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Expo à Metz « Grandeurs figées » : des messins qui ont marqué l’histoire

Le Musée de la Cour d’Or de Metz consacre une « exposition-dossier » à des figures messines du 18 juin au 30 décembre 2014. « Grandeurs figées » est un hommage à des hommes et femmes illustres qui ont façonné la cité messine.

copyright : Musée de La Cour d’Or-Metz Métropole/L.Kieffer
copyright : Musée de La Cour d’Or-Metz Métropole/L.Kieffer

À travers une galerie de portraits sculptés, cette « exposition-dossier » permet de découvrir quelques personnages illustres qui ont contribué à la renommée de Metz : depuis Fabert, fait maréchal de France sous Louis XIV jusqu’à François de Curel, auteur dramatique élu à l’Académie française en 1918.

Qu’ils soient militaires, artistes ou scientifiques, la postérité les a portés au pinacle ou laissés dans l’oubli. À ces bustes Messins, exhumés des fonds du Musée, s’ajoutent des noms plus exotiques comme Vitellius et Caracalla, deux empereurs romains au caractère bien trempé, ainsi qu’un marbre colossal d’un pseudo-Alexandre.

Si l’on veut connaître l’origine de ce projet ambitieux, il faut remonter à l’année 2007. Cependant, c’est en 2012 que certains bustes passent par la case restauration et que les oeuvres trop endommagées sont écartées.

« Grandeurs figées », est une exposition conçue comme un voyage initiatique pour que le visiteur traverse plusieurs époques et puisse capter l’essence même de l’une des formes artistiques la plus grandiose : la sculpture sur marbre. Et ce à travers le buste de figures illustres de Metz.

Au programme, un tour d’horizon de personnages messins qui ne sont pas passés inaperçus et ont traversé les âges.

Grandeurs messines

Abraham Fabert

Fabert-140

« Né à Metz le 11 octobre 1599, il semble destiné à reprendre la charge d’imprimeur que son père détenait jusqu’alors, mais le sort en décide autrement. Marqué par la visite d’Henri IV au château de Moulins, dont son père était l’occupant, il manifeste très tôt son intention de servir le roi de France en optant pour une carrière militaire »

 

 

 

 

 

Jean-François Pilâtre de Rozier

Pilatre-140« Né à Metz le 30 mars 1754, il est le fils de Mathurin et de Marie Louise Willmard. Ainé d’une fratrie de quatre enfants, Jean-François étudie au Collège Saint Louis où il se montre dissipé bien qu’intéressé par l’herboristerie et la chirurgie. En 1773, il part tenter sa chance à Paris. Protégé par Thirion, l’un des apothicaires de Louis XVI, il rencontre un médecin qui lui ouvre son cabinet de physique. À la mort de ce dernier, sa veuve lui achète une charge auprès de la Comtesse de Provence. Très vite ses connaissances dans les domaines de la chimie et de la physique assurent au jeune Pilâtre une grande notoriété. Il ouvre son premier cabinet qui devient un Musée autorisé par le Roi. »

 

 

Jean-Baptiste Bouchotte

Bouchotte-140« Né le 25 décembre 1754 à Metz, il est le fils de Jean-Didier Bouchotte, trésorier de l’extraordinaire des guerres et de Marie-Lucie Georgy. Très tôt, il montre des prédispositions pour les choses de la guerre et entre, à l’âge de 19 ans, au régiment allemand d’infanterie de Royal-Nassau sous le nom de Bucholz. Il passe ensuite par le régiment de cavalerie de Royal-Cravates (ou Croates) puis, par le 2e régiment de chevau-légers, avant d’être promu le 1er février 1785 capitaine de remplacement au régiment de hussards d’Esterhazy. Pendant les troubles révolutionnaires de 1789, il montre un grand attachement aux principes de liberté et sera un farouche défenseur de la nation lors des conflits de 1792 qui oppose la France à l’Autriche. »

 

 

 

Tastu-140Parmi ces hommes de renom, une femme, Sabine Voiart

Sabine Voïart

« Née le 31 août 1795 à Metz,  elle est la fille de Jacques-Philippe Voïart, ancien administrateur des vivres à l’armée de Sambre-et-Meuse et de Jeanne-Amable Bouchotte, soeur du ministre J.-B.-N. Bouchotte. Elle reçoit une éducation nourrie de littérature classique et ouverte aux langues anglaises et allemandes. Quelques années après la mort de sa mère, c’est la seconde épouse de son père, Elise Voïard, femme de Lettres de Nancy qui favorisera l’épanouissement de son talent et l’introduira dans le monde de la littérature et des salons. »

 

 

 

Ambroise Thomas

Thomas-140« Né le 5 août 1811, il décroche le Premier Grand Prix de Rome à l’âge de 21 ans, il côtoie à la Villa Médicis, Berlioz et Chopin – dont il interprétait les oeuvres au Palais Farnèse – et se lie d’amitié avec des peintres célèbres comme Dominique Ingres, violoniste amateur qu’il accompagne au piano (son « piano d’Ingres ? »). Aujourd’hui, on peut affirmer sans ambages que Thomas occupe une place dominante dans l’histoire de la musique française du XIXe siècle dont il fut le grand défenseur, tout comme il défendit les valeurs morales et patriotiques de la France »

 

 

 

Maurice du Coëtlosquet

Coetlosquet-140« Né à Metz le 1er avril 1836, il est petit-fils d’un Maréchal des camps et armées du Roy originaire de Bretagne et fils d’Anne Caroline de Wendel dont la famille possédait les forges d’Hayange. Sa mère, morte peu après sa naissance, lui avait légué une immense fortune qu’il consacra en partie aux oeuvres de charité de sa ville natale. Considéré comme l’un des grands messin de son temps, il a laissé l’image d’un homme discret et dévoué. Durant les conflits de 1870, c’est comme ambulancier brancardier qu’il découvre la rudesse des combats. Par la suite, alors que Metz est désormais allemande, c’est en véritable patriote qu’il marquera son attachement à la Lorraine française. »

 

 

 

François de Curel

Curel-140« Par son lignage, la figure de François de Curel est tout à fait particulière dans le paysage littéraire français. Comme l’écrivait en son temps Ernest Pronier, il a été marqué par une « hérédité à la fois féodale et industrielle » qu’il évoquera plus tard dans une pièce en cinq actes intitulée le Repas du Lion (1897). Né à Metz le 10 juin 1854, il descend par son père – le vicomte Albert de Curel – d’une haute lignée seigneuriale. Un coup du sort l’éloigne de son projet initial et accélère son entrée en littérature. Son premier roman, l’« Été des fruits secs » passe pratiquement inaperçu, mais le style du dramaturge est déjà prégnant : goût de l’analyse subtile des sentiments, discussions passionnées, amertume et pessimisme qui donneront aux futures pièces, écrites par l’auteur, une force émotionnelle considérable ».

Retrouvez cet évènement dans l’agenda de Tout-Metz ici.

L’exposition « Grandeurs figées » vous sert un morceau de l’Histoire messine, tout en marbre, du 18 juin au 30 décembre 2014, au Musée de la Cour d’Or.

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