Le grand rassemblement des gens du voyage aura lieu à Grostenquin… en 2017

Près de 30 000 gens du voyage sont attendus à Grostenquin du 27 août au 3 septembre 2017. Cette décision de rassemblement sur l’ancienne base aérienne fait polémique depuis plusieurs mois déjà et a crée des tensions entre l’Etat et les élus locaux, se plaignant de nuisances et de dégradations systématiques.

Mercredi 2 août 2017, environ 500 personnes étaient présentes devant la préfecture de la Moselle à Metz afin de protester contre ce rassemblement.

Ce même jour, les élus ont été reçus par l’autorité préfectorale, qui leur a confirmé le rassemblement de la mission évangélique des Tziganes de France « Vie et Lumière » comme prévu à partir du 27 août. Dans un même temps, l’Etat s’est engagé à ne plus retenir à l’avenir le site de Grostenquin pour l’organisation de tels rassemblements.

Photo : libre de droits

Dans un communiqué de presse, la préfecture de Moselle annonce que :

« Pour ce rassemblement de près de 25 000 personnes, les moyens nécessaires seront mobilisés pour garantir le bon déroulement : des renforts mobiles nationaux et des renforts des autres départements de la zone de défense et de sécurité Est seront mis à disposition, ainsi qu’une escouade de la Garde républicaine ».

L’Etat s’engage également à signer un protocole d’accord avec la mission évangélique des tziganes de France « Vie et Lumière » dans les jours qui viennent, pour préciser les responsabilités, les engagements des deux parties et les modalités financières, qui intègrent, cette année, un protocole d’indemnisation renforcé pour les dégâts constatés sur la base ou dans les terrains agricoles, situés dans un périmètre défini, durant le rassemblement.

Un plan de circulation est mis en place afin de réduire les nuisances dans un périmètre de 10 kilomètres autour de la base, concernant 37 communes mosellanes, interdisant la circulation et le stationnement de caravanes du 1er août au 22 août 2017 inclus.

L’Etat s’engage à protéger les zones « Natura 2000 », par des barrièrages et signalées par des panneaux spécifiques afin de prévenir les risques de braconnage et de dégradation du milieu naturel, un plan de contrôle a été mis en place par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), l’Agence Française de Biodiversité (AFB), l’Office National des Forêts (ONF) et la Direction Départementale des Territoires (DDT), en lien avec la gendarmerie et l’association.

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