Moselle Open : c’est fini, si l’ATP valide

2016 aura donc été la dernière année du tournoi de tennis ATP 250 Moselle Open basé à Metz.

La date du tournoi, qui s’était posé en Lorraine en 2003, a été vendue à Taïwan.

[EDIT 10/10/16 – 14h30] Par communiqué, la direction du tournoi a souhaité temporiser cette information en précisant que :

« suite à un rappel de l’ATP, rien n’est définitif concernant l’annonce de la vente du tournoi Moselle Open ATP 250.

La décision définitive appartient à l’ATP qui validera ou pas ce transfert dans une autre ville que Metz. La prochaine cession de l’ATP est prévue mi-novembre pendant le Masters de Londres.

En attendant, l’Equipe du Moselle Open continue à travailler sur les différents débriefings et sur les bilans financiers, partenaires, média… »

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Cela faisait plusieurs années que les organisateurs tiraient la sonnette d’alarme, et l’information a été confirmée pendant le week-end : les actionnaires du Moselle Open ont accepté l’offre de rachat faite par un homme d’affaire asiatique. Ce n’était pas la seule en lice.

Pourquoi ?

La concurrence est rude entre les 60 tournois ATP mondiaux, et si Moselle Open tirait bien son épingle du jeu, cela nécessitait pas mal d’imagination. Car dans le même temps, les organisateurs avaient des difficultés à franchir deux caps essentiels : garder de l’avance sur les autres tournois pour attirer des têtes d’affiche, et dégager un bénéfice.

Ces deux facteurs étaient liés au même éléments clés : le financement. Financement de l’organisation générale, et financement des primes payées aux joueurs en fonction de leurs résultats, un point problématique alors qu’une surenchère galopante se développe entre les différents tournois.

Un écart, actuel, de 1 million d’euros par rapport à ce qu’il fallait atteindre comme budget pour espérer conserver le tournoi sans le voir perdre à tout jamais des têtes d’affiche, et donc de la valeur.

Du sport, et du business

Face plus cachée du grand public, le Moselle Open était également un temps fort de la vie professionnelle, en marge de l’aspect sportif. Premier grand rendez-vous de la rentrée, il était l’occasion de renouer des contacts, de rencontrer de nouveaux visages, et de faire du business.

Le village VIP constituait aussi une importante source budgétaire permettant l’organisation du tournoi. Un vrai problème pour ceux que les mots « argent » et « business » font vomir, mais un levier important sans lequel l’organisation du tournoi sportif n’aurait jamais eu lieu à Metz.

Trop à l’étroit aux Arènes, et donc en ayant atteint la limite, mais trop cher à organiser à Metz Expo, les organisateurs ne pouvaient que faire appel aux collectivités pour les accompagner. Mais l’effort était très conséquent, les budgets contraints, et l’écart très important : le Conseil Départemental fournissait déjà un effort considérable, la région a travaillé à budget constant pour 2016, sans s’engager sur une période plus longue, et la ville de Metz avait conservé sa participation logistique, mais retiré sa participation financière par choix politique.

Perte de visibilité

A l’heure où l’attractivité est le maître mot, voici un nouveau secteur où Metz se retrouve rayée de la carte, la France perdant quant à elle l’un de ses 6 tournois de tennis ATP.

Certains pleureront la perte d’un tournoi sportif et d’un rendez-vous pour les pro, d’autres trouveront source de satisfaction à la récupération de budgets au sein des collectivités. Quelle que soit la focale de vision utilisée, courte, moyenne, ou longue, qu’une solution ait existé ou non, l’annonce de la fin du Moselle Open à Metz ne peut pas être une bonne nouvelle, même s’il semble bien qu’à terme ce départ semblait inéluctable.

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