Patrick Weiten renonce à son mandat de premier Vice-Président de la région Grand Est

Le décès d’Anne Grommerch, députée-maire de Thionville survenu brutalement le 14 avril dernier a eu un effet direct sur les mandats de Patrick Weiten.

En effet, étant suppléant de la députée du Nord-Moselle (9ème circonscription), la mécanique institutionnelle s’est mise en place et l’Assemblée nationale lui a affecté le siège malheureusement vacant.

Or, Patrick Weiten détenant déjà deux mandats exécutifs, celui de Présidence du Conseil Départemental de la Moselle et de premier vice-président de la région Grand Est, il tombait automatiquement sous le coup de la loi de non-cumul des mandats en vigueur.

Il fallait donc choisir, et c’est ce que Patrick Weiten a fait, en démissionnant de son mandat de conseiller régional, tout juste obtenu il y a quelques mois à l’issue des élections régionales de 2015 dans le Grand Est.

Moment solennel pour Patrick Weiten qui vient d'annoncer son choix : il renonce à son mandat de 1er vice-président de la région Grand Est.
Moment solennel pour Patrick Weiten qui vient d’annoncer son choix : il renonce à son mandat de premier vice-président de la région Grand Est.

« Choisir c’est renoncer » comme le dit la formule, et si comme il le dit lui-même il aurait préféré honorer le mandat confié par les électeurs, une démission s’imposait au mosellan. Ayant d’emblée écarté la démission de la présidence du Conseil Départemental de la Moselle, le choix se portait entre les deux restants.

Souhaitant être fidèle à la parole donnée à Anne Grommerch au moment des élections ayant porté la thionvilloise à l’Assemblée nationale, et éviter « le tumulte de nouvelles élections dans le nord-mosellan », Patrick Weiten a fait une croix sur la région, dont il pourra toujours défendre les intérêts, mais à Paris cette fois.

Il détaille ce choix à notre micro :

Un choix compliqué, poussé par la brutalité du décès d’Anne Grommerch, et par une date butoir qui s’imposait à lui : le 15 mai prochain, la loi lui aurait automatiquement retiré son mandat au département s’il n’avait pas démissionné au préalable, une démission qui entrera en vigueur le 02 mai 2016.

D’ici là, Patrick Weiten aura déjà siégé une première fois à l’Assemblée nationale, ce sera le 26 avril, pour représenter la Moselle. Il aura également siégé une dernière fois à l’assemblée régionale lors de la première réunion plénière, qui devrait normalement entériner le choix du nom définitif de la région, et le fait que Metz héberge à l’avenir les séances plénières du Conseil régional.

Qui remplace qui ?

Patrick Weiten a indiqué avoir fait ce choix en concertation avec Philippe Richert, « son » président à la région, à qui il a transmis le souhait que la Moselle puisse être représentée de façon équivalente après son départ, pour respecter les équilibres établis.

Le Président de la région a quant lui confirmé cet échange par voie de communiqué de presse, sans pour autant garantir que cela serait effectué :

«La première vice-présidence de Patrick Weiten correspondait à la fois à la représentation de la Moselle, l’un des départements les plus peuplés de notre grande région, et à la volonté d’articulation entre la Région et les territoires.

« Indépendamment du départ de Patrick Weiten de la Région, il sera important de maintenir ces liens forts »

Si l’on tient compte de la parité, les deux noms des conseillers régionaux les plus probables pour succéder à Patrick Weiten seraient Thierry Hory (maire de Marly – 57), ou Jean-Luc Bohl (maire de Montigny les Metz et président de Metz Métropole), ce dernier ayant « l’avantage » d’être issu de la même formation politique que Patrick Weiten, l’UDI.

La région verra également l’arrivée d’un nouveau conseiller, en la personne d’André Boucher (maire de Boulay Moselle), ce qui aura pour effet de rééquilibrer la représentation de la Moselle Est au sein de l’assemblée régionale.

Patrick Weiten sera donc désormais tous les mardis et mercredis à Paris, pour siéger à l’Assemblée nationale. Dans un an, la nouvelle loi sur le non-cumul des mandats entrant en vigueur, obligera le mosellan à faire un nouveau choix : son mandat de député, où celui de Président du Conseil départemental.

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