Grippe aviaire : la Moselle passe en risque « élevé »

L’ensemble du territoire a été placé en risque « élevé » concernant la grippe aviaire.

Dans le département de la Moselle, 257 communes sont concernées car celles-ci sont situées en zones humides.

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A la suite de la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt a décidé

« de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau « élevé » sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus ».

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre 2016, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ».

Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’ »élevé » sur l’ensemble du territoire.

En Moselle, un courrier a été adressé dans un premier temps par la préfecture à l’attention des maires des 257 communes concernées et situées en zones humides, afin d’informer les détenteurs d’élevages de volailles non-commerciaux des mesures à mettre en œuvre dans ces élevages.

Suite à l’évolution du niveau de risque, un second courrier, accompagné du document « renforcement des mesures de sécurité pour lutter contre l’influenza aviaire dans les basses cours », a été transmis par la préfecture à l’ensemble des maires de Moselle, afin de rappeler l’ensemble des obligations aux détenteurs concernés.

Par ailleurs, les services de l’État ont pris contact avec l’ensemble des éleveurs professionnels afin de les informer des mesures spécifiques qu’ils doivent mettre en place.

La mise en œuvre de ces mesures est essentielle pour limiter la propagation de ce virus sur le territoire et protéger les élevages contre le risque qu’il représente.

Pour rappel :

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national, à savoir :

  • l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
  • l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages
  • l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

Source : communiqué de presse de la Préfecture de Moselle

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