’emploi.

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